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Par eva dz

Porc : avec les beaux jours, le prix au MPF repart à la hausse

Le Marché du porc français (MPF, nouveau nom du MPB) a clôturé sa séance du jeudi 13 juin en hausse de 1,8 ct€/kg, à 2,021 €/kg, renouant avec la hausse après quatre semaines de stabilité. «La baisse de l’offre saisonnière s’accentue», constatent les analystes du marché de Plérin, qui notent une «chute des poids [moyens des cochons] de près de 600 g pour les trois premiers jours d’activité sur la zone Uniporc». Pour la semaine passée, les abattages sont «en baisse par rapport à la semaine dernière et celle de l’an passé» (à 355 000 porcs), lit-on dans le commentaire de la séance. Ailleurs en Europe, le MPF estime que «les cours du porc vont probablement évoluer entre stabilité et hausse».

Après 15 semaines sans fluctuation, la filière allemande, en revanche, pourrait connaître de nouvelles difficultés, car «le commerce extérieur allemand pourrait être à nouveau restreint» après le retour de la PPA en élevage. Chez l’ensemble des grands producteurs européens, la hausse saisonnière des prix du porc s’est faite attendre, en raison d’un «commerce plutôt calme» et de «méventes au grand export», qui alourdissent le marché, selon la note hebdomadaire du MPF du 10 juin.

La rédaction


Par eva dz

Le Marché du porc breton (MPB) devient le Marché du porc français (MPF)

À l’occasion de son assemblée générale le 6 juin, le Marché du porc breton (MPB) est devenu le Marché du porc français (MPF). «Quoi de plus normal, me direz-vous, quand on sait que le prix affiché en fin de séances de vente sert de référence à toute la filière française ?», a lancé son président François Pot dans son discours. Basé à Plérin (Côtes-d’Armor), le MPB tient deux séances par semaine (lundi et jeudi), au cours desquelles la cotation est fixée par des enchères dégressives. Son élargissement fait suite à l’arrivée des trois premiers abattoirs hors Bretagne : Vallégrain (Sarthe) et Tradival (Loiret) à l’automne dernier, puis Holvia (Mayenne).

L’année 2023 a également été marquée par le départ des deux premiers acteurs français du porc, Bigard et la Cooperl. «J’invite les éleveurs des autres régions de France à présenter leurs porcs sur le catalogue», a exhorté François Pot, tout en promettant que, par la suite, «les lignes [du marché] bougeront encore pour s’adapter». Selon son rapport annuel, l’activité du MPB a été fortement influencée par la décapitalisation porcine en 2023, avec un offre réduite de 1,5% par rapport à 2022 (à 1,34 million de porcs charcutiers) et un prix de base moyen de 2,115 €/kg (+22,6%), un plus haut historique.

La rédaction