Mot-clé : sentinelles

Par Agra

Sécheresse : une ferme sur dix aurait «un besoin urgent d’aide forte» selon le ministère

En raison des effets de la sécheresse et des canicules, «30 à 35 000 exploitations sont en besoin urgent d’une aide forte», a indiqué le ministère de l’agriculture lors d’un brief à la presse le 28 août, soit environ 10 % des exploitations françaises (350 000 fermes, en excluant les micro-exploitations). Un chiffre issu des remontées des préfets de région, réunis la veille par Annie Genevard en vue de préparer le plan d’aide du gouvernement, qui sera présenté le 3 septembre.

«Dans une large majorité des régions, les difficultés concernent plus de 20 % des exploitations», précise l’entourage de la ministre de l’agriculture dans un message à la presse. Et, «dans les régions ayant chiffré les besoins, ceux-ci dépassent généralement 10 000 € par exploitation». Par ailleurs, le cabinet d’Annie Genevard a indiqué que les cellules d’aide psychologique des préfectures et des MSA ont été «renforcées», ainsi que les cellules Réagir (Chambres d’agriculture). Ce qui passe par notamment «plus de sentinelles» et des permanences «délocalisées hors des préfectures». Quant au coordinateur interministériel sur le mal-être en agriculture, Olivier Damaisin, il a été «missionné par la ministre pour tenir des réunions dans chaque préfecture de région avant le 1er octobre».

Source Agra


Par Agra

Mal-être agricole : les députés votent la proposition de loi Santé mentale en la renforçant

Début juin, l’Assemblée nationale a adopté la PPL visant à prévenir le mal-être et le risque suicidaire dans le monde agricole. Les députés ont introduit un nouvel article facilitant les conditions d’accès au répit pour les agriculteurs en mal être psychique qui constitue un motif pour bénéficier du crédit d’impôt pour remplacement avec un taux porté à 80 % des dépenses engagées. Le guichet départemental unique et la consolidation du dispositif des sentinelles sont confirmés.

Pour le premier, sont ajoutées à ses missions la facilitation de l’autodéclaration des besoins et la coordination des conventions prévoyant des aides dédiées au financement d’emplois de gestion administrative et comptable des petites et moyennes exploitations agricoles. Pour le second point, une formation aux premiers secours en santé mentale est intégrée aux modules de formation des sentinelles. Celles-ci ont aussi la possibilité, sous certaines conditions de transmettre au guichet unique les données personnelles des agriculteurs accompagnés. Les députés ont aussi voulu que la mission nationale pour la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs, y associant les organisations syndicales agricoles, soit placée sous la tutelle des ministres du travail et de l’environnement, aux côtés des ministres de la santé et de l’agriculture.


Par Elisa LLop

Mal-être : 64% de signalements en plus sur les 18 derniers mois (MSA)

Le réseau des programmes PMEA (Prévention du mal-être agricole) au sein des caisses de la MSA a traité plus de 7200 signalements sur les dix-huit derniers mois, dont 2800 au premier semestre 2024, a-t-il été indiqué lors d’une conférence de presse de l’assurance sociale agricole, le 27 février au Salon de l’agriculture. Soit une progression de 64% sur la période. Par ailleurs, le système Agri Écoute a enregistrés 2318 appels qualifiés en 2023, puis 1889 durant le premier semestre 2024, soit une augmentation de 57%. En moyenne, chaque caisse de la MSA traite 120 signalements par an. Le rôle du réseau des Sentinelles agricoles de la MSA (8000) a été important dans la détection des situations à risque (les signalements issus de leur vigilance ont bondi de 165%). 88% des signalements ont donné lieu à un accompagnement par la MSA. D’une manière générale, ceux-ci concernent principalement les non-salariés agricole (67%), les hommes (63%), les célibataires (54%). Les difficultés exprimées sont multifactorielles. Au premier rang, il s’agit de causes de santé et psychologiques (29%), mais les causes administratives, juridiques et économiques suivent de près (26%), tout comme celle liées à la vie professionnelle (25%).

Source AGRA