Par Agra
Relations commerciales : un rapport sénatorial demande plus de transparence
Après six mois de travaux, et près de 200 responsables auditionnés, la commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et des distributeurs a dévoilé son rapport le 21 mai. La rapporteur Antoinette Guhl (écologiste) et la présidente de la commission Anne-Catherine Loisier (centriste) émettent 24 recommandations, dont plusieurs portent sur la transparence en rendant obligatoire «l’affichage des marges sur les produits non transformés, en priorité les fruits et légumes, voire sur les produits transformés labellisés (bio, AOP, Label rouge)», en rendant publique, chaque année, «la comparaison entre l’évolution des prix de vente aux consommateurs et celle des tarifs négociés avec les fournisseurs» ou encore en faisant apparaître la part de matière première agricole française lorsqu’un transformateur a recours à l’option 3.
Le rapport préconise aussi d’encadrer le recours aux centrales d’achat européennes en excluant de leur champ les entreprises dont les produits intègrent au moins 80 % de matière première agricole française ou qui produisent et vendent majoritairement en France. Autres recommandations : imposer aux distributeurs une déclaration annuelle des flux financiers avec les centrales d’achats et de services européennes et rendre publique les montants des marges arrière.
Source Agra


