Par Actuagri
Assises du sanitaire animal : plus de prévention et de réactivité
Clôturées le 13 octobre par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, les Assises du sanitaire animal ont posé les fondements d’un système qui se veut « rénové ». Le secteur agricole a connu ses dernières années une recrudescence de crises sanitaires : influenza aviaire, fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie hémorragique épizootique (MHE), dermatose nodulaire contagieuse (DNC) etc. L’ambition des acteurs du sanitaires « est de mieux anticiper et protéger les élevages grâce à une responsabilité partagée entre l’État et les filières », ont-ils indiqué. Une nouvelle doctrine de financement devrait clarifier la répartition des rôles : la prévention demeure la responsabilité première des éleveurs, tandis que l’État prend en charge la lutte et la surveillance. Les filières pourront s’appuyer sur l’élargissement Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) à la prévention et à la surveillance, ainsi que sur la création de programmes sanitaires d’intérêt collectif (PSIC). Sur le terrain, des moyens ciblés seront mobilisés : 10,6 millions d’euros (M€) en 2026 pour la surveillance via le « vétérinaire sentinelle », 6 M€ sur trois ans pour garantir une surcapacité d’équarrissage en cas de pic de mortalité, et une feuille de route vaccinale. Enfin, la gouvernance au sein du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) est modernisée pour renforcer la concertation en temps de paix comme de crise.


