Aveyron | Par Didier Bouville

Une aide de 18 000 euros pour l’autonomie protéique

La région Occitanie a récemment annoncé le lancement de la MAEC transition des pratiques – autonomie protéique. Cette initiative vise à renforcer l’autonomie des éleveurs en matière de protéines, rendant ainsi leurs exploitations plus résilientes. Cette démarche accompagne les évolutions agricoles en favorisant des pratiques durables et une évolution des systèmes de production.

À travers une approche progressive, personnalisée et forfaitaire, les éleveurs de bovins lait, bovins viande, ovins lait, ovins viande, caprins, porcins, volailles (ponte et/ou chair) sont encouragés à s’engager sur deux des quatre thématiques suivantes : augmenter la part des surfaces dédiées à des cultures protéiques fourragères, améliorer les pratiques d’élevage, accroître la production interne de concentrés et réduire la dépendance aux protéines importées.

Dans cette approche, les éleveurs sont incités à sélectionner deux domaines d’amélioration parmi les quatre proposés. Ces axes englobent l’extension des terres consacrées à la culture de plantes riches en protéines pour l’alimentation animale (légumineuses, etc.), l’adoption de meilleures pratiques d’élevage (pâturage), la production interne de concentrés alimentaires et la réduction de la nécessité d’importer des protéines pour nourrir les animaux. L’objectif global est d’améliorer la durabilité, la qualité et la rentabilité des activités d’élevage.

Le montant forfaitaire de l’aide s’élève à 18 000 € par exploitation, répartis sur 5 ans avec un montant annuel de 3 800 euros par an. Cette aide est soumise au respect des engagements pris et à l’atteinte des résultats attendus. Pour parvenir à ces objectifs, l’agriculteur devra suivre un processus en plusieurs étapes :

Au départ, un diagnostic initial devra être réalisé pour évaluer le niveau et la qualité de l’autonomie en matière azotée totale (MAT) au sein de leur exploitation. En collaboration avec un conseiller, ils devront ensuite élaborer un plan d’actions couvrant la période de cinq ans.

Durant ces cinq années, les agriculteurs devront assurer un suivi régulier de leur progression, et y consacrer deux demi-journées. Parallèlement, ils devront enregistrer les pratiques mises en place au fil du temps et tenir un registre consignant ces enregistrements.

Enfin, à la fin de la 5ème année, un diagnostic final devra être réalisé pour démontrer la concrétisation des objectifs fixés.

L’ensemble de ces étapes vise à garantir le succès du processus. L’objectif ultime de ces mesures est d’améliorer l’autonomie en matière azotée totale au sein des exploitations agricoles et de fournir une justification solide des progrès accomplis à l’issue de la période de cinq ans.

Pour en savoir plus sur cette initiative et explorer ses avantages, consulter le site officiel de la région Occitanie. De plus, pour obtenir des informations spécifiques à l’accompagnement proposé par la Chambre de l’agriculture de l’Aveyron, contacter le service élevage au 05 65 73 78 33 ou par mail : elevage@aveyron.chambagri.fr

La rédaction

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Réunie en assemblée générale vendredi 7 juin, l’union de coopératives BEVIMAC Centre Sud a présenté une activité, spécialisée dans l’export d’animaux vifs, en progression malgré la fermeture du marché algérien et un regain de valeur ajoutée pour les animaux destinés à l’Italie. L’assemblée générale de BEVIMAC Centre Sud s’est déroulée vendredi 7 juin. La stratégie de BEVIMAC Centre Sud, union des coopératives décidée il y a 9 ans, continue de porter ses fruits. Le débouché commercial vers les pays tiers bien que conditionné aux aléas géopolitiques et sanitaires, apporte une puissance d’achat aux coopératives adhérentes, CELIA, UNICOR notamment, et permet de capter une valeur ajoutée supérieure à celle des marchés européens. Pour Pierre Terral, le président, ces bons chiffres sont…