Mot-clé : Russie

Par Agra

Céréales : la Turquie propose un accord à Kiev et Moscou pour stopper les attaques en mer Noire

La Turquie, exaspérée par les frappes en mer Noire, a soumis un protocole d’accord à Kiev et à Moscou pour mettre fin aux attaques contre les navires de commerce, a affirmé le 17 septembre à l’AFP une source diplomatique turque. Selon cette dernière, le texte à l’étude s’inspire notamment de l’accord sur les céréales, conclu en juillet 2022 entre Moscou et Kiev sous l’égide de la Turquie et des Nations unies, mais qui n’a duré qu’un an. La Russie s’en était retirée, dénonçant les entraves au commerce de ses produits agricoles. Quelque 33 millions de tonnes de céréales avaient pu être exportées en un an.

Depuis, l’Ukraine exporte via un itinéraire de navigation qui longe les pays européens de la mer Noire, un trajet plus long mais loin des bâtiments de guerre russes. En vertu de ce mécanisme, les bateaux ukrainiens demeurent dans les eaux territoriales de la Roumanie et de la Bulgarie avant de décharger les produits et de les acheminer vers l’Europe, a rappelé le diplomate turc. « Notre proposition s’inspire de ce dispositif. Nous voulons utiliser les eaux territoriales des États voisins, y compris de la Turquie, ainsi que de la Géorgie si elle disposée à y participer », a-t-il ajouté, assurant que les protagonistes étudiaient le dossier.


Par Agra

Céréales : l’Ukraine a attaqué le plus grand port céréalier de Russie

D’après un article de Reuters du 12 août repris dans plusieurs médias, le port de Novorossiysk, plus grand port d’exportation de grains de Russie, a subi une attaque ukrainienne. L’activité des deux plus grands terminaux céréaliers du site a même été suspendue, ont rapporté quatre sources industrielles anonymes à l’agence. Le premier terminal dispose d’une capacité d’export de 8,5 Mt/an, pendant que celle du second s’élève à 7,1 Mt. Des dégâts auraient été rapportés sur les deux sites, sans plus de précision. Les prix des céréales, particulièrement du blé tendre, au départ du port de Novorossiysk constituent la référence du marché physique mondial.

Les cours du blé tendre sur Euronext ont d’ailleurs progressé de 4 à 5 €/t sur la récolte 2026. Rappelons que l’Ukraine subit également, de son côté, d’importantes difficultés pour exporter ses grains, en raison des attaques russes. Les deux pays cherchent des routes alternatives à la mer Noire, qui restera de toute manière difficilement remplaçable. Illustration : dans son rapport mensuel paru hier soir, l’USDA a revu à la baisse les exportations de blé de ces deux pays pour 2026-2027. Les exportations russes sont attendues à 46 Mt, contre 47,5 Mt en juillet, et celles en provenance d’Ukraine à 13,5 Mt, contre 14,5 Mt le mois antérieur.


Par Agra

Engrais russes : le Conseil de l’UE valide formellement les droits de douane

Après l’aval du Parlement européen, le Conseil de l’UE a formellement entériné, le 12 juin, le règlement imposant de nouveaux droits de douane sur les produits agricoles restants et certains engrais en provenance de Russie et de Biélorussie. A présent, le texte va être publié au Journal officiel de l’UE et entrera en vigueur le 1er juillet. Bruxelles va donc imposer un droit ad valorem de 50 % pour les importations de produits agricoles non concernés par les mesures de 2024 à l’encontre des céréales, soit environ 15 % des importations agroalimentaires russes de 2023. Mais surtout, une augmentation progressive des droits de douane sur les engrais sera mise en place. Cette hausse débutera à 40 euros ou 45 euros par tonne (€/t), selon le type d’engrais, jusqu’à un droit additionnel prohibitif pouvant aller jusqu’à 315 € ou 430 €/t trois ans après le début de l’application des mesures. L’objectif de l’UE est de réduire sa dépendance à ces importations ainsi que les recettes d’exportation russes afin de limiter ses capacités à financer sa guerre d’agression contre l’Ukraine.


Par Agra

Guerre en Ukraine : Washington soutient les exigences agricoles russes en mer Noire

Dans un communiqué publié le 25 mars à l’issue de discussions bilatérales avec la Russie et l’Ukraine à Ryad (Arabie Saoudite), l’administration américaine du Président Donald Trump a annoncé avoir convenu avec ses homologues russes et ukrainiens « de garantir une navigation sûre, d’éliminer le recours à la force et d’empêcher l’utilisation de navires commerciaux à des fins militaires dans la mer Noire ». Dans cette perspective, Washington s’engage également à aider Moscou à rétablir son accès au marché mondial des exportations de produits agricoles et d’engrais. Rien de tel avec Kiev. L’assouplissement des restrictions sur ses exportations agricoles était une des conditions préalables de la Russie à un accord. Au cœur des discussions, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a notamment réclamé des « garanties claires » qui « peuvent être uniquement le résultat d’un ordre de Washington » au président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour arriver à un accord sur la navigation commerciale en mer Noire, selon l’AFP. En outre, le chef de la diplomatie russe aurait demandé que personne n’essaie « d’écarter » la Russie du marché mondial des engrais et des céréales, en référence aux sanctions occidentales.


Par La rédaction

Engrais russes : le Conseil de l’UE valide sa position sans amendement

Les représentants permanents des Etats membres de l’UE (Coreper II) ont validé, lors de leur réunion du 14 mars, la position du Conseil de l’UE concernant la mise en place de droits de douane pour les importations d’engrais azotés en provenance de Russie et du Belarus. Le mandat des Etats membres ne propose aucun amendement à la proposition initiale de Bruxelles. C’est à présent au Parlement européen de valider sa position (probablement en mai) avant que ne soient entamées des négociations interinstitutionnelles afin de parvenir à un compromis. La mise en place de droits de douane progressifs sur les engrais russes fait l’objet de controverses dans le secteur agricole, certains craignant des hausses massives de prix et un manque de disponibilités pour les agriculteurs. Mais, assure le ministre polonais du Développement et de la Technologie, Krzysztof Paszyk, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’UE, « nous surveillerons attentivement la mise en œuvre de ces droits afin de garantir que l’industrie des engrais et les agriculteurs de l’UE soient protégés, tout en réduisant simultanément les dépendances de l’UE, en préservant la sécurité alimentaire mondiale et en affaiblissant davantage l’économie de guerre de la Russie ».

 

Source Agra


Par La rédaction

Céréales : blé et maïs ne profitent pas de la flambée des matières premières

Les cours du blé et du maïs piétinent des deux côtés de l’Atlantique, toujours pénalisés par une offre abondante, qui ne leur permet pas de bénéficier de l’essor d’autres matières premières (métaux et pétrole). Après avoir rebondi durant la seconde quinzaine de mars, «le marché hésite vraiment», a précisé Damien Vercambre, courtier pour le cabinet Inter-Courtage, à l’AFP le 10 avril. Il existe pourtant des «éléments» susceptibles de relancer les prix du blé, relève Gautier Le Molgat, p.-d.g. du cabinet de conseil Argus Media France, qui mentionne «un peu de stress en matière de sec en Russie, beaucoup d’eau en France, le doute concernant les perspectives de production en Inde». Malgré ces possibles risques, l’Ukraine et la Russie «continuent à exporter davantage que l’an dernier», nuance toutefois Rich Nelson, courtier agricole pour le cabinet Allendale. Pire, «tous les analystes sont en train de remonter leurs chiffres de production» de blé russe pour la prochaine campagne, souligne M. Vercambre. Le blé a également été affaibli par le rapport hebdomadaire sur la qualité des cultures aux États-Unis publié le 8 avril, selon lequel 56% des surfaces de blé sont en «bon» ou «excellent» état, contre seulement 27% au même stade en 2023. Quant au maïs, les volumes ukrainiens et brésiliens inondent le marché et sapent les cours européens et américains.