Mot-clé : Pousse de l'herbe

Par Agra

Canicule : face aux prairies « grillées », les éleveurs de ruminants toujours sans réponse

Alertant, dans un communiqué du 4 août, sur une perte de production « historique » pour les prairies, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* dénoncent le « silence radio » du ministère de l’Agriculture sur leur demande – récurrente – d’organiser des expertises terrain des pertes de production d’herbe. « Les effets cumulés de la sécheresse et des épisodes répétés de canicule ont littéralement grillé l’herbe », rapportent les syndicats, ce qui a « amputé de façon exceptionnelle la pousse de juin et juillet », comme récemment constaté par Agreste (ministère). Et les AS d’appuyer : « Nombreux sont ceux qui ont attaqué les stocks d’hiver » de fourrages, et « les témoignages des éleveurs se multiplient pour signaler un phénomène historique ». Or, dans le cadre de l’assurance récolte, l’estimation de la pousse de l’herbe est basée sur une mesure par satellite, dont « les insuffisances et carences (…) sont pourtant amplement connues », rappellent les syndicats. Les quatre fédérations disent avoir été reçues au ministère le 22 juillet « sur ce sujet précisément », sans suite pour le moment. Craignant une aggravation de la décapitalisation en cours, les syndicats concluent en martelant qu’« il est crucial pour les éleveurs d’avoir de la visibilité sur les compensations ».
* FNB (bovins viande), FNPL (bovins lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)


Par Agra

Prairies : effondrement généralisé de la pousse de l’herbe, « détruite » par les canicules

Après un début de saison favorable, les canicules successives ont mis un coup d’arrêt à la pousse de l’herbe partout en France : au 20 juillet, « la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 26 % » à la période de référence (1989-2018), constate Agreste dans une note publiée le 28 juillet. D’après le service statistique du ministère de l’Agriculture, « les températures extrêmes relevées en particulier fin juin et la sécheresse persistante ont depuis un mois détruit l’herbe qui avait repoussé après la première coupe ». Alors qu’elle représente au 20 juillet habituellement 70 % de la production annuelle, la pousse cumulée plafonne cette année à 52 %.

La production « est déficitaire quasiment partout en France », souligne Agreste : seule la région Paca connaît une pousse dans la moyenne (98 % de la référence). « Le déficit est important (au moins 25 %) dans la moitié des régions fourragères » (soit la moitié des surfaces). Les chutes les plus importantes s’observent dans le Sud-Ouest, avec des déficits de 33 % en Nouvelle-Aquitaine et 31 % en Occitanie, voire « jusqu’à 50 % de déficit à l’Ouest du Massif central ». À l’inverse, dans le nord du pays, « le déficit est un peu moins important (souvent 15 à 20 %) au nord d’une ligne reliant Nantes à Reims ».


Par Agra

Fourrages : les éleveurs laitiers de la FNPL demandent des aides pour les éleveurs

La FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a lancé un appel le 22 juillet aux pouvoirs publics pour faire face aux conséquences de la canicule et de la sécheresse qui touchent les pâturages. « Les éleveurs commencent à entamer leur stock de fourrage d’hiver pour nourrir les animaux, ce qui va les obliger à acheter pour tenir jusqu’à l’année prochaine », indique Yohann Barbe, président de la FNPL. Constatant le manque de fourrages dans les territoires, la FNPL formule plusieurs demandes à l’État : d’abord, que les cartes satellitaires mesurant la pousse de l’herbe soient complétées par des relevés sur les zones concernées pour avoir une vision plus précise des pertes herbagères.

Pour les éleveurs touchés mais non-assurés, la FNPL demande de mettre en place l’indemnisation de solidarité nationale (ISN). Ensuite, le syndicat souhaite que les éleveurs concernés suspendent le paiement des prochaines échéances de cotisations sociales à la MSA et qu’ils bénéficient d’un fonds d’allègement des cotisations, d’un fonds d’allègement des intérêts d’emprunts, et d’un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti qui doit être appelée à l’automne. A plus long terme, la FNPL alerte sur un risque de décapitalisation si les éleveurs n’ont pas assez pour nourrir les animaux, ce qui entraînerait mécaniquement une baisse des volumes de lait et donc des revenus des agriculteurs.


Par Agra

Prairies : avant la 2e canicule, la pousse de l’herbe déjà fortement ralentie (ministère)

« Au 20 juin 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est conforme à celle observée à cette même date durant la période de référence », constate le service de statistique du ministère de l’Agriculture dans une note Agreste publiée le 26 juin. A noter que la période d’observation n’inclut pas la vague caniculaire débutée le 20 mai. « Toutefois, le manque de pluie se fait progressivement sentir dans l’ensemble des régions ».

Sur le dernier mois, la pousse a été nettement inférieure à la normale (entre
-20 % et -50 %) sur un axe allant du nord de l’Aquitaine à l’Alsace. La situation se complique dans le Limousin et en Poitou-Charentes où le déficit cumulé est proche de 15 % alors que la pousse était encore excédentaire au 20 mai. La pousse cumulée est encore supérieure de 15 % à la normale en Auvergne-Rhône-Alpes et Franche-Comté, mais dans ces régions également, la situation s’est dégradée puisque l’excédent était de 30 % il y a un mois. Sur la période récente, la situation a été moins défavorable dans le quart nord-ouest où la pousse cumulée demeure légèrement excédentaire. » Les régions de montagne sont préservées pour l’instant avec une pousse restant excédentaire entre le Massif-Central, le Jura et les Alpes.


Par Agra

Prairies : une très bonne pousse de l’herbe depuis le début de l’année (ministère)

 

« Au 20 mai 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est supérieure de 20 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018 », selon le dernier bulletin Infos rapides publié par Agreste (ministère de l’Agriculture) le 28 mai. Ce constat intervient alors que le mois d’avril a été très sec, ce qui a perturbé la pousse de l’herbe sur l’ensemble du territoire, mais que le début du mois mai a été marqué par des températures anormalement fraîches. On observe toutefois des différences d’une région à une autre. L’excédent est proche de 30% en Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Mais en Nouvelle- Aquitaine, la pousse cumulée est à peine supérieure à la normale, les très fortes pluies de l’hiver ayant retardé le début de la pousse. Sur le dernier mois, la pousse a été normale en Auvergne-Rhône-Alpes, déficitaire partout ailleurs. Le déficit sur un mois est même supérieur à 20% sur une large bande allant des côtes atlantiques au Grand-Est.


Par Agra

Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989 (Agreste)

« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne observée sur la période de référence 1989-2018 », constate le service de statistique du ministère de l’Agriculture dans une note publiée le 29 avril. « Il s’agit du meilleur début de campagne depuis 1989 », selon ce premier bilan, arrêté au 20 avril, qui marque le lancement de la campagne de suivi des prairies pour 2026-2027. Cette pousse exceptionnelle est due « aux températures souvent supérieures à la normale et aux pluies relativement fréquentes des mois passés », explique Agreste. Résultat : « Alors qu’habituellement 20 % de la pousse annuelle est réalisée au 20 avril, cette proportion atteint déjà 31 % cette année ». Au niveau géographique, « la pousse de l’herbe des prairies permanentes est excédentaire sur l’ensemble du territoire », d’après le document. En tête, le nord-est, qui a « bénéficié de températures particulièrement clémentes » (rendement à 191 % de la moyenne en Grand Est, à 175 % en Bourgogne-Franche-Comté). À l’inverse, « l’excédent est un peu moins important dans les régions ayant souffert des inondations de l’hiver dans le quart sud-ouest et sur la façade Atlantique » (126 % en Nouvelle-Aquitaine, 135 % en Occitanie).


Par Agra

Prairies : la pousse démarre fort, mais l’humidité des sols complique la mise à l’herbe

Selon une note agro-climatique publiée le 19 mars par le RMT Horizons prairies*, l’hiver doux et arrosé a « favorisé une reprise précoce et dynamique de la croissance de l’herbe dès la fin février », mais « complique la mise à l’herbe » des animaux. Au niveau national, « malgré des stocks sur pied élevés et une pousse soutenue, la mise à l’herbe reste limitée par des conditions de portance insuffisante ». Les techniciens constatent que « les troupeaux laitiers ont commencé à sortir quelques heures depuis le début du mois ». En revanche, les bovins allaitants « restent majoritairement en bâtiment dans l’attente de meilleures conditions ». C’est surtout dans la moitié nord que les sols ne permettent pas toujours la mise à l’herbe (Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France). C’est aussi le cas en région Paca, où l’hiver très pluvieux a « fortement perturbé la conduite des élevages ». Dans une grande partie de l’Ouest et du Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, mais aussi Auvergne), c’est l’hétérogénéité qui domine ; les possibilités de pâturage dépendent du type de sol et de l’altitude. Selon la note, seuls quelques secteurs de l’est de la France connaissent les bonnes conditions pour pouvoir profiter pleinement du début de pousse dynamique (Savoies, Drôme, Isère, Bourgogne).
* Instituts techniques, chambres d’agriculture, Eliance


Par Actuagri

Prairies : une meilleure pousse d’herbe en octobre

Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, a publié le 28 octobre les dernières estimations de la pousse d’herbe au cours du mois écoulé. Celle-ci « a retrouvé un rythme soutenu en fin de saison », indique la note. Cette croissance a permis de réduire le déficit de pousse de 23 % en août, à 18 % en septembre et à 12 % en octobre. Ce sont les pluies et des températures supérieures à la normale qui ont favorisé le renouvellement des prairies. Cependant, les résultats sont disparates selon les régions. Le déficit est nettement plus marqué à l’ouest d’une ligne allant de Foix à Charleville-Mézières. La pousse d’herbe est plus excédentaire à l’est de cette ligne. Les Hauts-de-France (indice 61), les Pays-de-la-Loire (71), la Normandie (73) et l’Ile-de-France (75) sont les régions les plus déficitaires. Seules quatre régions parviennent à tutoyer la moyenne : Bourgogne-Franche-Comté (98), Auvergne-Rhône-Alpes (96), Occitanie (94) et Bretagne (93).


Par Agra

Prairies : grâce aux pluies, l’herbe reprend sa pousse en septembre (Agreste)

Après avoir été stoppée par l’été chaud et sec, la pousse de l’herbe a connu un « redémarrage » en septembre grâce « au retour de température sans excès et surtout l’arrivée de pluies fréquentes », constate Agreste dans une note de conjoncture publiée le 26 septembre. C’est la première fois « depuis début mai » que la pousse est « excédentaire au niveau national », selon le service statistique du ministère de l’Agriculture. Bien que « plus tardive au nord de la Seine », l’amélioration « concerne tout le territoire ». Toutefois, en cumul depuis le début de la campagne, la pousse « reste déficitaire dans une majorité de régions » (environ les deux tiers). Au niveau national, les prairies affichent donc, au 20 septembre, un déficit de 18 % par rapport à la période 1989-2018, contre 23 % un mois plus tôt. Schématiquement, la France est coupée en deux par une ligne « reliant le Pays basque à l’Alsace ». Les régions fourragères situées au nord de celle-ci sont toujours en déficit, en particulier les Hauts-de France (58 % de la moyenne) et les Pays de la Loire (68 %). Celles du sud, au contraire, sont dans la normale ou en excédent : 91 % pour l’Occitanie, 89 % pour Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, ou encore 130 % pour la région Paca.


Par La rédaction

Prairies : une pousse inégalée depuis 2007, supérieure de 28% à la moyenne (Agreste)

Au 20 octobre, la production des prairies permanentes françaises dépasse de 28% la pousse moyenne observée sur la période de référence (1989-2018), d’après la dernière note de conjoncture d’Agreste (ministère de l’Agriculture). À un mois de la fin de la campagne, «le niveau habituel de fin d’année est déjà dépassé de 24%», et la pousse de l’herbe atteint un niveau inégalé depuis 2007. «Les températures élevées et les sols humides permettent une pousse continue depuis le début de la campagne», explique Agreste. La production est «excédentaire sur l’ensemble du territoire à l’exception du Roussillon». L’excédent est supérieur à la moyenne de 20% dans deux tiers des régions fourragères. Dans 10% des prairies permanentes françaises – notamment en Bourgogne et Pays de la Loire –, la pousse est excédentaire de plus de 50%. Cependant, en raison de «l’humidité parfois excessive des sols» après de fortes pluies ou des inondations, «l’herbe n’a toutefois pas pu être entièrement valorisée du fait des difficultés d’accès aux prairies», souligne Agreste. À noter que, au 20 août, la pousse d’herbe cumulée des prairies permanentes françaises était «déjà supérieure de 2% à celle atteinte normalement sur une année entière», selon une précédente note du service du ministère de l’Agriculture.