Catégorie : National - Europe - International

Par Agra

UE-Canada : Trump menace Bruxelles de couper les liens commerciaux après le rapprochement avec Ottawa

Le resserrement des liens entre le Canada et l’UE, annoncé en grande pompe lors du discours sur l’état de l’Union le 16 septembre par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas du goût du président américain Donald Trump. En guerre commerciale ouverte avec son voisin canadien depuis son retour aux affaires en janvier 2025, il a menacé Bruxelles de rompre les échanges commerciaux en réaction au projet de faire du Canada le premier pays membre associé de l’UE. Une idée qu’il a même qualifié de « ridicule ».

« S’ils font cela, si j’estime qu’il s’agit d’un acte hostile, j’imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l’Europe », a-t-il lancé à des journalistes l’interrogeant sur le sujet, selon l’AFP. De son côté, la Commission européenne tente de jouer l’apaisement. « La proposition de renforcement de notre partenariat avec le Canada n’est dirigée contre personne », a d’ailleurs souligné Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne en charge du Commerce, auprès de l’AFP.


Par Agra

Assurance récolte : 8 à 10 % de hausse de cotisation pour porter la référence à 8 ans

Annoncée par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 4 septembre dans le cadre du plan Sécheresse (CASI), la possibilité d’allonger, à partir de 2027, la période de référence des assurances récolte aux huit années précédentes engendrerait une hausse de tarif de 8 à 10 % pour les agriculteurs qui choisiraient cette option, indique le Crédit agricole, interrogé par Agra Presse. Le surcoût est variable selon les spécialisations et assolements des exploitations.

L’établissement s’attend à ce que la plupart des agriculteurs fassent ce choix ; actuellement, les exploitants ont le choix entre la moyenne triennale ou la moyenne olympique (cinq ans, sans l’année la plus faible et l’année la plus forte), et choisissent celle des deux qui leur est la plus favorable. « Il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a lancé le 15 septembre la ministre de l’Agriculture. « Neuf éleveurs sur dix ne sont pas assurés, huit agriculteurs sur dix ne sont pas assurés », a martelé Annie Genevard au salon de l’élevage, à Rennes, posant même la question de rendre l’assurance obligatoire pour certaines filières.


Par Agra

Sécheresse : la Commission européenne promet une «nouvelle initiative européenne sur l’eau»

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a annoncé, dans son discours annuel sur l’État de l’union prononcé le 16 septembre au Parlement européen, le lancement d’une «nouvelle initiative européenne sur l’eau». «Les cultures ont besoin d’eau pour croître, et le bétail pour survivre. Des récoltes entières en dépendent. C’est pourquoi nous ferons des propositions pour améliorer la gestion des risques et combler les lacunes en matière d’assurance», a-t-elle ajouté. Le commissaire européen à l’Agriculture a apporté par la suite quelques précisions : «La nouvelle initiative européenne sur l’eau doit répondre aux besoins des agriculteurs : irrigation efficace, infrastructures modernes et technologies d’IA favorisant une gestion avisée de cette ressource précieuse».

Christophe Hansen évoque aussi« un plan européen de lutte contre les vagues de chaleur» pour améliorer la préparation face aux phénomènes climatiques extrêmes avec des outils pour encourager le recours aux assurances. Toutefois les organisations professionnelles du secteur ont critiqué le manque d’engagements concrets pris par Bruxelles. «L’absence d’initiatives d’investissement et de plan d’urgence pour faire face à une sécheresse historique est préoccupante», déplore notamment Farm Europe.


Par Agra

Céréales : les agriculteurs « anxieux » pour les semis d’hiver 2026 (FranceAgrimer)

Lors d’une visioconférence le 16 septembre, le président du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer Benoît Piètrement a indiqué que les agriculteurs français étaient « anxieux » en vue des semis de céréales d’hiver 2026. Si les travaux sont censés commencer courant octobre pour les blés et les orges, le manque d’eau commence déjà à inquiéter. « Pour l’instant, on ne peut pas travailler les sols. Aucune pluie n’est attendue prochainement. Il y a certes encore du temps mais il faudrait vraiment qu’il pleuve », lance le président, également céréalier dans la Marne.

Le manque d’eau empêche, par exemple, les travaux de préparation des sols, notamment certaines pratiques de désherbage (faux semis, déchaumage etc.), alors que les parcelles hexagonales souffrent de gros problèmes d’adventices. Ensuite, la situation des colzas ajoute aux inquiétudes. Benoît Piètrement confirme les conditions difficiles de semis et de levée dans bon nombre de secteurs, en raison de la sécheresse et d’attaque de punaises des champs. « Il faut parfois semer autre chose que du colza, mais quoi ? Agronomiquement, faire un blé sur blé est loin d’être idéal », alerte-t-il. Il ajoute craindre un certain « plan social » dans certaines zones, notamment celles intermédiaires, se traduisant par la disparition d’agriculteurs, et donc une potentielle baisse des surfaces.


Par Agra

GNR : Lecornu demande à ses ministres de prolonger l’aide de 15ct/l jusqu’au 31 décembre

Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de «prolonger» jusqu’au 31 décembre les dispositifs d’aides ciblées aux secteurs touchés par la flambée des prix des carburants, a rapporté le 16 septembre son entourage. «L’objectif est de préserver l’activité économique, l’emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises», selon la même source. Pour les pêcheurs, l’aide sera relevée de 25 à 35 centimes par litre, pour les entreprises éligibles du BTP, le soutien sera «prolongé à hauteur de 20 centimes» par litre de gazole non routier, et pour les agriculteurs, l’aide de 15 centimes par litre sera également «prolongée».

Destinées aux secteurs d’activité les plus exposés (agriculteurs, pêcheurs, BTP, transporteurs) et aux travailleurs modestes grands rouleurs face à la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient, ces aides expiraient expiraient fin octobre, alors que les prix des carburants demeurent bien au-dessus de la barre symbolique des 2 €/l, notamment le gazole, le plus consommé en France. Le gouvernement avait déjà annoncé début septembre que ces aides étaient reconduite sur les mois de septembre et octobre.


Par Agra

Bovins allaitants : le Crédit agricole lance une offre pour soutenir l’engraissement

Le Crédit agricole de Bretagne a dévoilé le 15 septembre lors du Space de Rennes une offre de financement dédiée aux éleveurs souhaitant engraisser leurs bovins maigres. Cette offre se présente comme une ligne de crédit renouvelable à chaque nouveau lot d’animaux, accessible dans le cadre d’un contrat de production à prix minimum garanti. « Il permet de financer 100% de l’achat de bovins et de sécuriser les flux financiers entre l’éleveur, l’industriel et le Crédit agricole », indique la banque, précisant que le taux est basé sur l’Euribor à 3 mois (+1,7% actuellement). Une première enveloppe de 500 millions d’euros est mobilisée pour cet accompagnement. Un premier test a été réalisé dans une exploitation du Finistère qui a pu engraisser 160 bovins en se finançant à hauteur de 400 000 euros. Cette offre est déployée d’abord en Bretagne et sera généralisée à l’échelle nationale à compter du 1er janvier. Le but de ce dispositif est d’accompagner les éleveurs voulant capter la valeur ajoutée liée à l’engraissement alors que cette étape est souvent réalisée aujourd’hui en Italie ou en Espagne. Plus généralement, l’idée est de faire vivre les bassins d’élevage, des outils d’alimentation animale à ceux dédiés à la transformation.


Par Agra

Sécheresse/prairies : au Space, Genevard défend l’assurance et l’indice satellitaire

Interrogée sur l’assurance des prairies lors de sa visite au Space de Rennes, le 15 septembre, la ministre de l’Agriculture a démenti tout « dysfonctionnement » du système satellitaire d’évaluation des pertes, tout en incitant les agriculteurs à s’assurer. Depuis la mise en place, en 2023, du nouveau système de gestion des risques, les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’estimation des pertes des prairies réalisée par un satellite d’Airbus. Ces critiques ont pris une ampleur particulière avec la sécheresse historique de cet été, qui a provoqué un effondrement de la production fourragère. « Il est abusif de dire que [le satellite] ne fonctionne pas », a balayé Annie Genevard, précisant que seulement dix réclamations avaient été déposées en 2025. Avant de relativiser : « Pour autant, j’entends ce que me disent les éleveurs, et je pense qu’il faut fiabiliser l’indice prairies sur lequel se fondent les indemnisations ». La ministre a ajouté avoir demandé des « améliorations » au fournisseur de l’indice (Airbus), sans préciser lesquelles. Plus largement, « il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a martelé Annie Genevard. « Aujourd’hui, si les éleveurs avaient été assurés davantage, c’est plusieurs milliards d’indemnisations auxquelles ils auraient eu droit. »


Par Agra

Sécheresse : les banques dévoilent de premières mesures d’aide, au cas par cas

Alors que des discussions sont toujours en cours entre les banques et le gouvernement pour mettre en place des prêts «sécheresse» (deux ans, sans échéance la première année, taux préférentiel), le Crédit Agricole et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont annoncé chacun de leur côté le 15 septembre de premières mesures pour aider les agriculteurs. Le Crédit Agricole a annoncé au Space qu’il propose de « moduler ou suspendre jusqu’à 12 mois les échéances de prêts en cours, afin d’adapter les remboursements à chaque situation » et de pouvoir « bénéficier d’un financement à court terme sur 12 mois à taux préférentiel pour l’achat de fourrages ». A moyen terme, la banque verte propose aussi de financer les dispositifs de ventilation, brumisation, refroidissement des bâtiments et les changements de pratiques culturales grâce à une offre de crédit jusqu’à 75 000 euros sur 7 ans et à taux préférentiel. De leur côté, les réseaux Crédit Mutuel et CIC renforcent leur dispositif d’urgence, incluant « des simples reports aux modulations d’échéances, au Prêt de soutien agricole bonifié, jusqu’aux restructurations complexes », selon un communiqué. Les facilités de remboursement sont prévues « au cas par cas », pour faire face aux difficultés conjoncturelles. Crédit Mutuel Alliance Fédérale propose aussi, pour assurer la reprise de production, des solutions de financement « personnalisées ». Un Prêt de soutien agricole (60 mois) est destiné aux exploitations « les plus fragilisées ».


Par Agra

Porc : Cooperl ouvre un bureau au Brésil, des reproducteurs déjà livrés sur place

Cooperl, l’un des leaders français du porc, a ouvert un bureau au Brésil afin d’y exporter ses produits, annonce-t-il dans sa lettre d’information destinée à ses partenaires. Baptisée Cooperl Do Brasil, « cette nouvelle entité est établie à São Paulo, le cœur économique du pays ». Elle comprend deux personnes qui ont pour mission « le lancement et le développement » des activités du groupe. Pour la Cooperl, l’implantation au Brésil « représente une opportunité immense ».

« Un premier succès s’est concrétisé par l’introduction de notre génétique porcine, avec une première livraison de reproducteurs sur le marché brésilien en juillet 2026 », ajoute la coopérative de Lamballe. Présente dans 50 pays (avec 14 bureaux et quatre usines), la Cooperl mène une stratégie largement tournée vers l’international : l’export absorbe un tiers de sa production de viande de porc, soit 22 % du chiffre d’affaires de sa branche Viandes. Au-delà de la viande et des produits transformés, le groupe exporte aussi l’ensemble des services liés à l’élevage porcin (génétique, bâtiments, etc.). La Cooperl est notamment bien implantée en Chine, où elle développe une « filière complète » (ferme de sélection en 2013, usine de transformation en 2020), selon son site internet.


Par Agra

Pommes de terre : vers une baisse de la production d’un quart dans le nord-ouest de l’UE

Dans un communiqué du 14 septembre, le NEPG (producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) table pour le moment sur une baisse de la production de pommes de terre dans le secteur d’environ un quart, pour tomber à 20,695 Mt en 2026, contre 27,75 Mt en 2025. Il s’agirait par ailleurs d’un recul de 13,7 % par rapport à la moyenne quinquennale. La chute de la production s’explique par le repli des surfaces de 13,7 %, mais surtout par l’effritement des rendements. La chaleur et le manque d’eau ont provoqué des dégâts. Ajoutons des problèmes de taupins et de stolbur.

« La récolte 2026 pourrait être l’une des plus faibles de ces dix dernières années », prévient l’organisation. Ces chiffres sont encore provisoires, précise le NEPG. Par ailleurs, la qualité des tubercules semble elle aussi affectée (taille, longueur), ce qui pourrait « compliquer leur utilisation pour certains débouchés industriels », indique le communiqué. Les clients du marché intérieur, mais aussi de l’exportation, devront adapter leurs exigences. Enfin, le NEPG estime qu’il est nécessaire de « mener des essais sur de nouvelles techniques agricoles : créations de réservoirs d’eau, de meilleures techniques d’irrigation, l’agroforesterie, l’augmentation de la teneur en humus et le paillage pourraient faire partie de la solution, parallèlement à de meilleures variétés ».