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Par Agra

Irrigation : les restrictions d’usage de l’eau se multiplient dans l’Hexagone

Quelques jours après l’épisode de chaleur exceptionnel qui a touché la France, plusieurs préfectures ont mis en place des mesures de restrictions d’usage des prélèvements en eau dans leur département. Si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) jugeait encore le niveau des nappes « satisfaisant » en avril, il soulignait déjà l’incertitude des prévisions pour l’été. Dans les Pyrénées-Orientales, où plusieurs secteurs du département ont été placés en vigilance, en alerte ou en crise, la préfecture estime, dans un communiqué du 2 juin, que la récente vague de chaleur, associée au démarrage de la saison d’irrigation agricole, a accéléré la baisse des débits des cours d’eau.

Des mesures ont également été prises dans les Pyrénées-Atlantiques, où les agriculteurs du bassin de l’Ousse des Bois doivent réduire de moitié leurs prélèvements. Dans la Vienne, les restrictions concernent le bassin de la Dive, tandis que plusieurs secteurs ont été placés en alerte ou en alerte renforcée en Vendée et en Dordogne. La Saône-et-Loire et la Seine-Maritime sont, quant à elles, passées en vigilance sécheresse. Selon les départements, les mesures vont de simples appels à la sobriété jusqu’à l’obligation de réduire les volumes prélevés, notamment pour l’irrigation agricole.


Par Agra

Eau : dans les Pyrénées-Orientales, une association d’irrigants condamnée en appel (ONG)

Selon une note de France nature environnement (FNE) Occitanie Méditerranée du 22 août, la cour d’appel de Montpellier a aggravé, le 8 juillet, la condamnation de l’association syndicale autorisée (ASA) de la plaine du Lentilla, qui irrigue 600 ha de terres agricoles de quatre communes des Pyrénées-Orientales. Cette dernière avait été condamnée pour non-respect du « niveau minimum d’eau à laisser dans la Lentilla » visant à préserver son débit minimum biologique, explique la fédération. « Ce constat avait été effectué à deux reprises durant l’été 2021 », précise-t-elle. La cour a décidé de faire passer l’amende à l’encontre de l’association d’irrigants de 2 000 € à 8 000 € (dont 3 000 € avec sursis). Son président, Hervé Vidal, a également vu sa sanction s’alourdir. La cour a en effet jugé les circonstances aggravantes : l’agriculteur a indiqué être « prêt à récidiver dans les mêmes circonstances », et s’était montré « outrageant » envers les inspecteurs de l’OFB, relate FNE dans sa note. Il doit s’acquitter d’une amende de 5 000 €, contre 1 000 € précédemment (dont 2 500 € avec sursis). Les prévenus n’ont pas engagé de pourvoi en cassation, ajoute la fédération.


Par Agra

Sécheresse : des restrictions dans 73 départements, temps plus chaud et plus sec attendu

Alors qu’un nouvel épisode de chaleur a débuté dans le sud, des arrêtés de restriction d’usage de l’eau sont déjà en vigueur dans 73 départements, selon le site gouvernemental VigiEau, actualisé le 5 août. Le niveau de « crise » a été atteint dans certaines parties de 32 départements, notamment dans le sud-ouest (Aude, Pyrénées-Orientales), dans le centre (Allier, Cher, Creuse, Indre, Puy-de-Dôme), ou encore dans le Loiret, l’Yonne et les Ardennes. Des restrictions sont aussi appliquées dans les 27 départements en « alerte » et dans les 14 en « alerte renforcée ». Par ailleurs, un épisode de chaleur s’est installé à partir du 4 août sur le sud-ouest de la France et la vallée du Rhône, selon un prévisionniste de Météo-France interrogé par l’AFP. À moyen terme (tendance jusqu’en septembre), l’organisme public s’attend à un temps plus chaud que la normale (60 % de chances), mais aussi plus sec (50 %), selon une note. De son côté, dans un communiqué du 4 août, la Fnab (agriculteurs bio) estime que les restrictions d’usage de l’eau « excluent trop souvent encore les fermes en agriculture bio ». « Les bios doivent être priorisés » dans l’accès à l’eau d’irrigation, revendique le syndicat, tout en demandant que les représentants des producteurs bio soient associés aux « décisions concernant la gestion de l’eau estivale au sein des comités sécheresse ».