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Par Agra

Céréales : les agriculteurs « anxieux » pour les semis d’hiver 2026 (FranceAgrimer)

Lors d’une visioconférence le 16 septembre, le président du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer Benoît Piètrement a indiqué que les agriculteurs français étaient « anxieux » en vue des semis de céréales d’hiver 2026. Si les travaux sont censés commencer courant octobre pour les blés et les orges, le manque d’eau commence déjà à inquiéter. « Pour l’instant, on ne peut pas travailler les sols. Aucune pluie n’est attendue prochainement. Il y a certes encore du temps mais il faudrait vraiment qu’il pleuve », lance le président, également céréalier dans la Marne.

Le manque d’eau empêche, par exemple, les travaux de préparation des sols, notamment certaines pratiques de désherbage (faux semis, déchaumage etc.), alors que les parcelles hexagonales souffrent de gros problèmes d’adventices. Ensuite, la situation des colzas ajoute aux inquiétudes. Benoît Piètrement confirme les conditions difficiles de semis et de levée dans bon nombre de secteurs, en raison de la sécheresse et d’attaque de punaises des champs. « Il faut parfois semer autre chose que du colza, mais quoi ? Agronomiquement, faire un blé sur blé est loin d’être idéal », alerte-t-il. Il ajoute craindre un certain « plan social » dans certaines zones, notamment celles intermédiaires, se traduisant par la disparition d’agriculteurs, et donc une potentielle baisse des surfaces.


Par Agra

Entreprises de travaux agricoles: la FNEDT alerte sur les difficultés de paiements des agriculteurs

Dans un communiqué du 29 juillet, les entreprises de travaux agricoles (ETA) de la FNEDT ont fait part d’inquiétudes « sur la capacité de certains clients (agriculteurs, NDLR) à régler les travaux réalisés ». La fédération cite des cas dans les Pays de la Loire et la Charente, régions qui ont subi de grosses baisses de rendements en céréales notamment. Elle ajoute que le repli de la production « signifie aussi moins de volumes à récolter, arracher ou déterrer ». La situation des cultures de printemps, spécialement le maïs, le tournesol, mais aussi la betterave, est difficile, souligne l’organisation.

Sans oublier les éleveurs, qui souffrent de disponibilités fourragères plus restreintes, et que le déroulé de la future campagne de semis d’hiver interroge, dans un contexte de hausse des prix des intrants. Ces éléments cumulés engendrent « allongement des délais de paiement, tensions de trésorerie, investissements différés ». La FNEDT craint donc que la situation précaire des agriculteurs ne se répercute sur ses entreprises adhérentes. Elle appelle donc les autorités à « préserver la souveraineté alimentaire », en soutenant les agriculteurs, mais aussi les ETA.