Aveyron | Par Elisa Llop

ANICAP : la filière caprine est porteuse

L’antenne Occitanie de l’ANICAP (Association Nationale Interprofessionnelle Caprine) le représentant officiel de la filière, dresse un point de conjoncture de la filière caprin lait. L’occasion de rappeler les raisons d’être de cette association.

En tant qu’interprofession, l’ANICAP anime l’ensemble du réseau caprin, défend conjointement les intérêts des éleveurs, producteurs fermiers ou producteurs livrant une laiterie, des transformateurs coopératifs et privés… Elle intervient également dans les établissements agricoles (par exemple le lycée et institut François Marty à Monteils) ainsi que les écoles d’ingénieurs, les entreprises fournisseurs de matériel et de machines à traire…
Aude Rolland, chargée de mission filière caprine Occitanie à l’ANICAP, dresse la conjoncture pour la région et le département.

L’Aveyron est le département le plus important d’Occitanie en nombre d’éleveurs (180). L’Occitanie comprend 65% d’exploitations fermières et 35% de livreurs (chiffres 2024). En Aveyron, la tendance est inverse, avec une majorité d’éleveurs livreurs, de l’ordre de 80%, et 20% de fromagers (même tendance dans le Tarn et Tarn et Garonne), contrairement à d’autres départements plus fromagers. 10% des éleveurs caprins de l’Aveyron sont en filière bio, tandis qu’en Occitanie, on dénombre environ 230 exploitations caprines de plus de 20 chèvres en bio. La production de lait de chèvre représentait, dans la région en 2023, 12% de la production nationale. En outre 13 transformateurs ou coopératives sont présents ainsi que 2 AOP (Rocamadour et Pélardon). Il y a 3 enjeux prioritaires dans la région : l’adaptation au changement climatique, la promotion des produits et du métier d’éleveur caprin et l’installation et la transmission à pérenniser.

«Ces dix dernières années semblent plutôt dynamiques à ce sujet, la production n’a pas essuyé trop de pertes. Il faut noter que beaucoup d’éleveurs fromagers se sont installés avant d’arrêter ces dernières années. Avec une part significative de public hors-cadre» rapporte Aude Rolland.

Elisa Llop

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«Au niveau national, la collecte de lait a baissé de 3,2% en 2024 par rapport à 2023. La baisse d’installations dans le bassin historique est l’une des raisons. En revanche, dans notre bassin de production, la collecte se maintient du fait d’une population d’éleveurs plus jeune et des installations plus récentes», rapporte Virginie Albespy, membre du bureau à la Chambre d’agriculture de l’Aveyron, représentante de la filière caprine. Et la Chambre d’agriculture veut maintenir cette dynamique face à une baisse de l’engouement ces dernières années pour la production caprine : «L’un de nos défis est de proposer un accompagnement certes économique, mais aussi humain que ce soit auprès des cédants comme des porteurs de projet pour assurer des projets pérennes»,…