Mot-clé : Vignes

Par Agra

Grandes cultures : risque «très élevé» d’introduction d’une «superweed» en France

Fléau des producteurs américains de maïs et soja OGM, connue pour ses populations multi-résistantes aux herbicides (ce qui lui vaut le qualificatif de «superweed» aux Etats-Unis), l’amarante de Palmer, présente une probabilité «très élevée» d’introduction en France, estime l’Anses dans un avis publié en décembre. Sur les cultures estivales (maïs, soja, sorgho, tomate, oignon, tournesol…), elle causerait des dommages moindres qu’en Amérique, compte tenu des différences de pratiques culturales (pas de culture OGM tolérante aux herbicides non sélectifs, faible surface en semi direct). Mais ces dommages resteraient «élevés», estime l’agence. L’amarante de Palmer aurait aussi un «impact modéré» en vergers ou en cultures pérennes. Aux États-Unis, elle frappe notamment la vigne et la tomate, en Espagne, la luzerne. Déjà présente en Italie et en Espagne (où elle est réglementée), y compris dans des zones frontalières, cette amarante pourrait être introduite par plusieurs voies : les importations de soja et maïs américains, ou les aliments pour bétail/foin venus d’Espagne. L’Anses recommande de la classer comme organisme nuisible, induisant un contrôle des lots de soja et de maïs importés, une détection précoce et la mise en œuvre d’une démarche d’éradication en cas d’observation confirmée.


Par Agra

Crise viticole : dans le Bordelais, olives et asperges en tête des reconversions

Dans le cadre du plan d’arrachage des vignes mis en place pour lutter contre la crise viticole, la région Nouvelle-Aquitaine a « accompagné 45 projets de réorientation » (pour 1,4 M€ d’aides), annonce-t-elle dans un communiqué du 22 décembre. La «grande majorité» de ces projets porte sur les productions végétales, avec 14 projets d’implantation d’oliviers, dix en asperges, ainsi que 15 projets de production de fruits (kiwis, noisettes, fraises, agrumes, prunes) et de luzerne. Six projets portent sur les productions animales (bovins viande, poules pondeuses).

A travers ce guichet ouvert jusqu’au 31 décembre, l’exécutif régional finance les «investissements d’implantation de cultures pérennes», plusieurs types de matériel (abris froids, récupération d’eau, bâtiments d’élevage, etc.), ainsi que les «investissements liés à la transformation et commercialisation». Pour rappel, ce dispositif intervient en complément de l’État et du CIVB (interprofession), qui «ont financé l’arrachage de 18 000 ha de vignes dans le bordelais à des fins de renaturation ou de diversification». Au niveau national, près de 27 000 ha ont déjà été arrachés et un second plan a été annoncé le 24 novembre, pour 130 M€ (dont 70 M€ en 2026).

Source Agra


Par Agra

Vin : en Occitanie, région et chambre alertent sur des arrachages trop élevés (presse)

La région Occitanie et la chambre régionale d’agriculture alertent, le 8 décembre dans le journal Les Echos (article payant), sur le risque d’arrachages trop conséquents au sein de leur vignoble. « Il n’est pas question que le Languedoc-Roussillon soit une variable d’ajustement, avec trop d’arrachage de vignes », déclare le vice-président de la région Jean-Louis Cazaubon. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé, le 24 novembre, 130 M€ pour un nouveau plan national d’arrachage. « Il y a déjà eu beaucoup d’arrachage en Languedoc-Roussillon, du fait de la pyramide des âges des exploitants et de nombreuses situations de détresse. Mais si 15 000 ha sont encore arrachés, les autres régions vont garder leur potentiel de production, et nous pourrions manquer de vin à terme », anticipe Jean-Louis Cazaubon. « En Occitanie, beaucoup veulent arrêter, notamment ceux qui exploitent les parcelles qui souffrent le plus de l’impact du réchauffement climatique », signale aux Echos le président de la chambre régionale d’agriculture Denis Carretier. L’élu propose de limiter à un tiers de l’arrachage national pour le Languedoc-Roussillon, soit 10 000 ha. Pour y parvenir, « des critères doivent être fixés par FranceAgriMer. Il doit cibler davantage les vins rouges, en surstock, que les blancs et les rosés. Et il faut éviter d’arracher dans les zones irrigables », précise-t-il.


Par Agra

Vin : le calendrier des aides à l’arrachage est prolongé de plusieurs semaines

Le calendrier de l’aide nationale à la réduction définitive du potentiel viticole, dotée de 120 millions d’euros, est allongé de plusieurs semaines, selon une décision modificative publiée le 8 mai par FranceAgriMer. Ainsi, les viticulteurs ont jusqu’au 21 juillet (non plus le 2 juin) pour déclarer leurs arrachages de vignes, jusqu’au 22 juillet (non plus le 3 juin) pour déposer leur demande de paiement. FranceAgriMer comptabilise 5 433 demandes à l’échelle nationale, représentant 27 434 hectares. Des surfaces qui sont « susceptibles d’évoluer d’ici la clôture de la demande de paiement : certains bénéficiaires pourraient, par exemple, renoncer à l’arrachage », indique à Agra Presse l’établissement public. Leur répartition montre en tête les bassins Languedoc-Roussillon (12 539 hectares), puis Aquitaine (5 532 hectares), Vallée du Rhône-Provence (4 644 hectares), Sud-Ouest (3 700 hectares), Val de Loire-Centre (913 hectares), Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura (109 hectares).


Par Eva DZ

Une PPL pour autoriser et encadrer l’entraide bénévole pour les vendanges

Une proposition de loi présentée par la députée Valérie Bazin-Malgras (LR, Aube) le 2 mai, vise à permettre aux exploitants viticoles de vendanger une petite surface avec l’aide de proches bénévoles sans devoir recourir aux formalités relatives à l’embauche de travailleurs salariés. Les possibilités prévues par la loi pour effectuer des travaux agricoles en recourant à des tiers hors d’une relation salariale sont actuellement limitées : urgence (accident mécanique), entraide via échanges de services, statut d’aide familial. Le texte précise qu’il serait possible de recourir à une entraide bénévole seulement sur des parcelles identifiées, déclarées et ne dépassant pas un hectare. L’exploitant serait responsable des dommages en cas d’accident du travail.

«L’aide apportée n’est ni durable ou régulière, ni accomplie dans le cadre de contraintes qui caractériseraient un état de subordination. Elle ne se substitue pas à un poste de travail nécessaire au fonctionnement normal d’une entreprise ou d’une activité professionnelle» est-il expliqué. Pour rappel, le woofing est également vu comme une activité non présumée salariée par la MSA (convention de lutte contre le travail illégal de février 2014).


Par Didier Bouville

Aveyron : du stress estival mais des vendanges réussies !

L’arrière-saison a sauvé la récolte 2014 des quatre vignobles AOP aveyronnais (Estaing, Le Fel-Entraygues, Marcillac, Côtes de Millau), après une météo estivale catastrophique pour les vignes. Le millésime sera joli cette année avec des vins frais et fruités. Et des volumes au rendez-vous pour reconstituer les stocks avec l'appui des mois de septembre et d'octobre ensoleillés. Les commentaires d'Eric Portalier, co-président de l’Appellation Côtes de Millau et de Kasper Ibfelt,…