Aveyron | Par Jérémy Duprat

Sécheresse : rencontre avec la préfète à Millau.

La préfète de l’Aveyron est venue écouter les éleveurs sur le GAEC des Vals à Millau. À l’initiative de FDSEA et JA, une rencontre a été organisée jeudi 7 juillet pour présenter les difficultés dues à la sécheresse. Et demander une action de l’État.

À l’initiative de la FDSEA et de JA, la préfète Valérie Michel-Moreaux s’est rendue à Millau. Tous se sont réunis sur la ferme du GAEC des Vals de Guillaume Gayraud, Thierry Marty et Bertrand Bonnefous. Ce dernier a exposé face à la préfète les difficultés engendrées par une sécheresse précoce. « Ici, en période d’été, c’est sec. Tout le mois d’août, nous sommes habitués. Nous donnons à manger le matin à l’intérieur et le soir les brebis sont dehors. Le problème, c’est que c’est arrivé 8 semaines trop tôt. Nous avons fait 0 botte de seconde coupe. Une année normale, la récolte est de 274 tonnes de matière sèche », explique point par point Bertrand Bonnefous.

Pour appuyer le propos, l’exemple de 3 autres fermes a été exposé : le GAEC des Pradeilles à Roquefort sur Soulzon, le GAEC Niel à Prades d’Aubrac et le GAEC du Couderc à Séverac d’Aveyron. Pour chacune d’entre elles, le taux de pertes fourragères est compris entre 44 et 55%. « La pluie qui est tombée récemment contribue au redémarrage de la pousse d’herbe pour le pâturage. Mais d’ores et déjà, la perte est de 53%. Ce qui représente 28 000 euros d’achats liés à la sécheresse à ce jour. Soit 3 camions de foin pour l’affouragement. L’achat d’un camion de paille puisque les animaux sont restés plus longtemps en bâtiment. Et l’achat de 30 tonnes de luzernes déshydratées », dévoile Bertrand Bonnefous.

La demande de l’ensemble des agriculteurs présents, FDSEA et JA, est le lancement immédiat de la procédure des calamités agricoles au titre des pertes de récoltes. De la même manière, en obtenant une reconnaissance de calamité agricole, il est possible d’obtenir une dérogation du cahier des charges Roquefort qui limite les achats extérieurs à 200 kg par brebis laitière. Et enfin, pour permettre aux éleveurs touchés de s’adapter du mieux possible, FDSEA et JA demandent que les contrôles des surfaces de cet été intègrent les pertes des prairies avec légumineuses qui n’ont pas levées. Ce qui signifie, théoriquement, qu’un agriculteur devrait demander une dérogation à la DDT, entraînant une perte des aides couplées de la PAC.

Jérémy Duprat

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