Mot-clé : Veau de boucherie

Par Agra

Veaux de boucherie : la canicule fait chuter les prix, retour à un schéma « normal »

Les cours des veaux de boucherie sont en chute continue depuis avril, pénalisés par les fortes chaleurs qui pèsent sur la demande. Une baisse saisonnière classique qui n’avait pas été observée ces dernières années, comme le rappellent nos confrères des Marchés (groupe Réussir). Selon les derniers chiffres disponibles de FranceAgriMer, au 20 juillet, le cours entrée abattoir du veau de boucherie « rosé clair O » s’établissait à 7,50 €/kg carcasse. Soit une chute de « 15 % depuis son record atteint début mars », d’après le média spécialisé.

Et de rappeler que cette baisse saisonnière « n’avait pas eu lieu » l’année dernière et qu’elle « avait été limitée par la baisse de l’offre en 2022, 2023 et 2024 ». Évoquant une baisse « brutale », le président de la section veau d’Interbev, Frédéric Quillard, souligne auprès des Marchés qu’il s’agit du « retour à un schéma normal, où les abattoirs doivent gérer un net déséquilibre carcasse ». Pas d’inquiétude à ce stade toutefois, pour celui qui est aussi directeur général de Sobeval (groupe Van Drie) : « La filière a la capacité de réduire ou d’allonger l’engraissement des veaux, pour s’adapter à la demande. Les volumes seront donc bien présents à la rentrée, quand la demande va se réveiller. »


Par Actuagri

Bovins : hausse des abattages et des cours

En février dernier, les abattages de gros bovins ont progressé de +1,4 % sur un an pour atteindre 247 000 têtes, indique une note d’Agreste publiée fin mars. Cette hausse est principalement tirée par les réformes de vaches laitières (+9,4 %) et les mâles (+2,4 %). À l’inverse, les abattages de vaches allaitantes sont en net repli (-6,8 %). Le segment des veaux de boucherie recule également, avec une baisse de 6,6 % sur un an. Le marché reste extrêmement ferme : le cours de la vache O atteint 6,63 €/kg carcasse, soit + 33,9 % sur un an (vs fév. 2025) et de +55,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le veau de boucherie suit cette tendance avec une hausse de 20,4 %. En parallèle, les éleveurs bénéficient d’une détente sur le prix des intrants, en repli de 2,2 % en janvier. Côté échanges, la consommation française de viande bovine est stable (+0,2 %) en janvier. Toutefois, les exportations de viande reculent de 6,1 % et celles de broutards de 5,8 %, plombées par l’effondrement des ventes de broutards légers (-45,0 %). À l’inverse, les exportations de génisses (+12,8 %) et de veaux d’élevage (+17,9 %) affichent une forte progression, notent les statisticiens du ministère de l’Agriculture.