Mot-clé : indice satellitaire Airbus

Par Agra

Assurance prairies : malgré des « incohérences », le satellite est « fiable » (Airbus)

Interrogé le 9 octobre par Agra Presse au sujet de l’indice de production des prairies (IPP) fourni par Airbus, un porte-parole de l’avionneur français indique que « l’algorithme actuellement utilisé a montré sa fiabilité » depuis son lancement en 2019, même si des « incohérences ponctuelles » restent possibles. Les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’évaluation des pertes, mesurée par satellite dans le cadre de l’assurance récolte, notamment en cette année « hors-normes ». « Comme n’importe quel processus de modélisation, l’IPP peut parfois produire des incohérences ponctuelles, liées à la combinaison de milliards de données », explique-t-on chez Airbus.

« Cela ne remet pas en cause l’indice dans sa globalité. » Par ailleurs, les différences constatées entre l’indice satellitaire et les données de terrain ne sont pas forcément en défaveur des agriculteurs. Selon Airbus, « en Bretagne, la chambre d’agriculture estimait à fin août les pertes autour de 20 %. Mais l’IPP a mesuré que plus de la moitié des communes du Finistère présentaient des pertes supérieures à 30 % » (seuil de déclenchement de l’indemnisation de solidarité nationale). Le groupe toulousain dit recevoir « un nombre très limité de contestations, autour de quelques dizaines par an » ; un ordre de grandeur comparable à celui avancé par Annie Genevard au Space.


Par Agra

Sécheresse/assurance des prairies : mobilisation des éleveurs au Sommet (syndicat)

Une action syndicale portant sur l’assurance des prairies a eu lieu au Sommet de l’élevage de Cournon le 6 octobre, avant l’ouverture du salon, a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, à Agra Presse. Selon lui, une cinquantaine d’éleveurs du Massif central se sont rendus sur les stands des assureurs (Groupama, Pacifica, Abeille), d’Airbus (prestataire) et du ministère de l’Agriculture, y collant des stickers proclamant notamment : « L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! » Une action visible sur la page Facebook du syndicat. Depuis la réforme de 2023, le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes de production des prairies, désormais réalisée par un satellite d’Airbus. Avec la sécheresse historique de cet été, « l’indice satellitaire perçoit entre 15 et 20 % de pertes de moins que la réalité », affirme David Chauve. Ce qui peut représenter, selon, lui « environ 15 000 € d’indemnisations en moins » pour une exploitation moyenne. Alors qu’Annie Genevard est attendue jeudi 8 octobre au Sommet de Cournon, David Chauve attend de la ministre l’application de la procédure de recours prévue par la loi dite « Entraves » du 11 août 2025 et la réalisation d’enquêtes de terrain sur les pertes des prairies.


Par Agra

Sécheresse/prairies : au Space, Genevard défend l’assurance et l’indice satellitaire

Interrogée sur l’assurance des prairies lors de sa visite au Space de Rennes, le 15 septembre, la ministre de l’Agriculture a démenti tout « dysfonctionnement » du système satellitaire d’évaluation des pertes, tout en incitant les agriculteurs à s’assurer. Depuis la mise en place, en 2023, du nouveau système de gestion des risques, les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’estimation des pertes des prairies réalisée par un satellite d’Airbus. Ces critiques ont pris une ampleur particulière avec la sécheresse historique de cet été, qui a provoqué un effondrement de la production fourragère. « Il est abusif de dire que [le satellite] ne fonctionne pas », a balayé Annie Genevard, précisant que seulement dix réclamations avaient été déposées en 2025. Avant de relativiser : « Pour autant, j’entends ce que me disent les éleveurs, et je pense qu’il faut fiabiliser l’indice prairies sur lequel se fondent les indemnisations ». La ministre a ajouté avoir demandé des « améliorations » au fournisseur de l’indice (Airbus), sans préciser lesquelles. Plus largement, « il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a martelé Annie Genevard. « Aujourd’hui, si les éleveurs avaient été assurés davantage, c’est plusieurs milliards d’indemnisations auxquelles ils auraient eu droit. »


National | Par Actuagri

Les éleveurs évaluent leurs pertes à plus de 5 milliards d’euros

Quatre syndicats d’éleveurs de ruminants ont présenté le 1er septembre à Paris, le chiffrage des impacts de la sécheresse. La facture s’élève à plus de 5 milliards d’euros. Ces organisations agricoles réclament une aide de l’État mais aussi une prise en charge par les filières. © iStock-ViniSouza128 « Nous n’avons jamais vécu une situation pareille », a attaqué Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB), agacé que le…