Catégorie : National

Par La rédaction

Engrais russes : le Conseil de l’UE valide sa position sans amendement

Les représentants permanents des Etats membres de l’UE (Coreper II) ont validé, lors de leur réunion du 14 mars, la position du Conseil de l’UE concernant la mise en place de droits de douane pour les importations d’engrais azotés en provenance de Russie et du Belarus. Le mandat des Etats membres ne propose aucun amendement à la proposition initiale de Bruxelles. C’est à présent au Parlement européen de valider sa position (probablement en mai) avant que ne soient entamées des négociations interinstitutionnelles afin de parvenir à un compromis. La mise en place de droits de douane progressifs sur les engrais russes fait l’objet de controverses dans le secteur agricole, certains craignant des hausses massives de prix et un manque de disponibilités pour les agriculteurs. Mais, assure le ministre polonais du Développement et de la Technologie, Krzysztof Paszyk, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’UE, « nous surveillerons attentivement la mise en œuvre de ces droits afin de garantir que l’industrie des engrais et les agriculteurs de l’UE soient protégés, tout en réduisant simultanément les dépendances de l’UE, en préservant la sécurité alimentaire mondiale et en affaiblissant davantage l’économie de guerre de la Russie ».

 

Source Agra


Par La rédaction

NGT : les Etats membres adoptent leur position

Après des mois de débats, les représentants des États membres de l’UE (Coreper) ont finalement convenu, le 14 mars, d’un mandat de négociation concernant les nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT) ouvrant la voie aux discussions avec le Parlement européen. Les Vingt-sept ont donné leur feu vert, à la majorité qualifiée, au texte préparé ces dernières semaines par la présidence polonaise qui prévoit notamment d’autoriser l’octroi de brevets à ces plantes y compris celles de catégorie 1, c’est-à-dire considérées comme équivalentes à des variétés issues de la sélection conventionnelle. Les obtenteurs demandant une approbation seraient seulement tenus de divulguer tous les brevets connexes dont ils ont connaissance. Et un an après l’entrée en vigueur du règlement, la Commission européenne sera tenue de publier une étude sur l’impact des brevets sur l’innovation, la disponibilité des semences pour les agriculteurs et la compétitivité du secteur européen de la sélection végétale et si besoin proposera des mesures correctives. Les NGT de catégorie 2 (présentant des modifications plus importantes de leur génome ou des caractéristiques de résistance aux herbicides) seraient traitées comme des OGM classiques. Le Conseil précise également que, pour éviter la présence involontaire de plantes NGT-1 en agriculture biologique sur leur territoire, les États membres pourraient adopter des mesures, notamment dans les zones présentant des conditions géographiques spécifiques (îles par exemple). Le Parlement européen avait, de son côté, adopté sa position il y a un an. Il s’était prononcé pour imposer une traçabilité et un étiquetage tout au long de la chaîne alimentaire (y compris aux NGT-1) et pour interdire l’octroi de brevets à tous les NGT.

«Un accord historique». C’est ainsi que pour les semenciers européens (Euroseeds) décrivent le compromis trouvé le 14 mars entre les Etats membres de l’UE sur les nouvelles techniques de sélection génomique (NGT). Même enthousiasme pour le think tank Farm Europe qui salue chaleureusement l’accord et appelle toutefois à rejeter les exigences d’étiquetage inutiles pour les NGT de catégorie NGT1 voulue par le Parlement européen. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) tout comme les jeunes agriculteurs européens (CEJA) se félicitent de l’annonce mais s’inquiètent des brevets qui pourront être accordés à tous les NGT. Les deux organisations agricoles demandent, en vue des négociations qui vont s’engager avec le Parlement européen, à interdire la brevetabilité des plantes NGT-1. Une inquiétude qui rejoint celles (beaucoup plus nombreuses) des ONG et du secteur bio. Les Amis de la Terre ainsi que TestBiotech dénoncent une vaste déréglementation qui exempte les NGT de toute exigence d’étiquetage, de contrôle de sécurité et de surveillance. IFOAM estime, pour sa part, que la position du Conseil ne donne pas au secteur du bio les moyens de se préserver des NGT. En refusant de mettre en place un système d’étiquetage complet les Etats membres font peser la charge de la preuve sur les opérateurs biologiques, déplore le lobby du secteur qui compte sur le Parlement européen pour redresser la barre.

Source Agra


Par La rédaction

Fraudes : les contrôles sur l’origine des produits alimentaires renforcés en 2024

À l’occasion de son bilan 2024 présenté le 13 mars, la DGCCRF (Fraudes) a indiqué qu’elle avait renforcé ses contrôles sur l’origine des produits alimentaires dans un contexte de tension dans le monde agricole. Dans plus d’un tiers (34%) des près de 10 000 contrôles effectués sur l’origine française des produits, des anomalies à des degrés divers ont été mises en évidence, qui ont débouché sur 1 802 avertissements, 588 injonctions et 560 procès-verbaux. Les produits le plus concernés sont les fruits et légumes, les viandes et les alcools, en distribution mais aussi tout au long de la chaîne de commercialisation en cas d’indices de fraudes. La DGCCRF a rappelé à ce sujet qu’une affaire portant sur la francisation de petits fruits rouges avait débouché en 2024 sur une amende de 100 00 euros. L’accent a aussi été mis sur le miel, a indiqué la DGCCRF, avec une hausse de 40 % des analyses effectuées en 2024 (par rapport à 2023) et une formation spécifique des agents sur ce produit. 40 % des 53 producteurs, grossistes et détaillants contrôlés, ainsi que 52 % des 228 échantillons, présentaient une ou plusieurs anomalies portant sur l’origine, le producteur, l’étiquetage ou la composition.

source: AGRA


Par La rédaction

Artificialisation des sols : le Sénat supprime un objectif de sobriété foncière

Le Sénat a voté le 13 mars pour revenir en partie sur la loi « Zéro artificialisation nette » (ZAN), destinée à lutter contre la bétonisation des zones rurales, en modifiant une de ses échéances intermédiaires. Après des débats assez animés dans l’hémicycle, les sénateurs ont modifié l’une des mesures centrales de la loi. L’objectif national fixé depuis la loi Climat et résilience de 2021 reste inchangé : stopper l’étalement urbain en 2050 en compensant à cette date chaque nouvelle surface urbanisée par la renaturation d’une surface équivalente. Mais un jalon intermédiaire, qui prévoyait de réduire de 50 % l’artificialisation en 2031 par rapport à 2011-2021, a été supprimé par les sénateurs, dans le cadre d’une proposition de loi de l’alliance majoritaire droite-centristes. Les sénateurs ont remplacé cet objectif national contraignant par un « jalon » intermédiaire « différencié » en 2034. Son chiffrage sera à la main des collectivités territoire par territoire, et pourra donc, selon les cas de figure, être inférieur aux 50 % actuellement en vigueur. Le ministre de l’Aménagement du territoire François Rebsamen estime, lui, « indispensable » le maintien d’un objectif intermédiaire global. Son amendement de « compromis » visant à repousser de 2031 à 2034 l’objectif intermédiaire du ZAN a été rejeté. Un vote solennel est prévu mardi 18 mars au Sénat, qui sera transmis ensuite à l’Assemblée nationale.

 

Source: AGRA


Par La rédaction

Grandes cultures/pesticides : les Vingt-sept valident l’interdiction du flufénacet

Les experts des États membres ont convenu, le 12 mars, d’interdire l’usage de l’herbicide flufénacet dans l’UE. Une majorité qualifiée a été obtenue en ce sens sur une proposition faite par la Commission européenne en fin d’année dernière. L’autorisation actuelle du flufénacet, très utilisé sur les céréales (blé, orge, seigle), arrive à échéance le 15 juin 2025. Elle devait expirer initialement en 2013, mais, faute d’évaluation complète des risques, elle a été prolongée à titre dérogatoire à de nombreuses reprises – la dernière fois en 2023 pour 22 mois supplémentaires. L’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a estimé dans une évaluation de septembre 2024 que le flufénacet était un perturbateur endocrinien et que son produit de dégradation, l’acide trifluoroacétique (TFA) était un contaminant majeur de l’eau. Par contre, lors de cette la réunion du 12 mars, les États membres ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur la proposition de non-renouvellement du fongicide flutolanil.

Source: AGRA


Par La rédaction

Lait : le leader Lactel recule en volume, et choisit le Planet score pour le lait bio

Lactel (Lactalis) a annoncé le 11 mars ses ventes en volume pour 2024 : elles ont atteint 330 millions de litres (ML) de lait UHT en GMS en France, en léger recul par rapport à 2023 (345 ML). Lactel se félicite d’être la marque leader dans l’Hexagone pour le lait UHT, suivi par Candia (225 ML). Selon les sous-catégories lait classique, biologique ou délactosé, Lactel est talonné par Candia ou C’est qui le patron (CQLP). Dans un marché en baisse structurelle depuis plusieurs années, et dominé par les MDD qui représentent environ 60% de parts de marché du lait UHT, Lactel veut marquer sa différence sur les laits spécifiques. Fin 2024, Lactel a lancé Vita’Vie, un lait enrichi en 12 vitamines, sacré meilleure innovation 2024 en crèmerie par Circana, et en 2025, la marque lancera un lait délactosé enrichi en vitamine B12 et un lait délactosé entier en bouteilles de 50 cl. Pour ce qui concerne le volet environnemental, Lactel commencera à afficher, cette année sur le lait bio, le Planet Score – qui a choisi un indicateur contesté par les émissions de méthane. Et la marque poursuivra l’emballage en bouteilles RPEHD (plastique recyclé) pour atteindre 15 millions de bouteilles en 2025 (après 8,5 millions en 2024).

Source: AGRA


Par La rédaction

Vin : deux caves coopératives fusionnent dans le Tarn

Les caves coopératives Vinovalie et Cave de Labastide ont annoncé leur fusion, le 4 mars. À l’issue d’une réflexion ayant duré un an, les deux entités ont voté en faveur de leur rapprochement, lors de leurs assemblées générales, les 27 et 28 février. Une fusion considérée comme « stratégique et nécessaire », déclare Vinovalie, « face aux évolutions profondes du marché du vin ». Les deux caves sont complémentaires dans leurs approches, Vinovalie étant axée sur les vins tranquilles, tandis que la Cave de Labastide élabore des vins effervescents. Cette offre complémentaire doit permettre aux deux entités de se développer sur le marché national et international, de mettre en commun leurs moyens de production et leurs services R&D. Avec 400 adhérents pour 3 800 ha de vignes à Cahors, Fronton et Gaillac, Vinovalie est le premier producteur de vin du Sud-Ouest. La cave est née en 2006 de la fusion de quatre coopératives. Elle a commercialisé 139 000 hl et dégagé un chiffre d’affaires de 46,4 M€ en 2023. La Cave de Labastide est la plus ancienne cave coopérative de vinification du Tarn ; elle compte 70 adhérents et a enregistré un chiffre d’affaires de 10,4 M€ en 2023. (Elena Blum)

Source: AGRA


Par La rédaction

Guerre commerciale : Bruxelles propose de répondre aux droits américains, l’agriculture visée

Alors que les taxes américaines sur les importations d’acier et d’aluminium sont entrées en application, l’UE a décidé de répliquer. En marge de la plénière de Strasbourg du 12 mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a présenté les rétorsions européennes pour un montant total de 22,5 milliards d’euros (Md€). En plus des mesures de rééquilibrage de 2018 (4,5 Md€), Bruxelles prévoit un nouveau paquet de sanctions d’environ 18 Md€ qui pourrait concerner certains produits agroalimentaires américains comme les volailles, la viande bovine, les produits laitiers et, surtout, le soja. Ces nouvelles mesures, qui doivent encore faire l’objet de discussions, pourraient être mises en place d’ici mi-avril. Dans l’intervalle, l’UE souhaite maintenir un dialogue avec Washington pour trouver une solution pérenne.

Source Agra


Par La rédaction

Femmes en agriculture : un groupe de travail lancé au ministère

Annie Genevard a lancé le 11 mars un groupe de travail dédié aux femmes en agriculture, lors d’un déjeuner Rue de Varenne avec des cheffes d’exploitations, d’entreprises, des responsables syndicales ou d’association. Objectif : « lever les freins, les obstacles » qu’elles subissent, a déclaré la ministre. Les femmes représentent 26,5 % des non-salariés agricoles en 2023, d’après les chiffres de la MSA publiés le 7 mars. Une part qui stagne, avec le délitement de l’agriculture de couple et des barrières persistantes pour les jeunes candidates à l’installation, a souligné notre récente enquête. « Dans la loi d’orientation agricole, j’ai fait adopter différents amendements visant une juste reconnaissance des femmes, quand elles demandent des stages, sont empêchées d’accéder à la formation, à la santé », a rappelé Annie Genevard. Le groupe de travail lancé le 11 mars s’inscrit dans la continuité. Première étape : « On va faire un état des lieux », a indiqué la ministre, qui vise ensuite à résoudre les « problématiques » des femmes en agriculture. Celles-ci ne manquent pas, entre les difficultés de « recherche de stages, accès à la garantie bancaire, recherche de foncier, remplacement en congés maternité, meilleur suivi médical ».

Source Agra


Par La rédaction

Luzerne : Désialis table sur une baisse significative des surfaces en 2025 et 2026

Lors d’une conférence de presse le 11 mars organisée par La Coopération Agricole – Luzerne de France, le directeur général de Désialis (commerçant français de luzerne déshydratée) Pierre Bergoc a annoncé s’attendre « à une baisse de plusieurs milliers d’hectares de la surface de luzerne », lors des deux prochaines années, sur la zone d’influence de la société, qui commercialise les volumes produits sur environ 80 % de la sole nationale. Cette dernière s’élèvait à 68 000 ha en 2023. Plus en détail, Désialis projette pour le moment un recul de 5 % de la sole entre les étés 2023 (récolte 2024) et 2024 (récolte 2025). Un nouveau repli de 5 % est attendu à l’été 2025 (récolte 2026). La raison : la chute des cours mondiaux et français, plombant la rentabilité des producteurs, qui seraient amenés à abaisser leurs plantations. Les éléments baissiers sont multiples : chute des cours du complexe protéine (tourteaux, blé, issues de meunerie), forte production états-unienne de luzerne, faible demande chinoise, production espagnole dépassant les attentes etc. Selon nos confrères de La Dépêche-Le Petit Meunier, les prix en base départ Marne, principal indicateur français, passent de plus de 300 €/t courant 2023 à 185 €/t en 2025.

Source Agra