Mot-clé : Vente

Par Agra

Phytos : baisse des volumes de vente, plus marquée en conventionnel qu’en bio (fabricants)

Le syndicat Phyteis (fabricants de pesticides) a annoncé, dans un communiqué du 24 novembre, une « inflexion historique » des ventes de substances actives de ses adhérents en 2024, tombées à un volume global de 50 000 t. Entre 2008 et 2024, les volumes totaux ont reculé de 36 % (-44 % pour les produits conventionnels et -12 % pour les produits utilisables en agriculture biologique). L’année 2024 a été marquée par une rupture, alors que, jusqu’ici, les ventes de substances actives conventionnelles et utilisables en bio suivaient des dynamiques similaires. Les ventes de substances actives conventionnelles reculent de 5 % (en volume) tandis que celles des produits utilisables en bio progressent de 23 %, par rapport à 2023. Cette inflexion s’inscrit dans un mouvement national plus large. Par ailleurs, en octobre, le ministère de l’Agriculture a confirmé une baisse de 49 points du nouvel indicateur Ecophyto, le HRI1 (volumes/risques santé) en 2023, par rapport à la période de référence (2011-2013). L’indicateur passe de 55 en 2022 à 51 en 2023. Selon le ministère de l’Agriculture, cela traduit à la fois les retraits d’approbation de substances actives et les efforts mis en œuvre pour réduire l’utilisation et les risques liés à leur emploi, dans le cadre d’Ecophyto et désormais de la Stratégie Ecophyto 2030.


Par Agra

Vin bio : ventes en «hausse constante», malgré un décrochage en grande distribution

L’interprofession Sudvinbio a souligné le 18 novembre une croissance régulière des ventes de vin biologique, malgré leur décrochage en grande distribution. Elles atteignent 1,878 milliard d’euros en 2024, marquant une « hausse constante » (+7 % par rapport à 2023), a indiqué le président Julien Franclet en conférence de presse. L’évolution est la même en volume, à 2,856 Mhl (+7 %). En phase avec « une mutation de la consommation », le vin bio s’inscrit dans le « boire moins mais mieux », d’après lui. La plupart des circuits de distribution profitent de cette dynamique. Chez les cavistes, les ventes de vin bio affichent en valeur +13 % l’an dernier, en CHR (cafés, hôtels, restaurants) +12 %, à l’export +10 %, en vente directe +10 %, dans les magasins bio +2 %. Seule la grande distribution est dans le rouge, à -8 % (après -4,6 % en 2023). Une situation qui pénalise notamment les caves coopératives et le négoce, dont 22 % des volumes sont écoulés en GMS. Mais Sudvinbio veut « soutenir la consommation sur l’ensemble des circuits car les volumes de production excèdent encore la demande ». Entre 2010 et 2024, les surfaces de vignes bio ont été multipliées par sept (à environ 142 000 ha), rappelle l’interprofession, notant toutefois « une décélération des conversions » (22 702 ha en 2024 contre 39 475 ha en 2023).


Par Eva DZ

Séparation vente/conseil : «aucune information sur la suite», regrette LCA

«Nous sommes extrêmement déçus», concède Dominique Chargé, président de La Coopération agricole, interrogé par Agra. Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale, le 9 juin, les coopératives se retrouvent «sans avancées concrètes» dans le dossier de la séparation de la vente et du conseil des pesticides, que le gouvernement s’apprêtait à réformer par la loi. «Nous n’avons pas le bilan de la concertation lancée le 18 avril par Agnès Pannier-Runacher et confiée au CGAAER, initialement prévue pour deux mois», constate Dominique Chargé, qui souhaite que «ces dossiers soient repris là où les discussions s’étaient arrêtées car certains assouplissements étaient déjà actés». Pour l’heure, «nous n’avons aucune information sur la suite qui sera donnée à ces différents échanges, constate l’éleveur de Loire-Atlantique. Comme tout le monde, nous attendons la nomination d’un nouveau gouvernement, en espérant que cela soit rapide. Car nous ne pouvons pas continuer à travailler dans un tel climat d’insécurité juridique».

Autre point soulevé par Dominique Chargé, en vue des élections consulaires de janvier : le critère d’indépendance des élus de Chambre d’agriculture vis-à-vis des activités de vente de pesticides : «Nous ne savons pas si nous pouvons mettre des élus des coopératives agricoles : ce point faisant aussi l’objet de discussions dans le cadre de la séparation conseil/vente afin d’éviter tout conflit d’intérêt».


Par Eva DZ

LOA/Phytos : au Sénat, les rapporteurs proposent d’abroger la séparation vente/conseil

En vue de l’examen du projet de loi d’orientation agricole (LOA) en commission des Affaires économiques du Sénat le 12 juin, les rapporteurs LR Laurent Duplomb et centriste Franck Menonville proposent d’abroger la séparation de la vente et du conseil en phytos «en raison de ses effets jugés contreproductifs». Cette proposition ne devrait pas être pour plaire au gouvernement, qui a annoncé un projet – ou une proposition – de loi dédié à ce sujet dans les prochains mois, dans le but «d’adapter» et non pas de supprimer la séparation capitalistique, au grand dam de la Coopération agricole. Cette proposition d’abrogation des sénateurs LR n’est pas une surprise ; elle était déjà inscrite dans deux propositions de loi (PPL), l’une «pour un choc de compétitivité», adoptée au Sénat en mai 2023, l’autre pour «répondre à la crise agricole», déposée en janvier 2024 par Laurent Duplomb. Le sujet alimentera sûrement les négociations en commission mixte paritaire (CMP), dont l’issue conditionnera le calendrier d’examen du texte.

Leur amendement rend par ailleurs le CSP (conseil stratégique phytosanitaire) facultatif, suivant le vœu de la ministre déléguée à l’agriculture Agnès Pannier-Runacher lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 29 mai dédiée à Ecophyto 2030. Et de souligner, dans l’exposé, que «seul un très faible nombre d’exploitants a pu s’y conformer à ce jour».


Aveyron | Par La rédaction

Un CS à Bernussou et Beauregard « Production transformation commercialisation des produits fermiers »

Le pôle de formation de Bernussou en partenariat avec le lycée Beauregard de Villefranche de Rouergue propose un Certificat de spécialisation Production, transformation et commercialisation des produits fermiers, ouverts à toutes les personnes qui se lancent ou veulent se perfectionner. Pour répondre à une demande forte de leur territoire de valoriser les produits locaux, le Pôle de formation de Bernussou et le lycée Beauregard à Villefranche de Rouergue ont associé…


Aveyron | National | Par Eva DZ

Charolais Aveyron : une vente en ligne de reproducteurs

En raison de la crise sanitaire, le concours régional Charolais prévu dans le cadre de la Fête de l’Aubrac le 5 septembre à Nasbinals, ne pourra se tenir. Qu’à cela ne tienne, les organisateurs, l’EPAL, Ensemble pour l’Aubrac Lozérien en partenariat avec la Fédération Sud Massif central Charolais et notamment le syndicat Charolais Aveyron, maintiennent la vente de reproducteurs. Elle se déroule en ligne, sur le site https:simongenetic.com. Une vingtaine…