Mot-clé : Viande ovine

Par Agra

Ovins viande : Interbev vise un tiers d’agneaux supplémentaires en 2030

Dans le cadre des Conférences de la souveraineté lancées en décembre par Annie Genevard, la section ovine d’Interbev s’est fixé l’objectif d’un million d’agneaux supplémentaires d’ici 2030, a indiqué son président Patrick Soury à Agra Presse le 29 janvier. Soit une croissance de près d’un tiers, alors que 3,045 millions d’agneaux ont été abattus en 2024. Un plan « ambitieux », assume M. Soury, sachant que la production et la consommation de viande ovine sont en érosion tendancielle ces dernières années. Au-delà de son travail en cours sur le renouvellement des générations et sur la consommation, l’interprofession compte « optimiser le potentiel de production de chaque élevage » grâce à un « accompagnement technique individualisé », selon l’élu. Il s’agira de construire des « contrats de progrès », dont les objectifs et les indicateurs seront fixés par les éleveurs. Ces « programmes d’amélioration sur cinq ans », menés avec un technicien référent, porteront notamment sur « trois piliers » : sol/agronomie, bâtiments et main-d’œuvre. Ils seront par ailleurs « couplés » aux besoins de la filière afin de produire « les catégories d’animaux dont la filière a besoin au moment où elle en a besoin ». Le but : optimiser la valorisation des ovins, espère M. Soury.


Par Agra

Viande bio : 3ème année de baisse consécutive pour les bovins et ovins (Interbev)

En baisse de 9 % sur un an et de 29 % depuis 2021, « la production de viande bio recule pour la troisième année consécutive » en 2024, annonce l’interprofession bétail et viandes (Interbev) dans un communiqué le 7 octobre. Selon son observatoire, les abattages d’ovins et de bovins bio s’établissent à 28 236 téc. Premiers touchés, les ovins ont pâti en même temps de « la difficulté de trouver des débouchés sur le marché bio » et d’un « besoin d’agneaux sur le marché conventionnel » (notamment lié à la FCO). Résultat : une « réaffectation vers le marché conventionnel », « principale raison » de la chute des abattages (-22 %). Du côté des bovins, les abattages allaitants (-11 %) connaissent un recul plus marqué que les laitiers (-3 %). En raison de la pénurie d’animaux, le niveau de prix des animaux bio s’est retrouvé « comparable au conventionnel », d’où « une baisse des volumes valorisés » en bio. Concernant la consommation, seuls deux débouchés sont en croissance : les magasins spécialisés (+8,8 %) et la restauration collective (+14 %, notamment grâce aux lois Egalim et Climat). Les autres débouchés reculent : -6,4 % en GMS, -5,5 % en vente directe et -2,08 % en boucheries traditionnelles. Toutefois, Interbev souligne la « capacité d’adaptation de la filière », avec la « stabilisation » du nombre d’exploitations (13 301).


Par Agra

L’agneau français chahuté

Dans une récente note, Agreste, le service statistique du ministère de l’agriculture, indique une baisse du nombre d’abattages d’agneaux. Seulement 278 000 têtes ont été abattues en juillet 2025 soit – 5,6 % par rapport à juillet 2024. Ce recul est encore plus prononcé si on le compare à la moyenne quinquennale 2020-2024 : -27,3 %. Dans le même temps, les statisticiens constatent un repli du cours moyen de l’agneau «qui poursuit sa baisse pour le troisième mois consécutif». Cependant avec 9,3€/kg de carcasse, il dépasse de 1,1 % son niveau de juillet 2024 et de 19 % la moyenne quinquennale. Enfin, la consommation de viande ovine a reculé de 14,2 % par rapport au niveau de 2024 et de 6,4 % par rapport à la moyenne quinquennale, dans un contexte de hausse des exportations et de baisse des importations, observe Agreste.


Par Agra

Élevage : l’abattoir public de Limoges arrête sa chaîne ovine et caprine (presse)

Face à des approvisionnements en forte baisse, l’abattoir public de Limoges (Haute-Vienne) a cessé « l’abattage des espèces ovine et caprine » le 30 juin, d’après un courrier consulté par nos confrères Le Populaire du centre. L’outil avait déjà été amené à « diminuer le nombre de jours » d’ouverture, avant de « finir sur un abattage d’une quarantaine d’agneaux » tous les 15 jours, contre « 300 auparavant », retrace Bernard Thalamy, vice-président de Limoges Métropole en charge de l’abattoir, interrogé par France 3 Nouvelle-Aquitaine. L’abattoir, qui avait déjà arrêté son activité porcine en 2023, ne traitera plus que des bovins. Les éleveurs ovins usagers de l’abattoir – essentiellement en circuits courts – sont redirigés vers Bessines-sur-Gartempe et Bellac, au nord, ainsi que vers Lubersac (Corrèze), au sud. Avec 232 000 ovins en 2023 (dont 149 000 brebis allaitantes), la Haute-Vienne est le premier département français en ovins viande.