Aveyron | Par La rédaction

CELIA section Nord Aveyron Année de consolidation

Avant sa grande assemblée générale du groupe coopératif le 30 juin à Laguiole, CELIA organise ses assemblées de section, dont celle du nord Aveyron, lundi 22 mai.

L’assemblée générale section nord Aveyron de CELIA s’est déroulée lundi 22 mai à Saint Rémy de Monteyroux (photo CELIA).

2022 fut une année de consolidation d’activité pour CELIA. Après plusieurs années de croissance, la coopérative affiche une rassurante stabilité : +0,6% en bovins confirmant ainsi sa première place d’OP bovine d’Occitanie avec plus de 77 700 bovins commercialisés et +0,1% en ovins (près de 106 300 têtes commercialisées). L’augmentation sans précédent des prix des animaux tant finis qu’en maigre a permis à la coopérative de passer la barre des 105 millions d’euros de chiffre d’affaires (+17%). «C’est du jamais vu !», pour Hervé Chapelle directeur général de la coopérative et Henry Peyrac, président, qui a succédé l’année dernière à André Veyrac. Ils expliquent ce bond du chiffre d’affaires par l’augmentation du prix unitaire des animaux : «sur le premier semestre, nous avons ressenti la décapitalisation des cheptels mais au deuxième semestre, l’activité broutards a été boostée par les pays tiers et le gain de parts de marché en Algérie surtout». Les achats de broutards ont ainsi augmenté de 3% sur cette période, sur la zone d’activité de CELIA, valorisés par son partenaire à l’export, BEVIMAC. «L’activité en animaux finis est également en forte progression. La sécheresse a poussé les adhérents à décapitaliser en proposant des animaux semi-finis qui ont trouvé leur débouché sur un marché en recherche de volumes et au prix rémunérateur», indique Hervé Chapelle. Néanmoins, le contexte inflationniste pénalise les vaches laitières de réforme.
En démarche qualité, les volumes se sont aussi maintenus. Ainsi en label rouge Bœuf Fermier Aubrac, la grille de prix ayant suivi l’évolution des prix du conventionnel, les éleveurs ont joué le jeu de la filière qualité. En IGP Fleur d’Aubrac, l’évolution a été plus modérée mais reste régulière. La tendance est aussi positive en Blason Prestige en Limousin et en AB.

Redistribution aux adhérents

«La progression lente mais régulière, qui plus est sur le long terme, des prix a permis à la coopérative de pallier les hausses de charges et notamment celle du carburant», note Hervé Chapelle. Et de dégager un retour pour les adhérents OP ayant réalisé plus de 75% de leurs ventes avec la coopérative : «Au vu du résultat positif d’exploitation, la question d’un retour aux adhérents a semblé légitime pour le conseil d’administration qui a validé la redistribution sous forme de capital social de l’excédent de marges collecté, soit 8 €/tête livrée en 2022», a annoncé Henry Peyrac. Ainsi la coopérative prévoit de redistribuer près de 295 000 euros à 544 adhérents de l’OP. «C’est là l’ADN de notre coopérative», a résumé Henry Peyrac. «Notre fonctionnement est basé sur des relations commerciales durables avec nos adhérents, sur les principes d’équité et de respect mutuel».
Pour fidéliser ses 2 100 apporteurs, CELIA développe un programme de fidélisation. Ainsi les marchés rémunérateurs sont réservés en priorité aux adhérents de l’OP ayant signé le contrat. «Sur le maigre, le marché algérien proposait une plus-value de 15 centimes par rapport au débouché italien», illustre Hervé Chapelle. Pour encourager la production d’animaux finis, la coopérative propose à ses adhérents, des solutions de financement de l’engraissement à prix coûtant. Et n’hésite pas à répartir les excédents de résultat en dotation en capital social pour les adhérents de l’OP ayant apporté au moins 75% de leur disponible (comme cette année). La coopérative, à compter du 1er juillet, va réduire le délai de paiement à 10 jours des adhérents de l’OP ayant apporté au moins 95% de leur disponible. Une solution identique est à l’étude pour les éleveurs ovins.
Enfin, CELIA, grâce à sa capacité d’autofinancement, continue d’investir pour l’avenir. Le groupe coopératif réfléchit à regrouper, pour simplifier la logistique, l’ensemble des volumes de veaux gras sur la plateforme de Bozouls et à agrandir la bergerie. Un projet de rénovation du siège de la coopérative à Laguiole est également en réflexion.
Pour Languedoc Lozère Viande (LLV), CELIA envisage la construction d’un centre de logistique à Vauvert (Gard) à proximité de l’A9 qui assurera le transit du tiers du tonnage global de sa filiale. Afin de pallier les hausses du coût de l’électricité sur le site d’Antrenas de LLV, CELIA prévoit l’installation d’ombrières en photovoltaïque.
Enfin, à travers sa participation à BEVIMAC, CELIA veut continuer à diversifier les débouchés du maigre sur les pays tiers, notamment vers la Tunisie, le Maroc mais aussi dans les pays d’Union européenne comme l’Espagne. «Les projets ne manquent pas pour notre groupe coopératif toujours animé par le même objectif : trouver les débouchés les plus rémunérateurs pour nos adhérents, en maigre comme en animaux finis», a conclu Henry Peyrac.

Eva DZ     

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