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Par Agra

Ours : après l’attaque sur un éleveur, le protocole « ours à problème » lancé en Ariège

Via un arrêté pris le 12 août, le préfet de l’Ariège a autorisé les agents de l’OFB à réaliser des tirs de « conditionnement aversif » sur un ours dans la commune de Seix, après une récente attaque sur un éleveur. Il s’agit de tirs visant directement l’arrière-train de l’animal au moyen de balles en caoutchouc, afin de l’inciter à ne pas s’approcher de l’homme. Cette opération constitue la deuxième étape du protocole dit « ours à problèmes », récemment renommé « ours présentant un comportement anormal ou dangereux ».

Ce protocole ne concerne plus la prédation sur les troupeaux, mais seulement les individus jugés « trop familiers » ou « agressifs » envers l’être humain. Selon l’arrêté du préfet de l’Ariège, l’OFB a préconisé ce protocole dans son expertise rendue le 11 août. Quelques jours plus tôt, le 7 août, l’éleveur ovin Daniel Delteil avait été chargé par un ours sur l’estive d’Arréou ; il en est sorti sain et sauf, mais sa chienne de troupeau a été gravement blessée. Pour rappel, fin juillet, la justice avait suspendu un arrêté préfectoral autorisant des tirs d’effarouchement renforcé sur l’estive d’Arréou, pour insuffisance de moyens de protection ; quelques jours plus tard, la préfecture a pris de nouveaux arrêtés, qui ont connu le même sort.


Par La rédaction

La population d’ours continue de progresser dans les Pyrénées

La population d’ours bruns continue de se développer dans les Pyrénées, avec 83 plantigrades dénombrés en 2023, contre 76 l’année précédente dans l’ensemble du massif, a annoncé l’Office français de la biodiversité (OFB) le 2 avril. «Avec 83 individus détectés au minimum en 2023, l’effectif de la population d’ours bruns continue progressivement d’augmenter dans les Pyrénées», précise le rapport de l’OFB sur le suivi de l’espèce. En ce qui concerne les prédations en 2023, le rapport signale que le nombre d’attaques d’ours sur le cheptel dans les Pyrénées françaises est «légèrement supérieur à 2022 (+5%), passant de 331 à 349 attaques». Le nombre d’animaux tués a, lui, «légèrement diminué par rapport à 2022 (-7%), passant de 590 à 552». L’OFB admet une «sous-estimation de la prédation réelle», mettant en avant que certaines bêtes ne sont pas retrouvées ou le sont trop tardivement pour détecter d’éventuels indices de prédation sur les dépouilles. Le rapport de l’OFB est basé sur les éléments collectés par le réseau Ours brun, qui comprend des agents de l’OFB et des associations spécialisées. Des analyses génétiques de poils, d’excréments, des photographies ou vidéos, prises notamment par des appareils automatiques fixes, permettent d’effectuer l’estimation.