Mot-clé : monde

Par Actuagri

Céréales : une abondance mondiale sous la pression des coûts

L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a confirmé début mai la bonne tenue des marchés pour la campagne 2025/2026. La production mondiale de céréales atteindrait 3,040 milliards de tonnes (+6 % sur un an), portée par des révisions à la hausse en Europe pour le blé et le maïs. Les stocks mondiaux devraient grimper de 9,6 % pour atteindre un record de 954,6 millions de tonnes, soit un ratio stocks/utilisation très confortable de 32,3 %. Cette dynamique est soutenue par une utilisation accrue, notamment du maïs pour l’alimentation animale (+4,5 %). Toutefois, les perspectives pour la prochaine campagne (2026/2027) s’assombrissent. La production mondiale de blé est attendue en repli de 2 % (817 Mt), freinée par une contraction des surfaces aux États-Unis et en Russie. Surtout, la fermeture du détroit d’Ormuz renchérit les coûts de l’énergie et des engrais, pesant sur les marges des exploitants alors que les prix du blé se tassent. À l’inverse, le maïs sud-américain reste dynamique : des récoltes records sont attendues en Argentine et au Brésil grâce à une météo favorable et une forte demande exportatrice. Dans l’Union européenne, les rendements sont stables malgré des déficits pluviométriques émergents à l’Est.


Monde | Par Agra

Monde : une année agricole 2026 en crise ?

Avant la publication du Cyclope 2026 qui fêtera son quarantième anniversaire le 2 juin prochain, son fondateur Philippe Chalmin a récemment présenté, lors d’une conférence de presse à Paris, ce que pourraient être les tendances mondiales pour les principales commodités agricoles. L’année qui s’ouvre sera-t-elle atone ? Philippe Chalmin concède ne pas avoir de boule de cristal mais à quelques exceptions près (cacao, croissance américaine…) les prévisions que sa société…


Par Agra

Bio : après des années de croissance, les surfaces mondiales ont stagné en 2024

Les surfaces cultivées en agriculture biologique ont stagné en 2024, s’établissant à 98,9 millions d’hectares (soit 2,1% de la surface agricole mondiale), selon le rapport annuel de l’Institut de recherche en agriculture biologique (FiBL) publié le 10 février à l’occasion du salon Biofach de Nuremberg (Allemagne). Même constat dans l’UE avec une surface en très légère augmentation (+0,1 Mha, +0,7%) à 18,1 Mha soit 11,1% de la surface agricole utile. L’Espagne reste le pays de l’UE avec les superficies les plus importantes (2,9 Mha) devant la France (2,7 Mha, en léger recul) et l’Italie (2,5 Mha). L’un des principaux facteurs expliquant ce tassement après des années de croissance est la mise en œuvre du nouveau règlement européen concernant la certification des producteurs dans les pays tiers qui a eu un «impact significatif sur les petits exploitants agricoles et les groupements de producteurs». Autre explication: la crise de marché qui a entraîné une diminution des conversions en 2022 et 2023. Mais le FiBL estime que «l’amélioration des conditions de marché observée en 2024 devrait se traduire par des taux de conversion plus élevés dans les années à venir». En effet, en 2024 le chiffre d’affaires mondial du commerce de détail d’aliments et de boissons biologiques a atteint 145 milliards d’euros (soit une augmentation de 6,9 Md €). Les États-Unis représentaient toujours le premier marché bio (60,4 Md €), devant l’Allemagne (17 Md €) et la Chine (15,5 Md €).


Par Eva DZ

Prix alimentaires mondiaux : nouvelle stabilisation des indicateurs FAO en juillet

Après plusieurs mois de légère augmentation jusqu’en mai, l’indice des prix alimentaires de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) du mois de juillet, publié le 2 août, est resté à la même valeur pour le deuxième mois consécutif (120,8 en juillet contre 121 pour juin). La FAO explique néanmoins que l’indicateur est baisse de 3,1 % par rapport à sa valeur un an plus tôt, en juillet 2023. D’une manière générale, l’organisation basée à Rome note que les cours internationaux des huiles végétales (+2,4%), des viandes (+1,2%) et du sucre (+0,7%) ont compensé la baisse continue des cours des céréales (-3,8%). Pour ce dernier secteur, la FAO précise d’ailleurs que les prix mondiaux à l’exportation de toutes les principales céréales ont baissé pour le deuxième mois consécutif. Enfin, l’Indice FAO des prix des produits laitiers est resté inchangé en juillet, en raison de la compensation de la baisse des cours du lait en poudre par la hausse de ceux du beurre et du fromage. Le prochain indice des prix alimentaires sera publié le 6 septembre.