Aveyron | National | Par Eva DZ

FNB : Un congrès porteur

Les 4 et 5 février, une délégation aveyronnaise était présente au Congrès de la FNB à Cournon, dans le Puy de Dôme, aux côtés des éleveurs bovins venus de toute la France. Ils seront trois à représenter l’Aveyron au conseil d’administration de la FNB : Maugan De campos, Bruno Nayrolles et Dominique Fayel.

La délégation aveyronnaise présente au congrès de la FNB.

Béatrice Bousquet, membre de la section bovins viande FDSEA, a participé au congrès de la FNB, les 4 et 5 février à Cournon dans le Puy de Dôme.

Que retenez-vous de ce congrès ?
B. Bousquet : «J’ai trouvé ce congrès très intéressant. C’est toujours porteur de pouvoir échanger avec des éleveurs de la même production de tous les départements français, avec chacun nos spécificités, nos problématiques. Même si nous avons ressenti une certaine crainte vis-à-vis de la DNC, avec des témoignages forts d’éleveurs, nous avons tous salué la bonne tenue des cours depuis plusieurs mois. D’ailleurs, les responsables de la FNB ont précisé que c’était la première fois que se tenait un congrès dans un contexte où les prix de vente de nos animaux dépassent nos coûts de production !

Quel a été le thème fort ?
B. Bousquet : Je retiens la volonté de préserver l’élevage dans toutes les régions. Le contexte porteur du marché est un signal fort en faveur de l’élevage et la FNB veut en profiter pour accentuer son travail sur le renouvellement des générations d’éleveurs et sur l’attractivité de notre métier. J’ai d’ailleurs assisté à une table-ronde très intéressante sur ce sujet. Les messages étaient très encourageants avec plusieurs témoignages de la MSA, des JA 63, de la Région Auvergne Rhône Alpes, sur l’accompagnement et le soutien financier des candidats à l’installation et sur la communication auprès des jeunes en formation agricole.
Je retiens aussi l’intervention d’un représentant du syndicat des commerçants en bestiaux qui a évoqué les difficultés géopolitiques sur le marché de l’export des broutards (notamment au Maroc) ainsi que les risques de perte de marchés du fait de la vaccination DNC et son impact sur l’ouverture de marchés.

La ministre de l’agriculture a participé aux travaux du congrès. Que retenez-vous de l’intervention d’Annie Genevard ?
B. Bousquet : Elle a semblé vouloir soutenir les éleveurs dans son discours, arguant qu’en France, un agriculteur sur trois est éleveur. Et que la France est le premier pays d’élevage en Europe. Elle a communiqué aussi sa satisfaction dans le programme de gestion de la DNC, tout en appelant à la vigilance sur les mouvements d’animaux.
En revanche il a été assez peu question de l’accord UE/Mercosur, c’est regrettable ! Les responsables de la FNB ont toutefois salué la victoire syndicale sur la saisine de la Cour de justice européenne par les parlementaires européens».


Recueillis par Eva DZ

Toutes les actualités

Sur le même sujet

A la veille de son congrès qu’elle tiendra les 4 et 5 février prochains à Cournon d’Auvergne, la Fédération nationale bovine (FNB) a appelé à redonner des couleurs à l’élevage français. Après quelques années très difficiles, les cours de bovins ont repris des couleurs et la situation des éleveurs quelque peu s’est améliorée. Le point de bascule a été identifié à la fin du printemps 2025, entre mai et juin, «lorsque le prix de vente des animaux au départ de la ferme (Jeunes bovins catégorie U, ndlr) a dépassé l’indice du coût de production», a indiqué Patrick Bénézit, le président de la FNB. Selon les chiffres de l’Institut de l’élevage (Idele), cet indice était en mai de 6,05 euros/kg et…