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20 Mai 2020 | Actus végétales | Actus élevage

Aliments du bétail : hausse des prix en perspective

Après une hausse des fabrications observée en mars, la hausse des prix annoncée devrait provoquer une baisse de la production d’aliments composés dans les mois qui viennent.

Au cours du mois de mars, les fabrications françaises d’aliments du bétail ont enregistré une progression de 4,1 %, par rapport au mois correspondant de 2019, selon les statistiques communiquées par Coop de France-nutrition animale et le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (Snia). Tous les postes ont progressé, + 6,2 % pour les aliments pour bovins, + 5,7 % pour les aliments porcs et + 2,2 % pour le secteur volailles.

Même si l’on tient compte du fait que le mois de mars dernier comptait un jour ouvré de plus qu’en mars 2019, on peut considérer ce résultat comme bon, ce qui risque de ne pas se renouveler pour les prochaines échéances. Sur l’ensemble des neuf premiers mois de la campagne, la production nationale d’aliments composés se situe en équilibre par rapport à l’an dernier, avec 14,7 Mt. Les aliments bovins ont accusé un recul de 2,2 %, les aliments porcs, toujours soutenus par l’embellie du marché du porc grâce à l’exportation vers la Chine, a gagné 2,1 % tandis que les aliments pour volailles enregistraient une très légère progression de 0,4 %.

Effet Covid-19

En mars, les effets économiques du Covid-19 n’avaient pas encore atteint leur paroxysme. Mais déjà en fin de mois, les fabricants d’aliments du bétail ont dû adapter leur stratégie d’approvisionnement des éleveurs en fonction d’une crise qui allait se développer rapidement. Un approvisionnement régulier de l’élevage a pu être maintenu, mais comme le souligne la note de conjoncture commune de Coop de France, tout cela avec coût supplémentaire pour les entreprises d’alimentation animale. Ce qui se répercutera immanquablement sur le prix de l’aliment.

Invité à évoquer le sujet, à l’issue du dernier Conseil céréales de FranceAgriMer, le 13 mai, François Chochat, président du Snia, n’a pas laissé peser le doute sur ce point, alors que l’élevage se trouve fragilisé par la perte de débouchés provoquée notamment par la mise en sommeil de la restauration hors foyer. La hausse des prix de l’aliment devrait entraîner une réduction des utilisations. Alors que les prévisions de fabrications d’aliments tablaient sur une stabilisation, la diminution de la production pourrait atteindre 5 %. Le phénomène toucherait, plus ou moins, l’ensemble.

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