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Par Actuagri

Bovicash : le leasing arrive dans les étables de vaches allaitantes

Après les tracteurs et le matériel agricole, c’est au tour du bétail de s’ouvrir à la location avec option d’achat (LOA). Ainsi, une start-up, appelée Bovicash vient de lever 100 millions d’euros auprès de banques pour financer le cheptel des 48 000 éleveurs de vaches à viande français. Dès cet automne, ce dispositif de portage de capitaux proposera des contrats de 6, 12 ou 24 mois, des durées calquées sur les cycles biologiques de l’animal. Pour un loyer mensuel de 15 à 20 euros par tête, l’éleveur assure l’engraissement ou la préparation à la reproduction des bêtes. Au terme du contrat, il dispose de la flexibilité d’acquérir l’animal pour 60 % de sa valeur résiduelle ou de le revendre. Cette solution proposée par deux ex-financiers Frédéric Senan et Sébastien Dumais, vise à soutenir une profession souvent en difficulté en facilitant la recapitalisation des cheptels et en levant les barrières financières à l’entrée pour les nouvelles installations. Dans ce montage, Bovicash agit comme « nu-propriétaire », tandis que l’éleveur conserve l’usufruit, ses droits à la PAC et la pleine propriété de la descendance des animaux. Le groupe ambitionne de financer ainsi entre 50 000 et 75 000 bêtes par an.


Par Agra

Gîtes ruraux : les députés veulent réduire la fiscalité de la location

Les députés ont décidé, le 17 novembre lors de l’examen du budget, d’exclure les gîtes ruraux de la fiscalité alourdie en 2025 sur les locations de courte durée. Afin de réguler les locations de type Airbnb, dans les zones tendues, le Parlement avait réduit fin 2024 l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme de 71 % dans la limite de 188 700 € à 50 % dans la limite de 77 700 €. Mais son application produit «des effets de bord importants» pour les propriétaires de gîtes ruraux, «dont l’activité, très majoritairement implantée en zone rurale, ne contribue en rien à la tension du marché locatif», ont plaidé des députés de tous bords.

Ces hébergements, «gérés pour l’essentiel par des particuliers ou des exploitants agricoles, constituent au contraire un levier essentiel du développement local», ajoutent-ils. Leurs amendements définissent les gîtes ruraux comme étant «une maison indépendante ou un appartement situé dans un bâtiment comprenant quatre habitations au plus» et n’étant «pas situé sur le territoire d’une métropole». La ministre des comptes publics Amélie de Montchalin s’est montrée défavorable, jugeant la définition trop large. «Saint-Jean-de-Luz n’est pas située dans une métropole», a-t-elle fait ainsi remarquer. Elle a jugé difficile de définir ce qu’est un gîte rural.

Source Agra