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Par Agra

Comptes de l’agriculture : le « PIB agricole » 2026 attendu en recul de 8 %, d’après Bercy

Les vagues de canicule et la sécheresse en France cette année coûteront 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) à l’activité française en 2026, en raison de la baisse de la production agricole, a estimé Bercy le 2 septembre. Le ministère de l’Économie considère que les vagues de chaleur et la sécheresse, qui ont considérablement affecté certaines récoltes, devraient entraîner une baisse de la valeur ajoutée du secteur agricole de 8 %, de l’ordre de la moitié de celle observée lors de la canicule de 2003. La valeur ajoutée agricole avait alors reculé d’environ 15 %.

Ce recul est, d’une part, dû aux vagues de chaleur et à la sécheresse de 2026, et d’autre part au conflit au Moyen-Orient, qui a pénalisé l’agriculture via la hausse du prix du gaz, qui renchérit le coût des engrais azotés, précise Bercy. Cette estimation a été donnée par la Direction générale du Trésor lors d’une audition le 2 septembre par la mission parlementaire flash sur le coût de la canicule. En 2025, l’Insee avait enregistré un rebond de 10,7 % en euros courants de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs). Cette hausse suivait deux baisses successives de 11,7 % en 2024 et de 4,8 % en 2023. Depuis dix ans, le « PIB agricole » a gagné environ 10 milliards d’euros (Md€) en dix ans, pour atteindre environ 40 Md€ ces dernières années. Les volumes sont, en revanche, en stagnation.


Par Eva DZ

Comptes de l’agriculture : reflux du «PIB agricole» français confirmé en 2023

À l’occasion de la réunion de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) le 3 juillet, l’Insee a publié ses chiffres prévisionnels définitifs pour l’année 2023 marquée par une décrue des marchés céréaliers et l’érosion continue du cheptel. L’Insee enregistre une baisse de 4,8% en euros courants de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs), contre 4,5 % attendu en décembre lors de la parution des chiffres provisoires. Ce reflux intervient après une hausse de 12,3 % en 2022. Cette correction s’explique par une diminution des prix un peu plus forte qu’attendu (-4,4 %), notamment en céréales (-30%), oléo-protéagineux (-24,9 %). Les volumes restent globalement en hausse (+3%), tirés par un rebond en céréales (+7,2 %) et fourrages (+24,7%). Le rebond des volumes de légumes s’est finalement terminé en baisse (-0,9%). Les consommations intermédiaires continuent de grimper en valeur de 1,3 %. Les prix des engrais et amendements s’accroissent à nouveau (+19 %) tandis que l’énergie reflue (-5 %), après la flambée de l’an dernier (respectivement +56,4 % et +35 %) liée à la guerre en Ukraine. Mais dans le même temps, les prix des phytos augmentent (+9,9 %).