Mot-clé : Pastoralisme

Par Agra

Loup : un rapport sénatorial sur le pastoralisme réclame la fin du statut de protection

«L’État français doit avoir le courage de mettre sur la table le sujet d’un nouvel abaissement du niveau de protection du loup», indique le rapport de la mission d’information du Sénat sur le pastoralisme, adopté le 3 juin par la commission des Affaires économiques, à l’unanimité (abstention du groupe écologiste). Après le récent abaissement au niveau d’espèce simplement «protégée», ce nouveau déclassement retirerait le loup de liste des espèces protégées par la Convention de Berne et la directive européenne Habitats.

Par ailleurs, le rapport propose aussi de «supprimer le reste à charge de 20 % pour les éleveurs pour le déploiement des mesures de protection» contre le loup, avec un financement par le ministère de la transition écologique. Sur 13 recommandations, 5 portent sur la gestion du loup, qualifié de «menace existentielle pour le pastoralisme». Sur les autres sujets, les élus veulent notamment «maintenir voire renforcer» l’ICHN dans la prochaine PAC, inclure les «produits issus du pastoralisme» dans les objectifs Egalim en restauration collective, ou encore «faciliter les retenues collinaires multi-usages» pour stocker l’eau. Des dispositions dont certaines sont incluses dans deux textes bientôt examinés par le Sénat : le projet de loi d’urgence agricole (fin juin) et la proposition de loi sur la montagne (début juillet).

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Fêtes de la Transhumance : Bientôt le grand départ !

Eleveurs, bénévoles, partenaires, élus, tous étaient réunis à Bozouls, à la ferme de Maroquiès chez la famille Galtier pour présenter l’édition 2026 de la Fête de la Transhumance à Aubrac, dont les festivités débuteront jeudi 21 mai et s’achèveront avec la traditionnelle montée des troupeaux dimanche 24 mai. L’édition 2026 de la fête de la Transhumance a été lancée à la ferme de Maroquiès à Bozouls, élevage transhumant, en présence…


Par Agra

Pastoralisme : un projet d’établir une servitude de passage à l’échelle nationale

D’ici un an après la promulgation de la loi « pour une montagne vivante et souveraine », le gouvernement devra remettre au Parlement un rapport sur « l’opportunité d’instaurer, au niveau national, une servitude légale de passage » afin de « garantir la mobilité des troupeaux pastoraux ». C’est ce que prévoit un amendement voté le 15 mai par les députés, lors de l’adoption en séance publique de cette proposition de loi (PPL). Selon ce texte déposé par Inaki Echaniz, député socialiste des Pyrénées-Atlantiques, la servitude étudiée devra aussi permettre aussi « l’exploitation pastorale des troupeaux » (accès à l’eau, broutage, fauchage et « équipement pastoral mobile »). Enfin, le rapport de l’exécutif « devra notamment examiner les modalités juridiques, foncières et opérationnelles d’un tel dispositif, ainsi que son articulation avec le droit de propriété et les usages locaux », selon l’exposé sommaire de l’amendement. Le député basque rappelle que la circulation des troupeaux pastoraux « peut se heurter à des difficultés d’accès aux chemins, aux points d’eau et aux espaces nécessaires au pâturage ». Après l’adoption de la PPL « pour une montagne vivante et souveraine » par l’Assemblée, l’Anem (élus de montagne) demande « une inscription rapide de ce texte à l’ordre du jour du Sénat ».


Par Actuagri

Prédation : le CAF Loup exige un sursaut législatif

Réunies le 11 mai 2026, les organisations du Conseil de l’agriculture française-Loup (CAF Loup)* dénoncent l’inaction gouvernementale face à l’explosion de la prédation. Malgré le passage du loup au statut d’espèce « protégée » dans l’Union européenne, « le changement de logiciel attendu n’a pas eu lieu », indique le CAF dans un communiqué. Le bilan 2025 dépasse les 12.000 victimes au 30 novembre, laissant des éleveurs épuisés face à un cadre juridique jugé inefficace. « aujourd’hui, le loup est de facto mieux protégé que les éleveurs et leurs troupeaux », indique le communiqué. Sur ce dossier, le CAF juge très décevant le projet de loi d’urgence pour la souveraineté agricole (UPSA), dont les amendements resteraient flous et soumis à l’arbitraire administratif. C’est pourquoi les sept organisations syndicales réclament des mesures fermes : autorisation systématique de la visée thermique, interventions en cœur de parcs nationaux et levée des obligations de protection préalable pour les bovins et équins avant tout tir de défense. À l’aube de l’examen du projet de loi UPSA à l’Assemblée nationale, ces organisations appellent les députés à un changement de cap immédiat pour assurer la survie du pastoralisme français.

(*) FNSEA, JA, FNO (ovins), FNB (bovins), FNPL (lait), FNC (cheval), FNEC (chèvres)


Aveyron | Par La rédaction

Mobilisation remarquable pour l’inventaire du patrimoine agropastoral d’Argences en Aubrac

“On ne s’attendait pas à autant d’engouement” raconte Nina Roussarie, l’une des 4 étudiants qui accompagne la commune d’Argences en Aubrac pour la réalisation d’un inventaire du patrimoine agropastoral local. “Les gens se sont pris au jeu facilement, ils ont apporté de nombreuses connaissances, ils avaient envie d’aller vérifier sur le terrain, voire même de créer un club ! Ils ont été remarquables” poursuit-elle. © E. Le Hir - Argences…


Par Agra

Salon de l’agriculture : les pistes des organisateurs pour pallier l’absence des bovins

À l’occasion d’une conférence de presse le 20 janvier, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont présenté de premières pistes pour pallier l’absence des bovins, qui occupent traditionnellement le hall numéro 1 du parc d’exposition de la porte de Versailles. Deux pistes sont d’ores et déjà explorées : « avoir le plus d’animaux possible » et accentuer la présence du « pastoralisme », a expliqué le président du Salon de l’agriculture, Jérôme Despey. Pour rappel, 2026 a été proclamée par les Nations unies « année internationale du pastoralisme et des pâturages ». « Les ovins, caprins, porcins vont être démultipliés, il y aura beaucoup de mouvement », promet l’agriculteur. Les organisateurs ont reçu 64 propositions de la part des participants au salon, et en étudient plusieurs autres à leur initiative. « Nous devons désormais donner du sens à tout cela », a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, propriétaire de l’évènement. « Pour les éleveurs qui seront tout de même présents, nous nous devons d’attirer du monde, pour qu’ils puissent expliquer leur métier. Le hall 1 doit ne pas être une morne plaine. » Le programme devrait être finalisé d’ici début février, ont prévu les organisateurs.


Par Agra

Loup : Macron veut empêcher son implantation «là où il y a du pastoralisme»

En marge d’un déplacement à Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron), consacré aux 100 ans du fromage AOP, le 3 juillet, Emmanuel Macron a dit vouloir empêcher l’implantation du loup «là où il y a du pastoralisme». «On ne va pas laisser le loup se développer et qu’il aille dans des massifs où il est en compétition avec des activités qui sont les nôtres», a ajouté le chef de l’État. «Et donc ça veut dire qu’il faut, comme on dit pudiquement, le prélever davantage». Le statut de protection du prédateur vient d’être abaissé dans la Convention de Berne et dans la directive européenne Habitats, ouvrant la porte à une gestion plus souple.

Un travail est en cours au sein du Groupe national loup pour explorer les conséquences de ce changement juridique dans le droit français. Selon l’AFP, le président de la République a jugé «vraisemblable qu’il faille une loi» pour parvenir à ses fins. «Il faut passer de la parole aux actes», a exhorté le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, réagissant dans un message envoyé à la presse. Et d’appeler à commencer par «lever la décision de restreindre l’envoi de la louveterie», dans un contexte de forte hausse des attaques et des prélèvements de loups début 2025.

Source Agra


National | Par La rédaction

Renforcer le pastoralisme en France

Pas moins de 17 députés ont réfléchi pendant plusieurs mois à la situation actuelle du pastoralisme et à son devenir. Ils ont récemment rendu leurs conclusions dans un rapport d’information qui fait état de 45 propositions « Mieux comprendre le pastoralisme pour mieux en parler et identifier ses éventuelles difficultés afin de proposer des solutions adaptées et durables ». Tel est l’objectif que s’est fixée la mission d’information parlementaire*, qui…


Par Eva DZ

Législatives : l’ancien co-président du groupe Pastoralisme à la tête de la Coméco

L’ancien co-président du groupe Pastoralisme à l’Assemblée, Antoine Armand, a été élu, le 20 juillet, président de la commission des affaires économiques. Député Renaissance de Haute-Savoie, il avait également piloté le volet «communication» du Plan de souveraineté pour l’élevage. Au printemps, peu après la présentation de la loi d’orientation agricole (LOA), il se disait favorable à «aller plus loin sur la sécurisation des projets» et limiter les recours. La commission des Affaires économiques intègre plusieurs nouveaux venus : la ministre déléguée de l’agriculture (du gouvernement démissionnaire) Agnès Pannier-Runacher, le haut-fonctionnaire Alexandre Allegret-Pillot (LR), l’agriculteur écologiste Benoit Biteau, et le leader LR Laurent Wauquiez. En charge du secteur agricole, la commission des Affaires économiques est le passage obligé des textes législatifs avant leur examen en séance plénière. Elle a également un rôle de contrôle de l’action du gouvernement par des missions d’information sur des sujets précis. Le président en organise les travaux et évalue la recevabilité des amendements.


Par Eva DZ

Le pastoralisme au menu du prochain Sommet de l’élevage

Le pastoralisme occupera une place de choix lors du prochain Sommet de l’élevage, du 1er au 4 octobre à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme). Un espace spécifique dans le hall d’accueil du salon sera consacré à ce mode d’élevage, caractérisé par un «pâturage extensif» qui valorise «les ressources herbagères et fourragères spontanées d’espaces naturels». Une conférence sur le pastoralisme et les changements climatiques s’y tiendra mardi 1er octobre après-midi, suivies par sept mini-conférences tout au long de la semaine (PAC, transhumance, foncier, valorisation des viandes, etc.). 2026 sera l’«Année internationale du pastoralisme et des pâturages», a proclamé l’ONU. Le Sommet – qui s’est rebaptisé «Mondial de l’élevage durable» l’année dernière – attend 120 000 visiteurs et 1650 exposants. «Un nouveau record» selon son commissaire général Fabrice Berthon. Cette année, la race à l’honneur est la Salers, locale de l’étape, et le pays invité est le Kazakhstan.