Mot-clé : Sanitaire

Par La rédaction

DNC : levée de la quasi totalité des zones réglementées en France

La ministre de l’agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi 20 février la levée de la quasi-totalité des zones réglementées en France, calors qu’aucun cas de dermatose nodulaire bovine n’a été détecté depuis le 2 janvier. «Le temps et le protocole choisi nous a donné raison, puisque depuis le 2 janvier, nous n’avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse, et que aujourd’hui même (…), nous levons toutes les zones réglementées, à l’exception d’un tout petit morceau des Pyrénées-Orientales, qui dépend d’un cas en Espagne», a déclaré la ministre sur France Inter.

Une vaste zone du Sud-Ouest, qui était en «zone réglementée» passe donc en «zone vaccinale», avec la levée des principales restrictions sur les mouvements d’animaux. Toutefois, les exportations restent soumises à des déclarations et un accord bilatéral entre pays.


Par Agra

DNC : le Cirad rendra en juin son analyse sur l’abattage partiel en zone vaccinée

L’analyse complémentaire sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) demandée par le ministère de l’Agriculture au Cirad sera rendue en juin, a annoncé Philippe Caufour, responsable du Laboratoire national de référence (LNR) sur les poxviroses des ruminants, dans un entretien à Agra Presse. «Le travail de ce groupe est actuellement en cours. Un rapport intermédiaire sera produit à la fin mar», précise le chercheur, qui pilote le groupe de travail. Selon M. Caufour, il s’agit d’évaluer, dans une zone vaccinée (75 % des bovins dans 95 % des élevages), «le risque associé à un abattage ciblé comparativement au risque associé à un abattage de tous les bovins d’un foyer détecté».

Le Cirad a été chargé de constituer un groupe d’experts, qui comprend 20 personnes (experts de terrain représentant les éleveurs et vétérinaires ; experts en gestion de risques ; experts scientifiques, nationaux et internationaux). Après une synthèse des données scientifiques existantes sur la DNC, ces experts devront «conduire une analyse de risque qualitative permettant de comparer des scénarios en termes d’efficacité, de faisabilité, de coût et d’acceptabilité», avant de «dégager des recommandations».

Source Agra


Par Agra

DNC : les députés veulent renforcer la vaccination et tenter d’éviter l’abattage total

Dans un rapport adopté le 18 février, les députés de la commission des Affaires économiques proposent de «mettre la vaccination au centre de la stratégie sanitaire de lutte contre la DNC» (dermatose nodulaire contagieuse). Dans la synthèse de son rapport, la mission d’information «flash» sur les crises sanitaires en élevage propose notamment de renforcer la recherche et de relocaliser la production de vaccins. «Le véritable enjeu de la vaccination (…) est de nature économique», soulignent les trois rapporteures, qui plaident pour négocier au niveau européen des «facilités d’exportation» des bovins vaccinés et de leurs produits (au-delà des actuels accords bilatéraux). N’ayant pas trouvé de consensus sur l’abattage total des lots infectés, les trois députées demandent d’«analyser les possibilités» de le remplacer par un abattage partiel, comme demandé récemment au Cirad.

Source Agra


Par Agra

DNC : nouvelle vaccination en 2026 dans les zones touchées

Lors d’une réunion du Cnopsav (le «Parlement du sanitaire») consacrée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le 9 février, «une large majorité des participants s’est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination dans les zones concernées par la maladie en 2025», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué. « l y aura des ajustements qui remonteront du terrain», après quoi la nouvelle campagne démarrera «dans les prochains jours ou les prochaines semaines» pour les deux millions de bovins des actuelles zones vaccinales ou réglementées, a précisé la Rue de Varenne lors d’un brief à la presse.

Les animaux des régions de l’Est (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté) – les premières touchées par la DNC – seront vaccinés avant la montée en estive, sachant que celle-ci peut intervenir «dès la mi-mars». Quant aux bovins du Sud-Ouest (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine), ils seront re-vaccinés au retour d’estive, à l’automne 2026 ; ils ont fait l’objet d’une primo-vaccination fin 2025 et la durée de protection est d’un an. Tous les bovins à partir de l’âge de trois mois sont concernés par l’obligation de vaccination. La vaccination sera toujours à la charge de l’État, pour un coût d’environ 40 M€, qui s’ajoute aux précédentes enveloppes déjà dépensées (plus de 62 M€).

Source Agra


Par Agra

Influenza/bovins : une vache laitière testée positive aux Pays-Bas, premier cas en Europe

Aux Pays-Bas, une vache laitière a été testée positive au virus de l’influenza aviaire H5N1 le 15 janvier, selon le Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale sur la santé animale (BHVSI SA) de l’Anses daté du 27 janvier. « Le dépistage de ce bovin a été réalisé dans le cadre d’une enquête épidémiologique dans une ferme où un chat avait été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 fin décembre 2025. La vache avait présenté une mammite et des signes respiratoires en décembre 2025 mais était rétablie au moment de la réalisation des prélèvements », indique l’Anses. Les autorités locales précisent que des tests PCR ultérieurs réalisés sur des échantillons individuels de lait, de lait de tank et de sang n’ont révélé aucune preuve de circulation virale active. D’autres tests sont en cours pour savoir si d’autres animaux ont été touchés par le virus. Tout le lait de la ferme a été pasteurisé, permettant d’éliminer le virus, et celui de la vache contaminée exclu de la consommation humaine du fait de la mammite. C’est le premier cas à l’échelle européenne d’une vache laitière touchée par le virus de l’influenza aviaire H5N1. Aux Etats-Unis, environ 1000 troupeaux de vaches laitières ont été touchés depuis 2024 par ce virus. En décembre, l’Efsa estimait le risque d’introduction en Europe très faible, et l’impact potentiel important, notamment pour la filière lait (voir notre enquête).


Par Agra

Contrôle des produits alimentaires : la Commission européenne lance sa task force

Comme promis depuis le mois de novembre, la Commission européenne a officiellement lancé, le 26 janvier, sa «task force» sur les contrôles des produits alimentaires dans l’UE. Elle en a présenté les détails lors d’un déjeuner entre les ministres de l’agriculture de l’UE, en marge de leur réunion mensuelle à Bruxelles.

Ce groupe de travail se concentrera notamment sur la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, les résidus de pesticides et les actions de surveillance coordonnées concernant certains produits importés. Il réunit des experts de la Commission et des États membres pour : travailler à l’harmonisation des contrôles à l’importation au sein de l’UE ; élaborer des recommandations pour des actions conjointes entre la Commission et les États membres ; et identifier les domaines où des mesures administratives ou réglementaires supplémentaires sont nécessaires.

«Tout produit entrant dans l’UE doit satisfaire à nos normes, sans exception», a commenté le commissaire européen à la Sécurité alimentaire Oliver Varhelyi. La ministre française de l’agriculture, Annie Genevard s’est félicité de cette annonce qui viendra compléter le travail de la brigade de contrôle des produits importés lancée par la France pour lutter contre les «distorsions de concurrence inadmissibles».

Source Agra


Par Actuagri

DNC : la FNB veut éviter le «saupoudrage» des aides économiques

Alors qu’Annie Genevard a récemment annoncé une nouvelle enveloppe d’aides économiques de 11 M€ face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) mettent en garde le 21 janvier contre un risque de «saupoudrage». «Nous refusons un saupoudrage mal fagoté qui ne génèrera que des insatisfactions», prévient le syndicat dans un communiqué. Annoncée le 9 janvier, cette deuxième tranche de 11 M€ doit venir en aide aux éleveurs dont les animaux sont bloqués dans les zones réglementées ou vaccinales contre la DNC (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Sud-Ouest).

«Certains éleveurs ont pu vendre des animaux avant le blocage, nous avons demandé au ministère que les crédits soient fléchés vers ceux qui ont des animaux réellement bloqués», précise Patrick Bénézit, le président de la FNB, à Agra Presse. L’association spécialisée de la FNSEA estime les besoins à «environ 80 000 à 100 000 broutards de 4 à 16 mois». Depuis plusieurs mois, la FNB demande une «compensation de trois euros par jour par broutard» correspondant à l’alimentation des animaux. Pour rappel, le 16 décembre 2025, une première tranche de 11 M€ avait été annoncée par Sébastien Lecornu, visant les «petits» élevages les plus en difficulté.

Source Agra


National | Par La rédaction

DNC : levée de la zone réglementée en Bourgogne-Franche-Comté

La France franchit une nouvelle étape notable dans la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC) : à compter du 18 janvier la zone réglementée mise en place autour des foyers du Jura et du Doubs est levée et passe en zone vaccinale. Avec la levée de la zone réglementée en Bourgogne-Franche Comté, quatre des six zones réglementées DNC sont désormais levées en France. Les seules zones réglementées…


Par Agra

Bovins/DNC : deux nouveaux cas en Ariège, 73,5% du cheptel du Sud-Ouest vacciné

Un troisième cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, a appris l’AFP de source proche du dossier au lendemain de l’abattage de 113 vaches dans un autre élevage pour tenter de contenir la propagation de la maladie dans ce département frontalier de l’Espagne. La bête porteuse de la DNC, un veau, a été découverte par les services vétérinaires venus vacciner ce lot d’environ 25 animaux séparé du reste du troupeau, qui ne sera donc pas euthanasié, a ajouté cette source. Conformément au protocole en vigueur, cette vingtaine de bêtes sera abattue lundi, toujours selon cette source ainsi que l’antenne ariégeoise de la Confédération paysanne. Celle-ci a appelé dans un communiqué à un rassemblement de soutien le même jour à midi à Audressein, commune située à l’entrée de la vallée de la Bellongue où se trouvent les animaux. Avant la détection de ce cas, le ministère de l’Agriculture dénombrait sur son site 116 foyers identifiés en France depuis l’apparition de la maladie. Dans les dix départements du Sud-Ouest engagés dans la campagne de vaccination, 539 579 bovins, soit 74,7 % du cheptel concerné, ont reçu une injection, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 4 janvier.


Par Agra

Pesticides/PFAS : le TFA intégrera le contrôle sanitaire de l’eau potable en 2027 (JO)

Un décret du ministère de la santé, publié au Journal officiel (JO) le 24 décembre, met à jour la liste des composés per- et poly-fluoroalkylés (PFAS) à inclure dans le contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine, lequel est organisé par les Agences régionales de santé. Le décret liste les 20 PFAS soumis à surveillance obligatoire dans l’eau du robinet à partir du 12 janvier 2026, conformément à la directive UE 2020/2184. Surtout, il ajoute la recherche de l’acide trifluoroacétique (TFA) dans le contrôle sanitaire à partir du 1er janvier 2027. Le TFA est un métabolite de pesticide souvent issu de la dégradation de l’herbicide flufénacet, mais qui peut aussi être d’origine industrielle.

Début décembre, l’Anses avait quantifié la présence de RFA dans 92% des échantillons d’eau potable. Quelques semaines plus tôt, dans un avis présenté le 21 octobre, l’agence sanitaire avait recommandé d’intégrer le TFA dans la «surveillance pérenne» des eaux. Par ailleurs, le décret ajoute la recherche de l’acide 6 : 2 fluorotélomersulfonique (ou 6 : 2 FTSA) à partir du 1er janvier 2027. Toutefois, ce sulfonate de fluorotélomère n’aurait pas de lien avec les pesticides. D’après l’Anses, il est «essentiellement utilisé comme surfactant», mais il pourrait aussi «être un produit de dégradation de composés utilisés dans les mousses anti-incendie».

Source Agra