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Par Agra

Céréales : la Turquie propose un accord à Kiev et Moscou pour stopper les attaques en mer Noire

La Turquie, exaspérée par les frappes en mer Noire, a soumis un protocole d’accord à Kiev et à Moscou pour mettre fin aux attaques contre les navires de commerce, a affirmé le 17 septembre à l’AFP une source diplomatique turque. Selon cette dernière, le texte à l’étude s’inspire notamment de l’accord sur les céréales, conclu en juillet 2022 entre Moscou et Kiev sous l’égide de la Turquie et des Nations unies, mais qui n’a duré qu’un an. La Russie s’en était retirée, dénonçant les entraves au commerce de ses produits agricoles. Quelque 33 millions de tonnes de céréales avaient pu être exportées en un an.

Depuis, l’Ukraine exporte via un itinéraire de navigation qui longe les pays européens de la mer Noire, un trajet plus long mais loin des bâtiments de guerre russes. En vertu de ce mécanisme, les bateaux ukrainiens demeurent dans les eaux territoriales de la Roumanie et de la Bulgarie avant de décharger les produits et de les acheminer vers l’Europe, a rappelé le diplomate turc. « Notre proposition s’inspire de ce dispositif. Nous voulons utiliser les eaux territoriales des États voisins, y compris de la Turquie, ainsi que de la Géorgie si elle disposée à y participer », a-t-il ajouté, assurant que les protagonistes étudiaient le dossier.


Par Agra

Abricots : les producteurs dénoncent les importations turques de Lidl

La Fédération nationale des producteurs de fruits ((FNPF, FNSEA) reproche à l’enseigne Lidl, dans un communiqué du 15 juillet, de tourner le dos à la production française en commercialisant des abricots importés de Turquie, et ce en pleine saison nationale. Elle affirme que les abricots vendus par l’enseigne sont de « très mauvaise qualité », majoritairement « immatures, et sans intérêt gustatif ».

Elle soutient par ailleurs que plusieurs fruits présentent un calibre inférieur au diamètre minimal autorisé. Selon la FNPF, ces abricots sont vendus à près de six euros le kilos, soit un prix deux fois supérieur à celui pratiqué par plusieurs enseignes concurrentes. « Le bilan carbone de cette offre est déplorable, loin des engagements environnementaux dont l’enseigne se vante souvent », déplore en outre l’organisation, ajoutant que ces fruits bénéficient de conditions techniques bien moins contraignantes que ceux issus des exploitations françaises. Elle reproche enfin à l’enseigne allemande de continuer à se présenter comme un partenaire de l’agriculture française, notamment lors du salon de l’agriculture, alors que ses choix d’approvisionnement sont, selon elle, en contradiction avec ce discours.


Par Agra

Blé : un pain vieux de 5000 ans relance l’intérêt pour les variétés anciennes en Turquie

Un pain vieux de 5.000 ans a été découvert par des archéologues en Turquie, où il est désormais reproduit, nourrissant l’intérêt pour la culture de blés anciens plus adaptés à la sécheresse, rapporte l’AFP le 27 mai. La variété qui retient ici l’attention est le blé dit de Kavilca. « Nous sommes face à une crise climatique mais nous cultivons encore du maïs ou du tournesol, très demandeurs en eau. Or, nos ancêtres nous donnent une leçon. Nous devrions, comme eux, nous orienter vers des cultures peu exigeantes » en eau, affirme Ayse Ünlüce, la maire d’Eskisehir, commune se situant à 35 km du lieu du site de fouilles où a été découvert le pain, dénommé Küllüoba. Elle souhaite donc relancer dans sa région la culture du blé de Kavilca, résistant au déficit hydrique mais aussi aux maladies, permettant la production du pain traditionnel de la municipalité. « Il nous faut des politiques publiques très fortes à ce sujet. Cultiver les blés anciens sera une avancée symbolique en ce sens », juge-t-elle. Une boulangerie municipale propose déjà ce type de pain à bas coût depuis une semaine, appelé pain de Küllüoba.

 

source: Agra