National | Par La rédaction

Arboriculture : encore une molécule menacée de retrait

La filière arboricole écrit à la ministre de l’agriculture pour demander le maintien de la molécule lambda-cyhalothrine.

©iStock – Brane

La lambda-cyhalothrine est un insecticide crucial pour la protection des cultures fruitières. Cette substance est en cours de réhomologation au niveau européen. Les travaux menés par l’Agence Sanitaire grecque, en tant qu’’État membre rapporteur zonal’, ont abouti à une réhomologation des produits concernant cette molécule pour tous les usages historiques. Mais, une fois de plus, «l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) s’est désolidarisée de ces travaux et décide de se montrer plus exigeante que les agences sanitaires grecque et italienne», écrivent la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) et 11 associations d’organisations de producteurs nationales (AOPn) dans une lettre à la ministre de l’agriculture, Annie Genevard. 

Dogmatisme de l’Anses

Cette attitude de l’agence nationale de sécurité alimentaire risque de conduire à une perte des usages de cette molécule en arboriculture. Or «la lambda-cyhalothrine étant un insecticide de référence pour nos itinéraires techniques, la perte de cette molécule conduirait nos filières vers des situations d’impasse technique totale», écrivent les signataires. Le courrier à la ministre détaille les usages en pêche-nectarine, abricot, prune, raisin de table, pommes, poires, cerises, noix, noisettes… «Une restriction de l’usage de la lambda-cyhalothrine entraînerait donc des conséquences désastreuses : perte de rendement, augmentation des coûts de production, impact sur la qualité́ des produits (…) En somme, sans cette solution, nos producteurs se retrouveraient dans une impasse économique totale». L’Italie et la Grèce viennent de renouveler tous les usages des produits contenant cette molécule. Alors que la France a perdu 40 % de son verger en 20 ans, la FNPF et les AOP dénoncent «le dogmatisme de l’Anses» qui «va conduire notre agriculture à sa perte». «Nous vous demandons de soutenir la réhomologation de cette molécule pour les usages arboricoles ! Il est impératif que les méthodes de gestion des risques des produits phytosanitaires soient les mêmes dans tous les pays de l’Union européenne», concluent les signataires. 

La rédaction

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