Mot-clé : marché européen

Par Agra

Bovins viande : le prix des broutards décroche, de manière «injustifiée» selon la FNB

En France, les cours des broutards sont en recul depuis quelques semaines. Au marché de Bourg en Bresse, le charolais de conformation U de 350-400kg âgé de 6 à 12 mois était coté à 4,1 € le kilo le 21 juillet, contre 4,8 €/kg le 30 juin, et 5,25 €/kg le 17 juin, et 5,6 €/kg l’an dernier mi-juillet. Dans un communiqué paru le 21 juillet, les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) estiment que ces pressions sont «totalement injustifiées» et demandent au ministère de l’Agriculture d’investiguer le bon fonctionnement du marché. Pour les éleveurs, «contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas. Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025».

À cette période, la DNC touchait toutefois la Lombardie et une partie de la France, précise l’institut de l’élevage dans sa dernière note de conjoncture. La FNB ajoute qu’«en parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer, en effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2e semestre 2026 du fait des baisses de naissance». Notons que les cotations des jeunes bovins finis ont continué de fléchir début juillet «sous l’effet d’un marché européen figé par la canicule», souligne l’institut de l’élevage.


Par Agra

Tunnels de prix/bovins viande : risque pour Culture Viande, avancée pour la FNB

Dans un communiqué du 3 juillet, Culture Viande (industriels des viandes de boucherie) alerte sur le risque de déconnexion des prix français des viandes bovines après que le Sénat a adopté un amendement du gouvernement prolongeant l’expérimentation des tunnels de prix pour la filière bovins viande. « Ce n’est pas le principe d’un tunnel de prix qui est en cause, mais le choix d’en fonder la borne basse sur les coûts de production », préviennent les abatteurs à l’intention de la commission mixte paritaire qui doit examiner le 16 juillet le projet de loi d’urgence agricole intégrant cet amendement.

En achetant à des prix progressivement déconnectés des réalités du marché européen, les entreprises françaises, débouchés des éleveurs, se fragiliseraient au profit des importations, font-ils valoir. Le syndicat argumente que le tunnel de prix expérimenté depuis 2021 n’est pour rien dans le doublement des prix des animaux entre 2020 et 2025, qui résulte « avant tout de la contraction de l’offre liée à la décapitalisation des cheptels. » Dans un communiqué le même jour, la FNB (éleveurs, FNSEA) estime à l’inverse qu’il s’agit «avancée majeure pour le respect du coût de production».


Par Agra

UE/États-Unis : les Vingt-sept finalisent les textes issus de l’accord transatlantique

Comme prévu, le Conseil de l’UE a adopté, le 25 juin, les deux règlements mettant en œuvre les engagements tarifaires convenus dans le cadre déclaration transatlantique conclu en juillet à Turnberry (Écosse), finalisant ainsi la procédure avant la date butoir fixé par le président américain Donald Trump. Ces textes, qui visent à améliorer l’accès au marché européen pour certains produits agroalimentaires américains, vont à présent être signés et publiés au Journal officiel de l’UE. Ils entreront en vigueur le lendemain de leur publication.

Toutefois, un certain nombre de garde-fous ont été ajoutés comme une clause de suspension en cas de non-respect des engagements ou encore une clause de sauvegarde renforcée. Une clause de déchéance (ou « sunset clause ») figure également dans le texte prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029. Dans l’intervalle la Commission européenne devra présenter une évaluation complète de l’incidence de ces règlements sur les flux commerciaux transatlantiques. Elle l’accompagnera, le cas échéant, d’une proposition visant à étendre leur application.


Par Agra

Bovins viande : les exportations reculent début 2026, en vif comme en viande

Au premier trimestre 2026, les exportations françaises de viande bovine « ont subi un revers de 11 % comparé à 2025 », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 mars. Principale explication, selon l’Idele : la viande de jeunes bovins (JB), qui représente la moitié de l’export français, est « moins bien positionnée à l’export [en termes de prix] depuis mi-octobre comparée à certaines origines européennes ». Le marché européen du JB est « sous pression », explique l’Idele, car « les prix élevés et la réduction du pouvoir d’achat liée à la flambée des prix de l’énergie freinent la demande ».

De quoi accroître l’actuelle baisse saisonnière des cours. S’y ajoute une « forte hausse » des importations de viande bovine en provenance des pays tiers, qui viennent concurrencer les productions du Vieux continent. Fait marquant : au premier trimestre, le Brésil est devenu le premier fournisseur de l’Italie, détrônant la Pologne et la France, comme le souligne Les Marchés (groupe Réussir). De son côté, l’export en vif, spécialité française, recule aussi lourdement début 2026. En baisse depuis plusieurs années, les envois de broutards ont enregistré une baisse de 15 % au premier trimestre 2026, « avec seulement 261 000 têtes envoyées », selon l’Idele.