Aveyron | Par La rédaction

CUMA de Buzeins Le choix d’un apprenti pour promouvoir le salariat en CUMA

Pour faciliter le recrutement de salariés, certaines CUMA ont fait le choix de prendre un apprenti, une occasion de faire connaître aux jeunes, le mouvement CUMA mais aussi et surtout les nombreuses portes qu’il ouvre en terme d’emplois. L’exemple de la CUMA de Buzeins.

Benjamin Roustan, apprenti est bien accueilli à la CUMA de Buzeins. Ici accompagné de Jean-Louis Solinhac, Aurélien Majorel et le salarié, Fleuret Fabre.

Benjamin Roustan réalise l’apprentissage de son CS Tracteurs et Machines agricoles au pôle de formation de Bernussou, à la CUMA de Buzeins. Une aubaine pour les responsables de cette «petite» CUMA déjà employeur d’un salarié pour conforter l’emploi local, le service à ses adhérents et participer à la formation d’un jeune au métier de salarié en CUMA. «Le salarié en CUMA a souvent mauvaise presse, il est donc important de nous ouvrir aux jeunes, de leur montrer ce qu’est le métier, comment nous fonctionnons pour que ce soit plus facile ensuite de recruter pour nous», explique Jean-Louis Solinhac, président de la CUMA de Buzeins.

Et puis pour cette CUMA, créée en 1979, qui réunit 35 adhérents dont une dizaine très actifs dans les services, cela a permis de conforter l’emploi localement. «Nous avons déjà un salarié à temps plein depuis 8 ans et nous nous posions la question de l’embauche d’un deuxième pour l’épauler pendant les gros travaux ou lorsqu’il est en congés mais nous n’étions pas sûr que l’activité soit suffisante… Et un questionnaire rempli par les adhérents nous a confirmés que nous n’avions pas assez d’heures supplémentaires pour créer un deuxième emploi à temps complet. Finalement la proposition de Benjamin de faire son apprentissage chez nous, nous offre un bon compromis !», complète Aurélien Majorel, administrateur à la CUMA, responsable de l’apprenti. «Et puis Benjamin était très motivé, son envie d’apprendre, sa formation spécialisée dans le machinisme ont convaincu notre conseil d’administration de l’accueillir. Notre salarié, Fleuret Fabre a aussi été d’accord pour le former et travailler avec lui, c’est un aspect très important dans le cadre de son apprentissage», poursuit Aurélien Majorel.

Il faut dire qu’à la CUMA de Buzeins, le travail et la diversité ne manquent pas ! Elle propose du service complet mais pas exclusif, sur ses nombreuses activités (labour, déchaumage, herse étrille, épandeur, casseuse de pierres, fauche, récolte du foin…). Et dispose d’un atelier pour remiser le matériel et réaliser l’entretien (surtout en période hivernale). «Je recherchais vraiment une CUMA pour mon apprentissage parce que je savais qu’il y avait de la diversité dans le matériel. C’est une belle porte d’entrée dans le milieu agricole», confirme Benjamin Roustan. Son apprentissage a démarré en août et dure un an. Cette année est partagée entre les périodes de cours au pôle de formation et la pratique à la CUMA de Buzeins. «La coordination se passe très bien. D’août à avril, Benjamin a alterné 1 mois de cours et 1 mois chez nous et depuis avril, il est présent pendant 3 mois à la CUMA, ce qui nous arrange bien pour la saison des gros travaux !», explique Aurélien Majorel, qui partage la gestion du salarié et de l’apprenti avec Nicolas Ginisty, administrateur responsable du planning et l’appui de la FD CUMA pour le suivi administratif. «Nous nous répartissons bien les chantiers entre nous et la gestion de l’atelier», témoigne le salarié, Fleuret Fabre. «Benjamin se débrouille très bien, nous avons trouvé un bon équilibre de travail».

L’expérience est donc plus que positive pour la CUMA de Buzeins : «Nous ne regrettons pas du tout ce choix de l’apprentissage», assure Jean-Louis Solinhac. «C’est aussi un bon tremplin pour les jeunes, dans la découverte du poste de salarié en CUMA, un moyen aussi pour eux, de renforcer leur expérience et pour notre CUMA, de se développer aussi». Et Aurélien Majorel de compléter : «Avoir une CUMA qui fonctionne bien est un atout pour s’installer. Nous avons beaucoup de jeunes sur notre secteur et d’autres à venir, c’est important de leur montrer qu’ils peuvent compter sur leur CUMA», citant l’exemple du paysan boulanger, récemment installé et adhérent actif à la CUMA qui propose du bon pain frais tous les jours aux habitants du village !

Enfin, les retours des adhérents sont également très positifs : «Benjamin a été bien accueilli. Tout le monde a joué le jeu», résume satisfait, Jean-Louis Solinhac. Une expérience réussie aussi pour l’apprenti qui dit avoir beaucoup appris sur le fonctionnement d’une CUMA et gagné en compétences grâce à la diversité des matériels, des systèmes d’exploitation. Une expérience gagnant-gagnant !

Eva DZ

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