Mot-clé : Ruminants

Par Agra

Ruminants/sécheresse : les AS de la FNSEA chiffrent les besoins à plus de 5 Md€

En raison de la sécheresse et des canicules de cet été, « l’enveloppe nécessaire au maintien des troupeaux herbivores en France s’élève (…) à 5,4 Md€ », ont indiqué les quatre associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* le 1er septembre. Cette somme correspond aux seuls besoins d’achats de fourrages, sachant que les syndicats « corroborent » la chute de 50 % des stocks estimée par les préfets. Alors qu’Annie Genevard doit présenter son plan d’aide d’urgence jeudi 3 septembre, les représentants des éleveurs demandent une enveloppe de 3 Md€ d’aides publiques, soit environ 300 €/UGB (unité gros bovin) pour les 10,6 millions d’UGB présents en France (bovins, ovins et caprins). Outre les dispositifs habituels (dégrèvement de la TFNB, exonérations MSA, etc.), cette somme comprendrait aussi une « aide de crise », ainsi que l’indemnité de solidarité nationale (ISN) dans le cadre de l’assurance récolte. Pour compenser le reste des pertes (soit 2,4 Md€), les syndicats appellent leurs filières respectives à « revaloriser » les prix à la production. Ces derniers mois, de nombreux éleveurs ont vu leurs prix de vente chuter (environ 300 € par vache allaitante, 80 €/1 000 l de lait), « sans répercussion sur les prix à la consommation », font-ils valoir. * FNB (bovins viande), FNPL (producteurs de lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)


Par Agra

Ruminants : le nouvel orthobunyavirus détecté sur des chevaux en Suisse

Confirmé depuis plusieurs semaines sur des bovins dans l’ouest de l’Europe, le nouvel orthobunyavirus a été détecté pour la première fois sur des chevaux en Suisse, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale dans son bulletin du 25 août. L’infection a été découverte chez « deux chevaux décédés » présentant des troubles neurologiques, l’un à Zurich et l’autre à Berne, selon l’université de Berne. Les scientifique décrivent des animaux d’abord « souvent apathiques et abattus », avant l’apparition dans certains cas de troubles neurologiques : somnolence, troubles de la coordination et de l’équilibre, spasmes, « sensibilité excessive au toucher ou à d’autres stimuli », etc.

Le virus était présent dans leur cerveau, mais pas dans leur sang. La présence de l’orthobunyavirus Shamonda « constituerait (…) une explication plausible à la multiplication des symptômes neurologiques », avance l’université. Une hypothèse à confirmer. Ce virus a été détecté fin juillet chez des bovins présentant de la fièvre et une baisse de production laitière. Au 24 août, il était présent dans six pays (et en cours de confirmation en Belgique). En France, 18 départements ont déclaré des foyers, soit cinq nouveaux de plus en une semaine (Hautes-Alpes, Loire, Meuse, Nièvre et Manche).


Par Agra

Ruminants : 485 foyers de FCO-3 depuis début juin, le Sud-Ouest en première ligne

Depuis le début de la nouvelle campagne de comptage, le 1er juin, le ministère de l’Agriculture a comptabilisé, au 6 août, 485 foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3), quasiment tous situés dans le Sud-Ouest. Affectant les ovins, bovins et caprins, cette maladie vectorielle est présente dans une vaste zone s’étirant de l’Hérault jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques et de la Dordogne jusqu’au Cantal. Les départements pyrénéens apparaissent comme les plus touchés, notamment les Pyrénées-Atlantiques (195 foyers), les Hautes-Pyrénées (63) et l’Ariège (48). En dehors du Sud-Ouest, seules la Haute-Savoie et la Manche connaissent actuellement des cas (respectivement quatre et un).

Lors de la campagne 2025-206, l’Hexagone avait dénombré plus de 7 600 foyers de FCO-3 ; l’Ouest (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire), aujourd’hui épargné, était alors particulièrement touché. En revanche, aucun cas du sérotype 8 n’a été détecté depuis le 1er juin (plus de 3 300 foyers en 2025-2026). Idem pour la FCO-4 (aucun cas en Corse en 2026, et depuis 2018 en Fance continentale). Avant l’été, une nouvelle campagne de vaccination, partiellement à la charge des éleveurs, a été relancée contre la FCO-1, absente de France mais présente en Espagne.


Par Agra

Engrais : les éleveurs de ruminants veulent eux aussi un meilleur accès à l’aide d’urgence

Dans un communiqué commun du 20 juillet, les associations spécialisées de la FNSEA de l’élevage ruminant, à savoir la Fnec (chèvre), la FNO (ovin), la FNB (bovin) et la FNPL (lait) déplorent que les éleveurs soient majoritairement exclus de l’aide aux engrais annoncée par le ministère de l’Agriculture début juillet. « L’aide est en effet plafonnée selon une référence correspondant à seulement la moitié de la consommation d’engrais de 2025. Dans les faits, ce dispositif écarte mécaniquement de l’aide la majorité des éleveurs de bovins, ovins, caprins », explique le communiqué commun.

Pour rappel, d’autres organisations, notamment l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), avaient fait part de leur insatisfaction quant aux modalités d’attribution de l’aide, excluant nombre de potentiels bénéficiaires. Les éleveurs de ruminants indiquent que leur situation est actuellement « extrêmement préoccupante ». Les prix payés aux producteurs ont baissé de manière « injustifiée », alors que les coûts de production sont en hausse, « dans le sillage de la crise du Moyen-Orient ». Sans oublier que la sécheresse les touche également, affectant le potentiel de récoltes « des surfaces herbagères et fourragères ». Les éleveurs aimeraient ainsi un signal de soutien des autorités, et réclament la révision « des dispositions d’éligibilité de cette mesure, pour restaurer l’équité ».


Europe | Par La rédaction

PAC : L’avenir de l’élevage de ruminants s’écrit maintenant

Après les propositions de la Commission européenne, le Parlement poursuit les discussions pour l’élaboration de sa position sur la prochaine PAC. Dans la perspective du rapport de la Commission agriculture fin juin, les FNB, FNPL, FNO et FNEC partagent leur vision pour une PAC qui apporte des perspectives aux éleveuses et éleveurs de ruminants. Les associations spécialisées plaident pour un budget fort et autonome, pour une PAC commune, estimant que…


Par Agra

Ruminants : après l’amont, extension de l’accord équarrissage « aval » d’Interbev

Un arrêté paru au Journal officiel le 26 décembre étend, à l’exception d’une disposition, l’accord « aval » sur l’équarrissage des ruminants conclu le 24 septembre au sein d’Interbev pour la période 2026-2028. Cet accord dit « aval » institue une cotisation au niveau des abattoirs finançant l’association ATM Ruminants, en charge de la collecte et du traitement des animaux trouvés morts en élevage (bovins, ovins, caprins). Celle-ci est versée par le propriétaire de l’animal au moment de l’abattage (en général l’abatteur), puis est « facturée aux acheteurs de viandes successifs » jusqu’au consommateur final. Les montants des taxes augmentent sensiblement par rapport à l’accord précédent, qui couvrait l’année 2025 : par exemple, elle s’établit à 7,15 ct€/kg carcasse pour les gros bovins de plus de huit mois, contre 6 ct€/kg carcasse précédemment. Il s’agit de « faire face à la hausse des coûts de l’équarrissage et des volumes collectés en raison du contexte sanitaire », expliquait Interbev le 23 septembre. Une disposition de l’accord prévoyant des contrôles par « les agents habilités spécialement par Interbev » n’a pas été étendue à l’ensemble de la filière (elle était déjà incluse dans l’accord précédent et avait été étendue à l’époque). Les cotisations de l’aval financent 80 % du budget d’ATM Ruminants, contre 20 % pour les cotisations de l’amont, étendues quelques jours plus tôt.


Par Agra

Ruminants : extension du nouvel accord « amont » d’Interbev sur l’équarrissage

Un arrêté paru au Journal officiel le 21 décembre étend à l’ensemble des opérateurs l’accord sur l’équarrissage des ruminants conclu le 24 septembre au sein d’Interbev pour la période 2026-2028. Cet accord dit « amont » institue une cotisation au niveau des élevages finançant l’association ATM Ruminants, en charge de la collecte et du traitement des animaux trouvés morts en élevage (bovins, ovins, caprins). Collectée par les EDE (établissements départementaux d’élevage, intégrés aux chambres d’agriculture en 2026), la cotisation est fixée à 1,34 € par UBE (unité bétail équarrissage). À titre d’exemple, une « vache ayant vêlé » compte pour 1,17 UBE, est-il indiqué dans une note destinée aux éleveurs. Le montant unitaire augmente de presque 20 % par rapport à l’accord précédent, qui couvrait l’année 2025 ; il s’agit de « faire face à la hausse des coûts de l’équarrissage et des volumes collectés en raison du contexte sanitaire », expliquait Interbev le 23 septembre. Outre l’accord « amont », un accord « aval » a également été conclu le 24 septembre et soumis à extension. Cette seconde cotisation, collectée par les abatteurs et répercutée jusqu’aux distributeurs, couvre 80 % du budget total d’ATM Ruminants (environ 100 M€ sur la période), contre 20 % pour l’amont. Une répartition inchangée par rapport à l’accord précédent.


Par Eva DZ

Elevage : les instituts techniques lancent un comparateur de coûts d’investissement

Trois instituts techniques, l’Ifip (porc), Idele (ruminants) et Itavi (aviculture) ont mis au point, à l’initiative du premier, un comparateur sur internet de «coûts d’investissements et pratiques d’intérêt environnemental» (GT4E), qui a reçu une étoile au concours des innovations au salon Space, Innov’Space. Les principaux coûts concernés sont le stockage, l’épandage et le traitement des effluents d’élevage (lisiers, fumiers, fientes), les économies et productions d’énergie renouvelable (méthanisation agricole, photovoltaïque, chaudière biomasse), la réduction des émissions d’ammoniac, et le coût des études d’impact. Les instituts vont mettre en ligne des «calculatrices» en accès libre qui permettront à tout éleveur de déterminer rapidement ses coûts moyens. Ils ont l’objectif d’élaborer une chaîne nationale de référence des coûts d’investissements et de pratiques annexes à l’élevage. Sur le stand de l’Ifip, au Space, un concepteur a admis qu’il faudrait assurer les éleveurs de la confidentialité de leurs données et du bénéfice qu’ils pourront en tirer pour leur gestion et au titre des prestations qu’ils paient.


National | Par Eva DZ

Cap Protéines : l’autonomie alimentaire dans les élevages de ruminants

Les élevages de ruminants français produisent du lait et de la viande essentiellement avec des aliments produits sur la ferme. Il y a cependant des gains possibles pour leur autonomie en protéines. Explication chiffrée.En France, la ration des ruminants est très majoritairement composée d’aliments produits sur l’exploitation. Les données d’Inosys-Réseau d’élevage donnent une autonomie alimentaire moyenne des systèmes herbivores à 83 %. Mais l’autonomie varie selon les systèmes d’élevage. Les…