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Par Agra

Bio : les industriels spécialisés veulent doubler le marché bio français d’ici 2030

Dans un communiqué paru le 28 octobre, les industriels du Synabio (agroalimentaire bio) présentent leur «feuille de route stratégique», qui doit leur permettre de faire passer de 5,8 % à 12 % de parts de marché pour le bio en 2030, tous circuits confondus, et 20 % en 2040. Les industriels soulignent que malgré la crise la consommation bio a triplé en quinze ans et affiche, en 2025, une hausse de 3,6 % en volume. Le syndicat se fixe trois «priorités», intitulées «santé, souveraineté et accessibilité», et fait plusieurs propositions aux candidats à la présidentielle 2027.

En matière de santé, le syndicat demande que le bio soit «reconnu comme un levier de prévention»; il propose de «généraliser le Nutri-Score», de «mieux identifier l’ultra-transformation», et d’encadrer la publicité des «aliments moins favorables à la santé», comme proposé récemment par un député Les Républicains (LR). En matière de «souveraineté», le Synabio souligne que le prix du bio est «moins dépendant des intrants importés». Pour l’accessibilité, les industriels demandent un «suivi régulier des négociations, davantage de contrôles et des indicateurs adaptés aux coûts du bio», mais aussi «des engagements des enseignes et de la restauration» pour une progression de l’offre, et une bonification des titres restaurant.


Par Agra

Relations commerciales : l’agriculture bio veut plus de transparence sur les marges

La Fnab (agriculture bio), la Forebio (organisations économiques de producteurs bio) et le Synabio (transformateurs et distributeurs bio) ont demandé le 9 juillet « l’élargissement des travaux de l’OFPM (Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires, NDLR) aux principaux produits représentatifs de la consommation bio (œufs, farine, steak haché et jambon), une amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques et la possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents. » Cette demande, formulée à l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’OFPM, permettrait d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels et de connaître la répartition de la valeur entre producteurs, metteurs en marché, transformateurs et distributeurs, selon les trois organisations. Or le rapport de l’OFPM n’assure le suivi que de six produits bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes) sur les 33 produits observés au total. En outre, « l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels », déplorent les signataires.