Catégorie : National - Europe - International

Par Agra

Importations ukrainiennes : Bruxelles et Kiev parviennent à un accord de principe

Quelques semaines après la fin des mesures commerciales autonomes, la Commission européenne a annoncé, le 30 juin, être parvenue à un compromis avec Kiev concernant la révision de l’accord d’association. Concrètement, l’accès au marché de l’UE sera conditionné par l’alignement progressif de l’Ukraine sur les normes de production européennes d’ici 2028 (notamment en matière de bien-être animal, de pesticides ou de médicaments vétérinaires). Les produits les plus sensibles pour l’UE, comme le blé, le maïs, le sucre, le miel, la volaille et les œufs, ne bénéficieront que d’une augmentation des volumes « plus limitée ». Aucune évolution supplémentaire n’a été accordée pour les autres viandes. Les produits moins sensibles (lait entier en poudre ou fermenté, champignons ou jus de raisin), seront, eux, entièrement libéralisés. De son côté, l’UE obtient une hausse « significative » des contingents ukrainiens pour la volaille, la viande porcine et le sucre. Le compromis prévoit également une « clause de sauvegarde robuste » pour les parties en cas d’impact négatif des nouvelles dispositions. Enfin, il comprend une clause de révision, pour prendre en compte les progrès de l’Ukraine en matière d’intégration économique et en raison de ses perspectives d’adhésion. Le texte doit, à présent, recevoir l’approbation du Conseil de l’UE avant d’être formellement adopté par le Comité d’association UE/Ukraine et d’entrer en vigueur.


Par Agra

Budget de l’UE : le plan en deux étapes confirmé, incertitude autour de la Pac

Le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP) sera bel et bien présenté en deux temps « pour garantir un processus décisionnel harmonieux et collégial et assurer une visibilité suffisante à chaque programme ». Dans une note adressée à ses directeurs généraux et chefs de service pour consultation entre les services en date du 19 juin, la Commission européenne prévoit donc de présenter certains éléments du prochain budget de l’UE le 16 juillet et d’autres, le 17 septembre. Toutefois, le dernier agenda prévisionnel des points prévus à l’ordre du jour des prochaines réunions de la Commission européenne mentionne plutôt le 3 septembre comme date envisagée du second paquet. Concernant la Pac, une présentation en deux temps est également dans les tuyaux, comme l’a rappelé le commissaire européen à l’Agriculture lors de la réunion des ministres le 23 juin. Les grandes lignes pourraient alors être présentées le 16 juillet, en même temps que la communication politique et les propositions législatives liées au CFP 2028-2034, tandis que les détails devraient être fournis dans un second temps, très probablement en septembre. Néanmoins, la note interne de la Commission européenne n’en fait pas état et ne mentionne d’ailleurs aucunement la Pac.


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Egalim 4 : le projet de loi s’annonce difficile à concrétiser (ministre)

« Il y a lieu de corriger Egalim, mais il faut y travailler précautionneusement », a indiqué la ministre de l’Agriculture Annie Génevard à l’occasion de la convention de l’Ania (industries agroalimentaires), qui s’est tenue le 26 juin, laissant entendre que le projet, repoussé à l’après-2025, n’est pas encore enterré. Sa collègue des PME et de l’Artisanat Véronique Louwagie, également présente, a balayé les thèmes d’actualité. Sur les centrales d’achat européennes, les contrôles se poursuivent et la ministre de Bercy place beaucoup d’espoir dans le recours en cassation d’une centrale d’achat condamnée en appel : « Si la cassation reconnaît que le droit français s’applique, ce sera formidable ». Sur Egalim, reconnaissant des effets positifs, Véronique Louwagie estime qu’il faut des « améliorations » : apaiser le niveau de tension à l’occasion des négociations commerciales ; introduire des règles spécifiques pour les PME ; réfléchir à la durée des négociations ; et faciliter la révision des prix pour les denrées agricoles. Mais elle s’interroge sur la faisabilité d’un nouveau projet de loi compte tenu de la composition de l’Assemblée nationale et après l’expérience vécue lors du la proposition de loi sur le seuil de revente à perte +10 points (SRP+10), adoptée au printemps par un accord en commission mixte paritaire après plusieurs rebondissements.


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PPL Entraves: ultimes discussions pour arracher un accord, Dive et Duplomb optimistes

Alors que la réunion de la commission mixte paritaire (CMP) sur la proposition de loi (PPL) Entraves doit avoir lieu ce lundi 30 juin, le rapporteur de la commission des affaires économiques à l’Assemblée, Julien Dive (Les Républicains) se montrait optimiste. «On arrive à un accord», explique le député le 29 juin au soir. «Nous ne sommes pas très loin d’un accord sur tous les articles», confirme l’auteur de la PPL, le sénateur LR Laurent Duplomb, sans toutefois en préciser les termes. L’autre auteur du texte, le sénateur UDI Franck Menonville décrit l’état des discussions comme «positif, et nous avons majoritairement une envie d’être utile et au niveau des attente de nos agriculteurs», explique-t-il. Il y a encore quelques jours, plusieurs articles faisaient encore l’objet de dissensus entre Julien Dive et Laurent Duplomb : acétamipride, séparation de la vente et du conseil, notamment. Ce dimanche soir, les derniers points de discussions ne concernaient plus M. Duplomb, assure Julien Dive. Mais les discussions semblent évoluer rapidement. La réunion de la CMP débutera à 14h30.


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Distribution : Dominique Schelcher réélu président de Coopérative U

Le conseil d’administration national de Coopérative U a réélu à l’unanimité le 24 juin Dominique Schelcher à la présidence du groupement pour un second mandat d’une durée de 6 ans. Entre 2018 et 2025, le chiffre d’affaires du groupement est passé de 25,6 à 34,1 Mds€ (avec carburant), la part de marché de 10,7 % fin 2018 à 12,1 % fin 2024 et le réseau a franchi début 2025 le seuil des 1 800 magasins, selon le réseau coopératif. « Dominique Schelcher poursuivra, avec l’ensemble des commerçants associés, la mise en oeuvre du plan stratégique CAP 15, qui vise à porter la part de marché du groupement à 15 % à horizon 2030 », indique un communiqué.


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Bovins : face à la pénurie, les abatteurs belges viennent chercher des vaches en France

En Belgique, « les abatteurs manquent de vaches et viennent en chercher en France », rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 juin : « Sur les quatre premiers mois de l’année, la France a ainsi exporté 1 050 vaches de boucherie vers la Belgique, contre seulement 220 en 2024 ». « Ce flux se serait intensifié au mois de mai », ajoute l’institut technique français, citant des « opérateurs ». Explication de ce changement d’approvisionnement : dans un contexte de décapitalisation, « les prix des vaches belges se sont envolés et sont passés au-dessus des prix français mi-février ». « La vache R belge cotait ainsi 30 centimes de plus [au kilo] que son homologue française et la vache O 20 centimes de plus », à respectivement 6,75 €/kg carcasse et 6,25 €/kg carcasse outre-Quiévrain, le tout en semaine 23 (du 2 juin). En décembre 2024, le cheptel belge avait reculé de 3,6 % en un an (à 862 000 vaches), contre -2 % en France. Plus largement, toute l’UE est confrontée à un « manque criant de vaches de réforme » (-4 % d’abattages au premier trimestre), en raison de la décapitalisation (-3% de cheptel début 2025), ainsi que de la hausse du prix du lait et des effets des maladies vectorielles, deux phénomènes qui incitent les éleveurs à garder leurs vaches pour la reproduction.


Par Agra

Bovins viande : rebond des naissances en avril après dix mois de chute (Idele)

« Pour la première fois depuis dix mois, les naissances allaitantes étaient en hausse en avril », de 1 % par rapport à avril 2024 (à 311 000 têtes), constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 juin. Il s’agit de la première hausse depuis le début de la campagne de vêlage, démarrée en juillet 2024 et fortement perturbée à l’automne par les maladies vectorielles (FCO et MHE), à l’origine de nombreux avortements. Le timide rebond du mois d’avril ne permet pas de compenser le « retard pris depuis plusieurs mois à cause de la situation sanitaire » : les naissances depuis le début de la campagne affichent en avril un recul de 189 000 veaux sur un an (contre 197 000 en mars). Depuis début 2025, le cumul des naissances allaitantes est en baisse de 6 % sur un an (à 1,262 millions de têtes), alors que « les naissances laitières reculent nettement moins fortement (-2,9 %) ». Les conséquences de ce déficit de naissances (pénurie d’animaux pour l’engraissement, l’export en maigre et le renouvellement) vont s’aggraver dans les prochains mois. « Les maladies vont se répercuter sur les disponibilités en broutards fin 2025 et 2026 et donc sur l’offre de JB (jeunes bovins engraissés en France, NDLR) en 2026-2027 », indique Boris Duflot, directeur du département Économie de l’Idele.


Par Agra

Phytos : des associations accusent le gouvernement de bloquer l’étude Pestiriv

Dans un communiqué du 25 juin, les associations Générations futures, Association des médecins contre les pesticides et France nature environnement s’indignent contre le retard de la publication de l’étude Pestiriv, qui « serait bloquée au niveau gouvernemental ». « Nos associations qui ont toutes les trois participé au comité national de suivi des études sur les pesticides, savent que Pestiriv est terminée », affirment-elles. Elles voient en cela une « une volonté manifeste de masquer la réalité de l’impact des pesticides », à l’approche de la CMP sur la PPL Duplomb. Lancée en 2021 par l’Anses et Santé publique France, l’étude Pestiriv évalue l’exposition aux pesticides des riverains de cultures, en particulier viticoles. Les premiers résultats avaient été annoncés pour « pas avant 2024 ». Les trois associations indiquent étudier « le dépôt d’un recours juridique » pour avoir accès aux résultats de l’étude. Interrogé, le cabinet de la ministre de l’Agriculture a répondu que « l’étude n’est pas terminée, il ne s’agit en aucun cas d’un blocage du gouvernement ».

 

source: Agra


Par Agra

Machinisme : Bruxelles simplifie ses prescriptions en matière de freinage

Dans un règlement délégué publié au Journal officiel de l’UE le 12 juin, la Commission européenne simplifie la législation de l’UE concernant les prescriptions en matière de freinage pour les véhicules agricoles et forestiers. Dans les faits, il est désormais possible pour les tracteurs équipés d’une double ligne hydraulique de freinage d’être attelés à des outils en simple ligne. Bruxelles justifie sa décision par le fait qu’« un nombre important de véhicules tractés sont encore utilisés avec des attelages à simple ligne ». Elle ajoute des dispositions techniques afin de « prévenir les accidents provoqués par des systèmes de freinage mal reliés » mais également « de garantir le bon fonctionnement des véhicules tractés équipés d’un système à simple ligne lorsqu’ils sont attelés à des tracteurs dotés de deux conduites de commande ». Le nouveau texte rappelle que « l’immatriculation ou la mise en service de tracteurs neufs équipés de systèmes de freinage uniquement compatibles avec des liaisons hydrauliques du type à une seule conduite » est interdite depuis le 1er janvier 2025. Plusieurs autres problèmes de conformités ont émergé ces derniers mois, soulignaient nos confrères de la France agricole dans un article le 5 juin.

source: Agra


Par Agra

Reliquats d’aides bio : un CSO et un Comité État-Régions convoqués le 1er juillet

La date circulait depuis plusieurs semaines, mais les invitations ont enfin été reçues par les parties prenantes : un conseil supérieur d’orientation (CSO) et un Comité État-Régions est organisé le 1er juillet par le ministère de l’Agriculture. L’ordre du jour du CSO sera la mise à jour du plan stratégique national (PSN), la déclinaison française de la Pac ; l’enveloppe de reliquats d’aides bio, estimée à 257 millions d’euros (M€) non consommés en 2023 et 2024, devrait être au centre des discussions. La ministre a déjà annoncé que 50 M€ seraient alloués aux aides à l’investissement, et qu’une autre partie – dont le montant n’est pas connu – revaloriserait les éco-régimes bio. Elle a aussi promis que plus de 55 M€ abonderaient l’enveloppe de l’aide complémentaire au revenu des jeunes agriculteurs. La déclinaison nationale du paquet européen de Simplification pourrait également être évoquée. Quant au Comité État-Régions, il portera sur les aspects budgétaires de la réforme de la Pac post-2027, alors que le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’Union européenne doit être présenté le 16 juin.

source: Agra