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Par Agra

Lait : les prix du lait liquide particulièrement bas en grande distribution

Le lait de consommation atteint actuellement des prix particulièrement bas dans plusieurs enseignes de la grande distribution française. Par exemple, le 21 août, sur le site Carrefour.fr, le pack de 6 litres de lait demi-écrémé stérilisé UHT Verneuil, vendu en livraison ou en drive, était proposé à 4,14 €, soit 0,69 €/l. Cet état de fait a été récemment souligné par le magazine Linéaires, qui a relevé en juin et juillet des offres à 0,79 €/l (E. Leclerc), 0,89 €/l (Aldi) et 0,82 €/l chez Netto (Intermarché). Cette situation semble paradoxale, alors que les distributeurs ont annoncé le 18 août des facilités pour les filières fruits et légumes touchés par la sécheresse et que la filière laitière est également très affectée par les conditions climatiques estivales entraînant des baisses de production et des manques de fourrages.

Marie-Andrée Luherne, vice-présidente de la FNPL (éleveurs, FNSEA) a d’ailleurs déploré le 7 août « qu’aucun signe des transformateurs privés comme coopératifs, aucune revalorisation du prix du lait pour le mois d’août » n’ait été décidé. Elle demande « la réouverture immédiate des négociations commerciales et que 100 % des hausses qui seront in fine payées par les consommateurs reviennent dans les cours de ferme ». Les industriels du lait conditionné (Syndilait) réclament de longue date un prix public du litre de lait d’au moins un euro.


Par Agra

Lait : Syndilait dévoile son plaidoyer pour la présidentielle

À moins d’un an de l’élection présidentielle, la filière du lait de consommation, représentée par Syndilait, a dévoilé le 6 mai les dix mesures de son plan Ambition 2030. Parmi les attentes, Syndilait souhaite «supprimer la surtransposition réglementaire européenne en particulier sur la question des emballages». La filière est particulièrement remontée contre la loi Agec prévoyant la suppression des emballages plastiques à usage unique en 2040, jugeant qu’aucune solution sans plastique n’existe pour le lait UHT. Elle souhaite aussi «introduire un dispositif de suramortissement ciblé pour faciliter l’investissement d’un milliard d’euros» qu’elle estime nécessaire pour se moderniser et se décarboner d’ici 2030, comme cela existe déjà dans d’autres filières.

Alors que la consommation de lait baisse structurellement (encore -5,4 % en 2025 par rapport à 2024), Syndilait souhaite faire reconnaître au niveau français et européen le lait comme un aliment, et non comme une boisson, à l’instar des produits laitiers, afin d’obtenir une meilleure note selon le Nutri-Score. Il est aussi demandé un soutien dans la restauration hors domicile, une amélioration de l’éducation à l’alimentation et une valorisation de l’origine France.

Source Agra