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Par Eva DZ

Influenza : la France recouvre son statut indemne, mais maintient la vigilance

La France demande à nouveau son statut de pays indemne d’influenza aviaire auprès de l’Omsa (Organisation mondiale de la santé animale) a-t-on appris lors d’un bref point presse en ligne des autorités sanitaires (ministères de l’agriculture et de la santé) le 6 février. Pour autant, un haut niveau de vigilance est maintenu, pour les animaux comme pour les hommes. Le statut indemne résulte de l’absence de nouveau foyer depuis un mois. L’Hexagone avait brièvement recouvré ce statut à la mi-décembre, avant que deux nouveaux cas ne se déclarent pas en élevage à la fin de l’année 2024. Maud Faipoux, directrice générale de la DGAL (ministère de l’agriculture), a souligné que le risque pour l’élevage demeurait «élevé» dans l’Hexagone, soit le niveau maximum, du fait de la circulation active du virus dans la faune sauvage. Elle invite les professionnels de l’élevage au respect des règles de biosécurité en élevage et à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. À l’attention de la population, elle invite à se garder de toucher un animal sauvage trouvé mort. Les autorités sanitaires veillent en effet à limiter au maximum les risques possibles de recombinaison des virus grippaux entre espèces, pouvant potentiellement engendrer l’émergence d’un virus transmissible entre humains.


Par La rédaction

Vaccin influenza: la troisième dose officiellement soutenue jusqu’au 15 mars

La troisième dose de vaccin des canards contre l’influenza aviaire restera intégrée à la stratégie de vaccination jusqu’au 15 mars 2025, selon une instruction technique de la DGAL (ministère de l’Agriculture) rectifiée le 26 décembre 2024. Cette troisième dose est obligatoire pour les canards destinés à rester plus de 12 semaines en élevage dans les zones à risque de diffusion (ZRD, soit les zones denses) ainsi que dans les zones à risque particulier (ZRP, zones humides); elle est volontaire pour les canards destinés à rester plus de 11 semaines en élevage dans les zones à risque ou autour des sites de génétique et de reproduction. Cette officialisation était nécessaire, selon Chantal Brèthes, présidente de l’association des palmipèdes à foie gras du Sud-Ouest (Palso). «Cela va permettre la prise en charge de la troisième dose, qui n’était pas mentionnée dans l’annonce par l’État de prolonger sa prise en charge de 70% des coûts en 2025», commente-t-elle. Constatant le succès de la vaccination, elle se fait la porte-parole des éleveurs de canards à foie gras sous signe officiel de qualité, souhaitant que les canards prêts à gaver dûment vaccinés puissent sortir sur leurs parcours à partir d’un certain âge, comme les volailles de chair.

 


Par La rédaction

Influenza : la filière foie gras espère la réouverture de marchés d’export dès 2025

Se félicitant d’abord du succès de la vaccination et de la décision de la poursuite du financement de 70% de son coût jusqu’au 30 septembre 2025, le Cifog (interprofession/palmipèdes à foie gras) exprime, dans un communiqué le 17 décembre, son espoir que la France retrouve rapidement son statut indemne, du fait de la suppression des zones réglementées, «et peut-être tous ses marchés» d’exportation. La directrice du Cifog, Marie-Pierre Pé souhaite un regain des travaux entrepris entre autorités sanitaires, notamment avec le Japon et la Thaïlande, afin d’autoriser une reprise des échanges commerciaux dès 2025. Elle souligne que Taïwan s’aligne généralement sur le Japon en termes de politique sanitaire à l’importation. Quant à la Chine, un accord de régionalisation lui permet déjà d’importer des zones indemnes d’influenza, à la nuance près que des entrepôts pour l’export attendent d’être agréés par les services chinois, ce qui «nuit à la fluidité des exportations vers la Chine», explique-t-elle. «Il faut rester prudent, mais notre situation est beaucoup moins difficile qu’en décembre dernier, grâce à la vaccination», commente-t-elle. Cité dans le communiqué, le président du Cifog Fabien Chevalier constate que la France se distingue par sa résistance dans le contexte européen: «Sa stratégie de lutte devrait être une source d’inspiration pour d’autres pays».


Par Eva DZ

Influenza aviaire/vaccination : les mesures financières sont détaillées au JO

Un arrêté paru au Journal officiel le 28 septembre modifie les modalités de soutien financier de la vaccination contre l’influenza aviaire décrites dans deux articles de l’arrêté du 10 septembre 2001. Selon le nouveau texte, l’administration fournit gratuitement le vaccin jusqu’au 31 décembre 2024. Elle alloue 1,5 AMV (acte médical vétérinaire, d’un montant unitaire de 14,18 € HT) par tranche de 1000 doses de vaccin utilisé, ainsi qu’un forfait par chantier : 11 AMV si c’est l’éleveur ou un prestataire qui intervient, 5 AMV si c’est le vétérinaire. Le forfait alloué à l’éleveur ou au prestataire réalisant la vaccination couvre la gestion des vaccins, la programmation et l’organisation du chantier, la récupération et le contrôle des comptes-rendus de vaccination (y compris la gestion des non-conformités mineures relevées lors de ce contrôle), ainsi que la transmission des informations visées par l’article 48 de l’arrêté du 25 septembre 2023. Dans le cas où la primo-vaccination a débuté avant le 1eroctobre 2024 par les soins de prestataires, le forfait est de 0,0091 AMV par animal primovacciné et de 0,0145 AMV par animal ayant fait l’objet d’un premier rappel.


Par Eva DZ

Influenza aviaire : l’OMS appelle à une surveillance accrue dans la gestion du risque

La capacité à évaluer et à gérer le risque que représente le virus H5N1 de l’influenza aviaire est compromise par une surveillance limitée des virus grippaux chez les animaux à l’échelle mondiale, a déclaré le 11 juillet à la presse le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. L’organisation genevoise appelle donc l’ensemble des pays à renforcer les mesures de surveillance et de notification du virus chez les animaux et les humains, à partager les échantillons et les séquences génétiques, mais aussi à une plus grande protection des travailleurs agricoles susceptibles d’être exposés à des animaux infectés, et à accroître la recherche sur la grippe aviaire.

A l’occasion de cette conférence de presse, le DG de l’OMS a fait un état des lieux global de la situation concernant le virus H5N1. Il a notamment indiqué que les Etats-Unis avaient signalé un quatrième cas humain d’influenza aviaire H5N1 à la suite d’une exposition à des vaches laitières infectées, alors que le Cambodge avait fait remonter deux cas d’enfants ayant été en contact avec des poulets malades ou morts. Toutefois, il n’a pas été signalé, pour l’heure, de cas de transmission d’homme à homme.


Par Eva DZ

Influenza : les commandes de vaccins lancées, pas d’arbitrage sur la prise en charge

Le ministère de l’agriculture n’a pas présenté d’arbitrage sur la prise en charge par l’État de la vaccination des canards contre l’influenza aviaire pour la campagne 2024-2025 qui démarrera en octobre, a appris Agra Presse auprès des filières concernées qui espéraient une annonce lors de la réunion du Cnopsav santé animale, le 9 juillet. La décision est «bloquée en raison de la situation politique», explique la directrice du Cifog (interprofession du foie gras), Marie-Pierre Pé.

En revanche, l’État a passé commande de vaccins pour «les six premiers mois de la campagne», indique la Coopération agricole Pôle animal. Comme les autres acteurs de la filière, la Coopération agricole demande «un arbitrage très rapide», précise-t-elle. «Nous proposons de réviser certains points du plan vaccinal pour faire baisser la charge globale de la vaccination», rappelle Marie-Pierre Pé. Parmi les pistes évoquées, «réduire le nombre d’analyses ou relancer un appel d’offre pour en réduire le coût». Pour la directrice du Cifog, l’État doit «assumer le coût de la surveillance car il est un garant de la sécurité sanitaire pour nos débouchés à l’export». Lors de la campagne 2023-2024, le coût global de la vaccination avait été pris en charge par l’État à 85%. La population de canards concernée par l’obligation vaccinale en 2024-2025 est la même qu’en 2023-2024 (élevages de plus de 250 têtes, à l’exception des reproducteurs destinés à l’export).


Par Eva DZ

Influenza aviaire : vers une reconduction de la stratégie vaccinale en 2024-2025

Réuni le 18 juin, le Comité de pilotage (Copil) sur la vaccination contre l’influenza aviaire devrait proposer de reconduire à l’identique en 2024-2025 la stratégie vaccinale appliquée l’année dernière. Si cette décision se confirme, une nouvelle campagne de vaccination démarrera en octobre, ciblant de manière obligatoire et toute l’année l’ensemble des canards dans les élevages de plus de 250 têtes (à l’exception des reproducteurs destinés à l’export). En revanche, les arbitrages sur l’accompagnement financier n’auraient pas encore été rendus, car ils nécessitent des négociations budgétaires au sein du gouvernement.

Au sein du Copil – qui réunit professionnels et pouvoirs publics -, «il y a une volonté partagée de baisser les factures par centre de coût», avance-t-on au Cicar (interprofession des canards de chair). La filière souhaite réduire le coût global de la vaccination et maintenir la prise en charge par l’État à 85%. La décision ministérielle pourrait être annoncée lors d’une réunion du Cnopsav (Conseil national d’orientation de la politique animale et végétale) début juillet. Le Cicar espère que le sujet sera bouclé «avant les élections», car «les négociations commerciales pour les fêtes de fin d’année sont déjà en retard : les canards sont en place, mais on ne connaît pas le reste à charge de la vaccination pour les éleveurs».


Par Eva DZ

Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé à «modéré» en France

Le niveau de risque en matière de grippe aviaire, jugé «élevé» depuis décembre, a été abaissé le 16 mars à «modéré» au vu d’«éléments sanitaires favorables», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué. La France «n’a détecté aucun nouveau foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage depuis le 16 janvier», et aucun en faune sauvage depuis le 12 février, précise le ministère.

A date, la France «recense un total de dix foyers» en élevage depuis la première détection dans une exploitation fin novembre. «A titre de comparaison, 315 foyers étaient recensés à la même date l’an passé», précise le ministère. En outre le virus a «une faible incidence sanitaire dans les couloirs de migration ascendants traversant la France», précise le ministère, évoquant des «éléments sanitaires favorables, résultant de la moindre circulation du virus en Europe et surtout de la campagne de vaccination inédite conduite avec succès par la France».

Cette amélioration de la situation sanitaire «ne doit toutefois pas conduire à un relâchement de la prévention», souligne le ministère, qui demande «à tous les acteurs de la filière de maintenir leur vigilance et de respecter une application stricte des mesures de biosécurité en vigueur».


Aveyron | Par La rédaction

Influenza aviaire Ouverture du dispositif d’avance d’indemnisation aux éleveurs

Suite à l’épizootie d’influenza aviaire 2021-2022, des mesures d’interdiction de mise en place de volailles (palmipèdes et gallinacées) ont été décidées dans des zones réglementées. Le gouvernement met en œuvre une indemnisation des pertes de non production consécutives à ces mesures et notamment aux interdictions de remise en place de volailles compte tenu des vides sanitaires.Cette aide fera l’objet d’une décision ad hoc. La présente décision porte sur la mise…


Par Didier Bouville

Influenza aviaire : le niveau de risque bientôt abaissé, sauf dans 19 départements

Un arrêté «va sortir demain au Journal officiel» qui abaisse le niveau de risque lié à l’influenza aviaire à «modéré» dans «une grande partie du territoire», annonce le ministère de l’Agriculture le 9 mai. «Le pic de l’épizootie est considéré comme derrière nous», précise le cabinet du ministre lors d’un brief à la presse, rappelant que l’abaissement du niveau de risque est synonyme de levée des restrictions (mise à l’abri, mouvements d’animaux, remises en place). Le niveau de risque est maintenu à «élevé» dans 19 départements du grand Ouest, du Sud-Ouest et de la Bretagne qui ont connu l’épizootie, ou sont situés à proximité de foyers. La situation est toujours «évolutive» en Dordogne par exemple, avec «une suspicion par jour», selon le cabinet. Depuis le début de l’épisode d’influenza aviaire en novembre, 1374 foyers ont été recensés en élevages (ainsi que 46 en faune sauvage et 30 en basse-cour). D’après l’entourage du ministre, près de 16 millions de volailles ont été abattues (dont 11 millions dans le grand Ouest) pour tenter de freiner la propagation de la maladie. Par ailleurs, comme attendu, le 10 mai marquera aussi le démarrage de l’expérimentation de la vaccination contre l’influenza, qui sera testée dans un premier temps sur deux lots de palmipèdes.

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