Par Agra
Loup : en commission, les députés revoient la logique de fixation du plafond de prélèvement
Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission du Développement durable, le 29 avril, les députés ont adopté un amendement d’Émilie Bonnivard (DR, Savoie) qui conduit à « renverser la logique de gestion du loup », selon son exposé sommaire. L’élue propose qu’un arrêté du « ministre chargé de l’Agriculture » (sans mention du ministre de l’Écologie) fixe le nombre de loups pouvant être prélevés et que ce nombre puisse « être fixé en tenant compte du nombre minimal de spécimens compatible avec un état favorable de conservation ». « Dans ce cas, il correspond à la différence entre la population lupine observée et ce nombre minimal de spécimens », précise le texte adopté avec avis favorable du gouvernement. Le système actuel repose sur un pourcentage, récemment porté à 21 %, fixé par arrêté interministériel et appliqué à la population estimée (1 082 loups selon le dernier comptage). Le seuil de « viabilité démographique », mentionné dans le Plan loup 2024-2029, se situe à « 500 adultes matures ». Toutefois, le seuil de viabilité « génétique » (permettant un brassage suffisant à plus long terme) correspond à un effectif beaucoup plus important, entre 2 500 et 5 000 loups reproducteurs.


