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Par Agra

Ecophyto : le CGAAER veut embarquer l’aval et mieux déployer chez les agriculteurs (rapport)

Dans un rapport publié le 3 juillet faisant le bilan de près de 20 ans de plans Écophyto, le CGGAER (ministère de l’Agriculture) estime que « les 26 dispositifs principaux (…) mis en place par l’État et ses opérateurs », qui ont mobilisé « jusqu’à près d’un milliard d’euros par an ces deux dernières années », sont « principalement complémentaires », mais les auteurs font plusieurs recommandations pour rendre la stratégie Ecophyto plus efficace. Tout d’abord, le CGAAER constate qu’il est difficile d’engager « la plus grande part des exploitants » dans la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires. Pour y remédier, il appelle à « renforcer le niveau régional dans l’animation des collectifs d’agriculteurs (GIEE, Dephy ferme, groupes 30 000).

Il souligne que « la priorité » d’Écophyto doit être « le déploiement de nouvelles pratiques et de nouveaux itinéraires techniques » dans les exploitations, et que l’État doit mobiliser ses leviers (financements publics, fiscalité) pour « améliorer nettement la compétitivité des solutions agroécologiques performantes ». Le CGAAER recommande aussi d’engager la coopération agricole, l’agro-fourniture, le négoce et les banques dans la « conduite du changement ». Concernant la gouvernance, il appelle à étendre le rôle du Conseil scientifique et technique (CST) d’Écophyto « en lui confiant une mission d’analyse assurant la cohérence et l’efficience de l’ensemble des dispositifs » liés à Écophyto. Il appelle enfin à « déconcentrer le pilotage » et à renforcer le suivi du ministère de l’Agriculture.


Par La rédaction

Pesticides : baisse d’utilisation «compatible» avec une balance commerciale excédentaire (étude)

«Une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides à l’échelle de la France est compatible avec le maintien d’une balance commerciale agricole française excédentaire», affirme le chercheur à l’Inrae Romain Nandillon dans sa thèse sur la réduction d’usage de pesticides soutenue le 27 novembre. Romain Nandillon tire cette conclusion à l’issue d’une étude de 1000 fermes commerciales du réseau Dephy qui «est bien représentatif des secteurs des grandes cultures et de la polyculture-élevage en France». Il affirme que l’ensemble des systèmes de cultures «pourraient atteindre un niveau moyen de réduction de l’utilisation des pesticides supérieur à la barre des 50%, sans dégradation de la marge semi-nette moyenne». De plus, jusqu’à une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides, les performances économiques «seraient même conservées pour la majorité, voire substantiellement améliorées». La diversification, la réduction de la fertilisation, le «régime» de travail du sol, le désherbage mécanique, et «l’amélioration des processus décisionnels déclenchant les traitements» de (réduction des doses, arrêt des traitements inutiles) sont les principaux leviers.