National | Par Didier Bouville

Aides PAC : les députés demandent de les réorienter vers l’élevage

«C’est un véritable cri d’alarme qui a été poussé devant nous», témoignent Germinal Peiro (PS) et Alain Marc (UMP Aveyron), députés auteur d’un rapport d’information sur l’élevage bovin laitier et allaitant en France, adopté le 10 juillet 2013 par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Ils ont auditionné depuis fin mars de nombreux acteurs des filières. « Malgré ces difficultés, nous considérons que l’élevage a un avenir en France » et est indispensable à l’emploi, à l’aménagement du territoire ou encore au tourisme, précisent les rapporteurs. « Il est nécessaire d’assurer aux éleveurs une juste rémunération en fonction de leurs conditions de travail. Pour ça, nous devons soutenir un rééquilibrage en direction de l’élevage dans la redistribution des aides de la PAC : ceux qui travaillent le plus ont les revenus les plus faibles », expliquent-ils. Un consensus a régné entre tous les partis politiques présents lors de l’audition, l’ensemble des députés demandant aux rapporteurs « d’aller plus loin ».

Dans leur rapport, Germinal Peiro et l’Aveyronnais Alain Marc demandent un « juste prix » des produits, et préconisent un recouplage des aides PAC vers l’élevage, un développement de la méthanisation et de l’autonomie protéique et fourragère des élevages, ou encore un étiquetage viande bovine française. Ils suggèrent de travailler sur des productions de qualité et sur les circuits courts, notamment dans la restauration hors foyer. Enfin, ils insistent pour alléger les contraintes administratives, notamment pour révéler le seuil des installations classées.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

La société Eloi, spécialisée dans la transmission des exploitations grâce à sa plateforme digitale, a présenté son baromètre de l’installation agricole à l’occasion d’une table ronde au Sia pro. Premier enseignement : les jeunes choisissent ce métier par passion mais les obstacles restent nombreux avant l’installation. C’est une donnée encourageante, la majorité des jeunes qui se lancent dans le métier d’agriculteur le font par passion, pour être proche de la nature, des animaux, au contact du vivant. Avoir un métier utile, qui a un sens. C’est ce qu’indique l’étude faite par la société Eloi, créée en 2019 à Rennes et devenue un des acteurs de la transmission avec sa plateforme digitale (eloi.eu), où des porteurs de projets (10 000 sont…