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Par Agra

Bovins viande : en 2025, flambée des prix et hausse généralisée des revenus

Malgré l’impact des maladies animales, les revenus des exploitations spécialisées en bovins viande ont connu en 2025 «des niveaux historiquement hauts, aussi bien les naisseurs que les naisseurs-engraisseurs», selon les résultats du réseau d’élevages Inosys présentés dans le bilan annuel de l’Institut de l’élevage (Idele). «Les étoiles étaient alignées en 2025», résume l’institut technique : prix moyen des gros bovins en hausse de 23 % sur l’année, «repli salutaire du prix des intrants» et «année climatique plutôt clémente» par rapport aux précédentes.

Dans les élevages spécialisés conventionnels, les résultats courants moyens par actif s’étalent entre 34 600 € (naisseurs engraisseurs de veaux sous la mère) et 57 700 € (naisseurs en zones de plaine). Entre les deux, les naisseurs engraisseurs de jeunes bovins (JB) s’établissent à 51 200 € et les naisseurs de montagne à 44 900 €. Dans les systèmes avec cultures, la première place revient aux naisseurs engraisseurs de JB (69 700 €), suivis par les naisseurs (34 900 €). Enfin, les éleveurs en production biologique profitent eux aussi de cette «conjoncture générale favorable», avec 35 400 € pour les naisseurs et 30 100 € pour les naisseurs engraisseurs.

Source Agra


Par Agra

Lait : accord Unell-Lactalis pour un prix en hausse, à 406,53 €/1000 litres sur février et mars

Lactalis et l’Unell se sont mis d’accord sur le prix du lait pour les mois de février et de mars 2026, en moyenne nationale à 406,53 €/1000 L en 38/32 (38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique) et à 421,53 €/1000 L en 41/33, hors prime RSE. Selon l’industriel et l’organisation de producteurs, qui ont fait cette annonce le 4 février, «ce niveau de prix reflète : l’engagement pris par Lactalis de maintenir la valorisation des prix PGC France 2026 au niveau de 2025, en lien avec le niveau du prix de revient agricole tel que déterminé avec l’Unell ; la dégradation spectaculaire des marchés des ingrédients laitiers, ainsi que du prix du lait en Allemagne, indicateur caractérisant les marchés PGC à l’export».

Par rapport à la formule de prix habituelle, le prix est au-dessus car il prend en compte «un ajustement positif de 3,5 € / 1000 L, appliqué par Lactalis France sur la base des indicateurs de février 2026 et de ceux estimés pour mars 2026». Ce prix est en recul d’environ 50 euros par rapport à l’année passée, comme le soulignent des éleveurs cités par Ouest-France manifestant le 4 février devant le site Lactalis à Domfront-en-Poiraie (Orne) à l’appel de la FDSEA.

Source Agra


Par Agra

Lait : les prix des produits industriels poursuivent leur baisse

La dernière note de conjoncture laitière publiée le 28 janvier par le Cniel atteste d’une hausse des volumes collectés dans les grands bassins exportateurs laitiers que sont la Nouvelle-Zélande (+1,7% sur un an), les Etats-Unis (+2,3%) et l’UE (+1,3%). « En France, la collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025. Elle affiche une croissance de 1,3% en rythme journalier sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Sur les deux premières semaines de 2026, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance s’avère moins nette que précédemment », note le Cniel. Résultat attendu, les cours des produits laitiers industriels poursuivent leur baisse, surtout le beurre à -2500 euros la tonne depuis l’été dernier, passant désormais au-dessous de 5000 euros. La poudre de lait écrémé continue de reculer depuis le début 2025 pour atteindre 2000 euros la tonne. Selon FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 euros les 1000 litres en novembre 2025, orienté à la baisse depuis les mois précédents. L’indice général Ipampa Lait de vache de l’Idele (prix unitaire des charges dans les élevages) est en recul de 1% par rapport à novembre 2024.


National | Par Actuagri

Filière bovine : Deux marchés parallèles

Les prix des broutards de 350 kg, exportés depuis les zones indemnes de DNC, flambent. Mais les animaux vaccinés, de plus de 400 kg, destinés au marché français, sont décotés. © iStock-Olivier Gros Le marché des broutards est confronté à un dilemme : pouvoir commercer des animaux à la fois légers (350 kg vifs) et vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), pour les exporter librement. Or les animaux de 350…


Par Agra

Ovins : léger rebond du prix de la laine française, toujours difficile à valoriser

Dans un contexte de « déclin mondial du cheptel ovin », le prix moyen pondéré (PMP, toutes catégories confondues) des laines françaises exportées a progressé de 7 % sur un an entre janvier et septembre 2025, observe l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances publié le 18 décembre. Le rebond est plus marqué pour les origines britannique (+15 %) et irlandaise (+16 %), tandis que le prix recule de 3 % pour l’Australie, premier exportateur mondial. En valeur absolue, les prix restent largement supérieurs pour l’origine australienne, tournée vers la qualité textile, à 4,88 €/kg (PMP), quand les cotations plafonnent à 1,12 €/kg en France, 0,95 €/kg en Irlande et 2,74 €/kg au Royaume-Uni. Ce raffermissement du marché mondial trouve sa source dans la raréfaction de l’offre et l’engouement des consommateurs pour la laine. Une tendance qui ne modifie pas les fondamentaux dans l’Hexagone : dans les élevages, « le prix de la laine récoltée ne permet pas de couvrir les coûts de la tonte, estimés autour de 2 € par brebis pour près de 2 kg de laine récoltés », constate l’Idele. Faute de débouché industriel local et de qualité suffisamment rémunératrice, les laines françaises sont majoritairement exportées dans des marchés de dégagement peu valorisants, comme les rembourrages de matelas.


Par Agra

Lait : accord entre Unell et Lactalis à 500 €/1 000 l pour 2025, +7 % vs 2024

L’Unell (association d’OP) et Lactalis France ont annoncé s’être accordés sur un prix du lait pour le mois de décembre, en moyenne nationale, à 440 €/1 000 l (38 de TB et 32 de TP). «Le prix moyen du lait conventionnel avoisinera ainsi, sur l’ensemble de l’année 2025, les 500 €/1 000 l toutes primes et qualités confondues, en progression de 7 %, soit 31 €, par rapport à 2024», indiquent l’Unell et Lactalis France. Les deux partenaires ont échangé aussi sur «l’évolution du prix du lait pour les PGC France (produits grande consommation) – incluant le prix de revient agricole pour l’année 2026», s’accordant sur «un prix stable sur la matière agricole». «L’esprit de la Loi Egalim, c’est la préservation de la matière première agricole (MPA) à tous les stades de la chaîne de valeur et sur toutes les gammes – y compris les MDD – c’est à cette condition que nous préserverons la juste rémunération de nos producteurs», déclare Yohann Serreau, président de l’Unell. Fabien Choiseau, directeur approvisionnement lait de Lactalis France souligne que «la stabilité du prix du lait pour les PGC France pour 2026, malgré le contexte de négociations exigeant, illustre notre engagement à maintenir leur juste valorisation».

Source Agra


National | Par La rédaction

Prix du lait de vache : pour la FNPL, «le hold-up a assez duré !»

Réunie en huis clos à Saint-Malo au démarrage de ses Assises, la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) a fait le constat d’un manque à gagner pour les producteurs de 46 euros/1000 litres sur le beurre depuis 2023. Le président, Yohann Barbe, a dénoncé un «hold-up». Pour le prix du lait en 2026, la FNPL a affirmé que «les producteurs de lait ne tolèreront aucune baisse et exigent même…


National | Par Actuagri

FNSEA et JA au Sénat pour défendre la production et les revenus

Après avoir rencontré les députés le 24 septembre, une délégation de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs ont exposé leurs revendications aux sénateurs fin octobre au Palais du Luxembourg. Au menu des échanges : la situation économique inquiétante de la Ferme France, les moyens de production et les échanges internationaux. capture X-Public-Sénat Alors que le débat parlementaire bat son plein sur les projets de loi de finances (PLF2026) et de…


Par Agra

La FNPL s’inquiète d’une prochaine baisse du prix du lait

«Il y a un bruit de fond qui laisse entendre qu’il faudra baisser le prix du lait», atteste Yohann Barbe, le président de la FNPL. Une perspective à laquelle il est fermement opposé. Il estime qu’il n’y a «aucune raison de baisser le prix du lait» sachant que «les charges des éleveurs restent élevées» (indice Ipampa lait de vache à +25% vs 2020) et que «le lait produit en France est 30 à 50 euros les 1000 litres moins chers que dans les autres pays européens».

Bien que cela ne soit pas le cas en France pour l’instant, cette crainte d’un lait dévalorisé vient de la baisse des cours du beurre et de la poudre maigre liée à l’abondance de lait sur les marchés mondiaux. En France, entre début juillet et fin septembre, le beurre industriel est passé de 7500 euros à 5500 euros la tonne et la poudre maigre est passée de 2380 euros à 2170 euros entre mi-août et fin septembre», précise Jean-Marc Chaumet, économiste au Cniel. Des demandes de baisses pourraient se concrétiser à l’occasion des négociations commerciales entre industriels et fournisseurs qui débutent le 1er décembre.

Source Agra


Par Agra

L’agneau français chahuté

Dans une récente note, Agreste, le service statistique du ministère de l’agriculture, indique une baisse du nombre d’abattages d’agneaux. Seulement 278 000 têtes ont été abattues en juillet 2025 soit – 5,6 % par rapport à juillet 2024. Ce recul est encore plus prononcé si on le compare à la moyenne quinquennale 2020-2024 : -27,3 %. Dans le même temps, les statisticiens constatent un repli du cours moyen de l’agneau «qui poursuit sa baisse pour le troisième mois consécutif». Cependant avec 9,3€/kg de carcasse, il dépasse de 1,1 % son niveau de juillet 2024 et de 19 % la moyenne quinquennale. Enfin, la consommation de viande ovine a reculé de 14,2 % par rapport au niveau de 2024 et de 6,4 % par rapport à la moyenne quinquennale, dans un contexte de hausse des exportations et de baisse des importations, observe Agreste.