Mot-clé : autonomie fourragère

Par Actuagri

Gram’in été : sécuriser l’autonomie fourragère face au changement climatique

Face aux sécheresses récurrentes qui fragilisent l’autonomie de 200 000 élevages français, l’Inrae et le pôle de compétitivité dédié au végétal (Vegepolys Valley) ont lancé le projet Gram’in été. Doté d’un budget de 757 000 €, ce programme soutenu par FranceAgriMer vise à généraliser l’usage des graminées fourragères estivales (sorgho, teff grass, millet, moha) d’ici 2029. D’origine tropicale, ces plantes offrent une meilleure efficience de l’eau et une tolérance accrue à la chaleur, produisant plus de biomasse que les prairies tempérées en conditions arides. Le projet explore deux leviers : l’ensilage (sorgho monocoupe en substitution du maïs) et le pâturage estival. Coordonné par l’Inrae avec 14 partenaires, le projet mobilise 11 sites expérimentaux dans six régions clés (Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne et Occitanie). Après une phase d’acquisition de références agronomiques et nutritionnelles (2026-2027), des recommandations d’itinéraires techniques et de rationnement seront diffusées dès 2028. L’objectif est de transformer ces cultures, aujourd’hui marginales, en solutions structurantes pour la résilience des systèmes d’élevage.


Par La rédaction

Bovins viande : au moins 70% d’herbe pour le veau d’Aveyron et du Ségala IGP

Le comité national LR/IGP/STG de l’Inao, réuni le 31 janvier, a approuvé le nouveau cahier des charges de l’IGP «veau de l’Aveyron et du Ségala», qui intègre «plusieurs dispositions agroenvironnementales», a annoncé l’Institut de l’origine et de la qualité le 4 février. Ces nouveaux critères visent à «préserver la biodiversité et renforcer la place de l’herbe», d’après un communiqué. Comme le précise l’Inao, les élevages devront présenter une autonomie alimentaire «d’au moins 70%», et leur surface fourragère principale (SFP) devra comporter au moins 70% d’herbe. Deux autres dispositions visent à préserver la biodiversité. D’une part, les exploitations devront afficher au moins 3% d’infrastructures agroécologiques dans leur SAU (ou au moins 80% de parcelles de moins de 6 ha et de prairie permanente). D’autre part, elles devront comporter au moins 70% de prairies permanentes dans leur SAU ou «au moins 10% de légumineuses». Une procédure d’opposition de deux mois va désormais s’ouvrir avant validation du nouveau cahier des charges. Le veau d’Aveyron et du Ségala (404 exploitations pour 14 000 veaux en 2023) est «un veau non sevré et allaité au pis, ayant à disposition une alimentation complémentaire (fourrages, céréales notamment)», rappelle l’Inao.


Aveyron | Par Elisa LLop

L’agroforesterie dans les systèmes d’élevage : un potentiel multi-branches

Lors de la journée expert du 5 décembre organisée par l’EPAGE Viaur à Baraqueville, Fabien Liagre, chercheur à Agroof, a présenté un état des lieux de l’agroforesterie, ses utilisations principales, l’avancée des recherches et les multiples bienfaits et avantages que peut apporter l’agroforesterie aux agriculteurs la pratiquant. Photo : wirestock sur freepik Pluri-millénaire, l’agroforesterie n’en est pas moins aujourd’hui un secteur en plein développement ; c’est ce que montre Fabien…


Aveyron | Par Jérémy Duprat

Chambre d’agriculture : Semis, fauche et météo : une affaire d’opportunisme

S’adapter et être opportuniste. C’est le mot d’ordre quant aux stratégies de semis et de fauches lors des réunions entre conseillers agronomiques et éleveurs. Les équipes de techniciens de la Chambre d’agriculture ont organisé plusieurs réunions autour de l’alimentation animale. Rotation des cultures, autonomie fourragère, labour ou non... Les sujets abordés sont divers. Le fil rouge est lui bien présent : trouver des solutions pour permettre aux éleveurs d’améliorer l’alimentation…