Aveyron | Par Eva DZ
Vendredi 11 septembre, CELIA a fêté sa première décennie à Antrenas, sur le site de sa filiale Languedoc Lozère Viande. Membres du conseil d’administration, collaborateurs, adhérents, partenaires, clients, élus… 800 personnes réunies pour célébrer cet anniversaire, symbole de la réussite d’une union fructueuse.
En juin 2015 naissait CELIA, fruit de la fusion entre la coopérative CEMAC Cobévial et Bovi Plateau Central, filiale de RAGT. Les deux structures ont uni leur destin pour gagner en compétitivité et assurer la meilleure valorisation possible des productions bovines et ovines de leurs adhérents. Et cette ambition affichée dans le nom même de CELIA (Coopérative d’ELevage Inter-régional Allaitant) n’a pas changé, 10 ans après ! Le président, Henry Peyrac, le confirme : «Depuis 60 ans (et la naissance de la CEMAC fondée par Eugène Alexandre NDLR), des hommes et des femmes s’unissent autour d’une même ambition : garantir une rémunération équitable aux producteurs, quelle que soit la taille de leur cheptel ou leur éloignement géographique».

Des outils au service des producteurs
La réussite du groupe coopératif CELIA tient dans sa structuration équilibrée entre ses deux filiales. L’union de coopératives BEVIMAC assure l’export des bovins et l’entreprise Languedoc Lozère Viande valorise les animaux finis… L’entreprise lozérienne qui a connu un fort développement ces 10 dernières années, illustre ainsi l’aboutissement de cet équilibre global. Y fêter cet anniversaire était une «évidence».
«Cette structuration équilibrée nous permet de dégager des dividendes qui nous donnent les moyens de conforter l’existant, de moderniser nos outils, d’investir tout en gardant un œil sur le contexte, avec prudence donc !», glisse Henry Peyrac. Cet équilibre, le président, comme son prédécesseur, André Veyrac, y tient. Ainsi, le rappelle-t-il : «Nos outils sont au service de la production et pas l’inverse ! Aujourd’hui le développement de nos volumes est fait et n’est plus un objectif en soi. Notre stratégie est bien celle de la qualité voire de l’excellence à travers la mise en avant de nos 6 filières de qualité en ovin et bovin, véritables gages d’avenir pour nos territoires et la preuve qu’on peut résister. Chez CELIA, on est en circuit ultra-court… presque de la vente directe», sourit-il.
La force, selon lui, et ce qui forge l’ADN de la structure depuis son origine, c’est qu’elle «est et reste aux mains des éleveurs». «Nos outils sont à taille humaine, ils sont managés par les éleveurs qui prennent les décisions en connaissance de cause». D’ailleurs, le président de Languedoc Lozère Viande, Gilles Paulet est lui aussi éleveur, tout comme le président de BEVIMAC, Nicolas Mouysset et l’ensemble du conseil d’administration de CELIA composé d’éleveurs d’Aveyron, du Cantal, de la Lozère et du Tarn.
Les éleveurs maîtres du jeu
Une appartenance ressentie également chez les 148 collaborateurs du groupe qui n’ont pas hésité à mettre la main à la pâte dans l’organisation de cet anniversaire, jusque dans la visite guidée du site et la présentation de leur métier.
Par cet engagement, les responsables du groupe CELIA ont montré combien leurs entreprises étaient des moteurs de territoire, à Laguiole où est installé le siège comme à Antrenas chez Languedoc Lozère Viande. «Nous montrons notre envie de continuer à vivre sur nos territoires et à les faire vivre. Nous sommes les derniers remparts avant la désertification, la déprise…». Des messages que le président de CELIA a rappelé aux élus présents, le maire d’Antrenas et représentant la Communauté de communes du Gévaudan, Gilles Fontugne, Jean Valadier président de la Communauté de communes Aubrac Carladez Viadène, Vincent Alazard conseiller départemental de l’Aveyron, Sophie Pantel, présidente du Département de Lozère et Pauline Cestrières, députée de l’Aveyron et adhérente CELIA. «Tous ont salué l’engagement de CELIA, sa capacité à donner des perspectives à l’élevage». «L’élevage de montagne est une réponse à bien des niveaux», a souligné Pauline Cestrières.
Henry Peyrac s’est dit «fier du chemin parcouru». «En mettant en commun, en partageant les compétences, on peut rester maître de son outil, continuer à le moderniser et à capitaliser». Convaincu que de «belles pages d’histoire sont encore à écrire», il croit en l’avenir de l’élevage «à condition de rester acteur et leader sur nos territoires».
Son homologue de Languedoc Lozère Viande, Gilles Paulet, a lui aussi salué cette «belle aventure». «Notre structure qui appartient aux éleveurs de la coopérative, qui valorise au mieux les animaux, qui se veut le porte-drapeau de nos signes de qualité, prouve que nous sommes les mieux armés sur la traçabilité».
Eva DZ


