Par Agra
Engrais : la situation au Moyen-Orient oblige Bruxelles à renforcer son futur plan d’action
«La situation au Moyen-Orient a changé la donne. Il va falloir voir à tous les niveaux ce qui peut être fait afin de réduire la facture liée aux engrais, notamment dans le cadre des futurs plans d’action sur les engrais et de la stratégie sur l’élevage», a convenu le Commissaire européen à l’agriculture Christophe Hansen, le 19 mars, à l’occasion d’un échange avec la Commission de l’agriculture du Parlement européen.
Le plan d’action sur les engrais, attendu dans les prochains mois, devrait proposer à la fois des mesures structurelles (substitution de produits, agriculture de précision…) et des dispositifs de court terme. Un dialogue stratégique sur le sujet se tiendra à la mi-avril. Christophe Hansen a déjà quelques idées en tête. «Il va falloir se pencher sur les obligations de la directive Nitrates et la directive-cadre sur l’eau, notamment dans les zones les moins sensibles aux nitrates» dont les pâturages, indique-t-il. En revanche, suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) – comme le réclament depuis des semaines les organisations agricoles de l’UE – n’est, selon lui, pas une solution. Une position que partagent d’ailleurs les négociateurs des principaux groupes politiques de la Commission de l’environnement du Parlement européen sur ce dossier. Alors qu’ils ont entamé, le 18 mars, l’examen de la proposition d’amendement du règlement MACF, ils se sont dit opposés à l’article 27a permettant de suspendre le MACF en cas de circonstances imprévues.
Source Agra


