Mot-clé : Biogaz

Par Agra

Biogaz : France gaz réclame des objectifs après 2028 pour les certificats

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 29 janvier, le syndicat France gaz (filière française du gaz) réclame auprès des autorités, par la voix de son président Frédéric Martin, « une trajectoire claire après 2028 » quant aux CPB (certificats de production de biogaz). Pour rappel, ces certificats, entrés en vigueur au 1er janvier 2026, doivent être achetés par les fournisseurs d’énergie (comme Engie) aux producteurs (p.ex. les agriculteurs méthaniseurs), pour être ensuite restitués à l’État lors de la vente d’énergie aux clients finaux, afin de démontrer leurs efforts en matière de décarbonation. Pour rappel, ces CPB doivent représenter 0,41 % des ventes des fournisseurs d’énergie en 2026, 1,82 % en 2027 et 4,1 % en 2028. Le président de France gaz a expliqué avoir discuté avec le gouvernement afin de le convaincre de publier un texte avec des objectifs post 2028 avant la prochaine PPE. Ce texte pourrait survenir avant le Salon de l’agriculture, sans certitude néanmoins, d’après le syndicat. Autre demande : si France gaz est en accord avec les objectifs globaux de décarbonation définis dans la stratégie nationale bas carbone (SNBC), elle l’estime toutefois trop déséquilibrée en faveur de l’électricité, et au détriment du gaz et du potentiel de la biomasse.


Par Agra

Biogaz/biocarburants: l’Assemblée nationale approuve la suppression des ZFE

Saisie du projet de loi de «simplification», l’Assemblée nationale a approuvé le 28 mai la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants, et ont accéléré le développement des filières biogaz (BioGNV) et dans une moindre mesure celle des biocarburants. Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes. Écologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. La ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a tenté, en vain, de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place. «Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent », a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.» Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial). Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.


Par Elisa Llop

Biogaz/betterave : TotalEnergies met en service son unité XXL alimentée par Cristal Union

TotalEnergies a annoncé le 26 février la mise en service d’une nouvelle grosse usine de biométhane en France, la deuxième par la taille, située en Seine-Maritime et alimentée par des résidus issus de la transformation de betteraves fournis par le groupe sucrier Cristal Union. Située à Fontaine-le-Dun, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, l’usine BioNorrois est le huitième site de production de biométhane exploité par TotalEnergies en France. Sa taille est comparable à celle de BioBéarn (Pyrénées-Atlantiques), le plus grand site de production de biométhane du groupe dans le pays. « Grâce à cette nouvelle usine qui porte notre capacité de production de biogaz dans le pays à plus de 800 GWh (gigawattheures), TotalEnergies confirme sa position d’acteur majeur du marché », déclare Karine Boissy-Rousseau, vice-présidente chargée des gaz verts au sein de TotalEnergies, citée dans un communiqué. Selon le groupe, la production de biométhane du site s’élèvera à 153 gigawattheures (GWh) par an. L’injection de ce gaz non fossile dans le réseau gazier français devrait permettre de couvrir la consommation annuelle moyenne d’environ 30 000 habitants, en évitant l’émission de 30 000 tonnes de CO2 chaque année. Le groupe sucrier français Cristal Union, partenaire du projet et actionnaire à hauteur de 10% de BioNorrois, fournira pendant 15 ans les résidus de betteraves de son usine sucrière située à proximité immédiate.

Source AGRA


Par La rédaction

Biogaz : la France championne de l’UE en nombre d’unités, deuxième en volume

L’association européenne du biogaz (EBA) a publié en juillet une carte interactive des unités de production de biogaz et une actualisation des chiffres du secteur. Comme en 2022, la France se place en tête de l’Europe en nombre d’unités de production (675 en juin 2024, contre 477 en 2022), soit près de la moitié des effectifs communautaires (1364 en UE-27). Un effectif qui place l’Hexagone loin devant l’Allemagne (254, stable depuis 2022) et l’Italie (133 en 2022). La France se distingue très nettement des autres pays leaders par des unités plus petites en moyenne (197 Nm3/ha), contre 582 Nm3/ha en Allemagne, 961 au Royaume-Uni, 735 en Italie et 1077 au Danemark. Si bien que c’est l’Allemagne qui conserve la première place en termes de capacités nationales de production de biogaz, avec 148 000 Nm3/ha, devant la France (133 000), le Royaume-Uni (114 000), l’Italie (98 000) et le Danemark. Pas certain que la France conserve sa place dans les années à venir. Elle se situe en sixième place en termes d’investissements programmées (1,9 Md€). Le Danemark (3,6 Md€), la Pologne (3,4 Md€) et l’Italie (2,4 Md€) sont les trois pays les plus dynamiques. Selon les données du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) publiées le 4 juillet, le rythme de développement de l’injection de biogaz dans les réseaux avait continué de ralentir en France début 2024, après un premier coup de frein en 2023, et cinq ans d’accélération.