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Par Agra

Cours des engrais : retour à la normale pour l’urée, les phosphates toujours en tension

À l’occasion de son conseil spécialisé Grandes cultures, le 16 juillet, FranceAgrimer souligne que les cours de l’urée ont retrouvé leur niveau pré-conflit depuis la reprise des flux par le détroit d’Ormuz. Au Moyen-Orient, l’urée s’échangeait le 9 juillet autour de 415 dollars la tonne contre 483 $/t en février. En revanche, les cours des engrais phosphatés restent élevés : le phosphate diammonique (DAP) s’échangeait à 843 dollars la tonne le 9 juillet, contre 689 $/t avant le conflit.

La situation reste toutefois très évolutive avec la récente recrudescence des tensions dans le détroit d’Ormuz. Alors que le transport maritime avait légèrement repris depuis le mois de juin et l’accord entre les États-Unis et l’Iran, France Agrimer s’attend à ce que les flux retombent au niveau d’avant juin. Très réactif, le prix du baril, qui s’échangeait encore autour de 70 $ il y a une semaine, valait 85$ le 14 juillet. Aucun signe d’accalmie n’était constaté entre l’Iran et les États-Unis après une semaine de frappes, qui se sont poursuivies le 15 juillet, les deux parties réduisant en pièces le protocole d’accord en recommençant à bloquer le détroit d’Ormuz et les ports iraniens.


Par Agra

Engrais : l’ONU travaille au déblocage du détroit d’Ormuz pour éviter une crise humanitaire

Dans un entretien accordé à l’AFP le 11 mai, Jorge Moreira da Silva, chef d’un groupe de travail de l’ONU chargé de faciliter le passage des engrais dans le détroit d’Ormuz, met en avant le risque d’une « crise humanitaire majeure » d’ici « quelques semaines » en raison du blocage de la voie maritime. « Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », a-t-il indiqué. Ce groupe de travail a été créé en mars à l’initiative du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il a pour objectif de mettre en place un mécanisme qui permettrait le passage non seulement des engrais mais aussi de matières premières connexes, telles que l’ammoniac, le soufre et l’urée. Pour l’heure, Jorge Moreira da Silva dit avoir rencontré plus de 100 pays pour obtenir leur soutien, mais ceux impliquées dans le conflit ne sont pas encore convaincus. Il estime que le passage de cinq navires chargés d’engrais et de matières premières connexes par jour permettrait d’éviter une crise pour les agriculteurs. En cas d’accord, le mécanisme pourrait être opérationnel en sept jours, affirme-t-il. Mais même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait, selon lui, trois à quatre mois pour un retour à la normale.