National | Par Eva DZ

Au Sommet de l’élevage le ministre de l’agriculture assure le service après-vente d’Egalim 2

Présent le premier jour, mardi 5 octobre, au Sommet de l’élevage, Julien Denormandie a participé à une séance de questions-réponses aux côtés de Grégory Besson-Moreau, député de l’Aube rapporteur de la loi visant à protéger la rémunération des agriculteurs, de Sophie Beaudoin-Hubière, députée de la Haute-Vienne et de Michel Biero, directeur exécutif achat et marketing de Lidl.

«La loi Egalim 2 ce n’est pas une baguette magique mais c’est une recette que l’on doit utiliser». C’est en ces termes que le ministre de l’agriculture, en visite mardi à l’ouverture du 30ème Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, a qualifié l’esprit de la loi Egalim 2 visant à protéger la rémunération des agriculteurs, second volet d’une loi Egalim 1, qui force est de constater avait failli dans sa mission première.

Premier ingrédient de cette nouvelle recette : le contrat assorti d’un prix dont le socle seront les indicateurs de coûts de production. Devant un parterre d’élus et d’agriculteurs, le ministre et les députés ont assuré le service après-vente d’une loi qui vient juste d’être adoptée (ndlr : lundi 4 octobre à l’issue d’une commission mixte parlementaire) mais dont les responsables professionnels veulent voir rapidement la concrétisation.

Sur le calendrier, le ministre a indiqué l’entrée en vigueur de la non négociabilité des prix des matières premières agricoles à compter du 1er janvier 2022. L’obligation de contractualisation initialement prévue au 1er janvier 2023 pourrait quant à elle être avancée. C’est en tout cas le souhait de Julien Denormandie, «notre objectif est d’être prêt pour le 1er janvier 2022 de manière à envoyer un signal fort». Interrogé sur la liste des produits éligibles, en matière d’élevage allaitant en particulier, le député Besson-Moreau a confirmé qu’y compris les broutards entreraient dans le dispositif, avec la même nécessité d’achat a minima au coût de production dans le cadre des ventes pour l’engraissement. Confirmant que «la contractualisation est la base du dispositif», le député de l’Aube a indiqué que «la loi a vocation à protéger l’agriculteur mais aussi les industriels et la grande distribution en apportant davantage de transparence à chacun.

Sophie Chatenet – PAMAC

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Le 79e congrès de la FNSEA s’est ouvert à huis-clos mardi 25 mars à Alpexpo à Grenoble. L’occasion pour le syndicat majoritaire de revenir sur les grands temps forts de l’année 2024 et de tracer des perspectives pour l’avenir. L’ambiance des quelque 800 congressistes était studieuse. Au menu des discussions, l’inévitable sujet des dernières élections Chambres d’agriculture qui ont vu le traditionnel tandem FNSEA-JA perdre du terrain vis-à-vis de leurs adversaires de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne. «Nous restons cependant très majoritaire avec 84 Chambres remportées sur 101», a rappelé le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau lors de la conférence de presse pré-congrès. Un huis-clos a été l’occasion, dans un temps d’échanges, de faire le point…