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Par Agra

Bovins viande : les prix des vaches rebondissent, pas ceux des jeunes bovins

Après plusieurs semaines de baisse, les cotations nationales des vaches (entrée abattoir) ont connu un rebond en semaine 22 (du 25 mai), apprend-on dans le bulletin hebdomadaire d’Interbev publié le 4 juin. Par rapport à la semaine précédente, les vaches U gagnent 8 ct€/kgéc, contre 2 ct€/kgéc pour les vaches R et 3 ct€/kgéc pour les vaches O. « Les cours des vaches avaient un peu reculé après Pâques mais cette période semble se clôturer », observait l’Institut de l’élevage (Idele) dès le 28 mai dans son bulletin Tendances, notant que « les effectifs se présentant à l’abattage restent toujours très faibles ».

« Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation. » Les prix des broutards exportés vifs se stabilisent, tandis que ceux des jeunes bovins (JB) engraissés en France continuent leur chute (-4 ct€/kgéc en semaine 22, pour les conformations U et R). Due « traditionnellement à une demande qui diminue après l’hiver », cette baisse saisonnière est « particulièrement marquée » cette année, dans un contexte de « baisse de pouvoir d’achat en Europe », analyse l’Idele. En hausse quasi continue depuis 2024, les cours de tous les bovins ont chuté en avril ; une baisse « injustifiée » pour la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui a déclenché des actions syndicales.


Par Agra

Bovins viande : les JA alertent sur une baisse généralisée des prix à la production

Dans un communiqué du 24 avril, les Jeunes agriculteurs alertent sur la récente chute des prix des bovins viande, soulignant que « c’est l’ensemble des marchés du maigre et du gras qui recule ». Cette baisse intervient « avant même que les premiers veaux d’automne arrivent sur le marché », rappelle le syndicat, et alors que « l’offre reste structurellement basse » et que « la consommation européenne se maintient ». Accusant les « opérateurs de l’aval », les JA menacent de « durcir le ton » si ces entreprises « continuent de comprimer les prix dès que l’occasion se présente ». Selon les indicateurs publiés par Interbev (interprofession), les cours décrochent dans toutes les catégories d’animaux depuis la semaine 15 (du 6 avril). La semaine suivante, les baisses s’échelonnent entre 1 ct€/kg vif (broutards limousins de 300 kg) et 8 ct€/kgéc (jeunes bovins R et U). Toutes les cotations restent largement supérieures à celles de la même période en 2025. Dans son bulletin Tendances du 23 avril, l’Institut de l’élevage note que, malgré leur fléchissement, les prix des vaches françaises restent supérieurs de 54 centimes à la moyenne européenne ; un écart habituel en raison de l’appétit des Français pour la viande de femelles. Quant aux cours des jeunes bovins, s’ils « s’érodent », cette baisse est « habituelle en cette saison », rappelle l’Idele.


Par La rédaction

Bovins viande : les prix des broutards «s’approchent des coûts de production» (FNB)

Les prix payés aux éleveurs de bovins viande «sont en train d’atteindre le niveau des coûts de production sur certaines catégories d’animaux», a indiqué Patrick Bénézit, le président de la FNB (éleveurs allaitants, FNSEA), lors d’une conférence de presse le 28 janvier. C’est le cas pour les broutards, dont les cours sont proches de 4,3 €/kg vif, selon le dernier bulletin d’Interbev (interprofession) publié le 22 janvier. L’indicateur interprofessionnel de coût de production s’établit, lui, à 4,1 €/kg au premier semestre 2024; le chiffre sera réactualisé dans les prochaines semaines. Les jeunes bovins (JB) suivent le même chemin, avec des cotations supérieures à 5,7 €/kg pour un coût de production de 6 €/kg début 2024, ainsi que les laitonnes (jeunes femelles). Mais «on est encore loin du compte pour les vaches», note Patrick Bénézit. Ces niveaux de prix s’expliquent par «des fondamentaux de marché révolutionnaires pour notre filière», selon le secrétaire général de la FNB Cédric Mandin: un manque d’offre persistant en raison de la décapitalisation et des maladies vectorielles, alors que la demande est «présente en maigre, notamment en Italie et en Espagne». Toutefois, «la situation des élevages reste compliquée», relativise M. Mandin, en raison de charges en hausse.