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Par Actuagri

Maïs 2026 : une chute brutale des surfaces qui alarme la filière

Malgré des conditions de semis agronomiquement favorables et un excellent niveau de recharge hydrique des sols, l’Association générale des producteurs de maïs et l’Institut du végétal (Arvalis) tirent la sonnette d’alarme dans un communiqué commun du 17 avril. Leurs premières estimations pour la campagne 2026 laissent apparaître une « baisse très préoccupante » de 10 à 15 % des surfaces de maïs grain au niveau national, désormais estimées à 1,33 Mha. Si le maïs fourrage (1,20 Mha) et le maïs semence (63 000 ha) restent stables, le maïs doux poursuit sa chute avec un recul de 40 % depuis 2023. Les baisses sont particulièrement marquées, dépassant les -15 %, dans les bassins du Sud-Ouest, du Centre et de Poitou-Charentes, souligne le communiqué. Ce décrochage massif n’est pas lié au climat mais à une véritable « asphyxie économique » des producteurs, précisent les deux organisations. Pour elles, les agriculteurs ont clairement arbitré en faveur des céréales d’hiver (+300 000 ha), compte tenu de leur trésorerie exsangue face à des coûts d’implantation très élevés (engrais, gaz, GNR). Franck Laborde, président de l’AGPM, dénonce une « déprise des grandes cultures » menaçant directement la souveraineté agricole française.


Par La rédaction

Maïs : «d’importants taux de mycotoxines» dans la récolte en raison des pluies (presse)

Alors que l’automne pluvieux retarde la récolte du maïs grain, «il y aura plus de mycotoxines que l’an dernier», indique Céline Duroc, directrice de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), à La Dépêche – Le petit meunier. «Nous en constatons dans toutes les régions», note-t-elle, nos confrères ajoutant que les secteurs les plus touchés «se situeraient dans la zone Ouest-Centre: Indre-et-Loire, Eure-et-Loir, Loiret, etc.» Toutefois, «les débouchés en alimentations humaine et animale seront approvisionnés», assure la responsable de l’AGPM, grâce à une récolte importante en volume (13,9 Mt selon elle, voire «14,3 à 14,6 Mt» selon certains «analystes privés»). En revanche, ce contexte sanitaire implique «un travail d’allotement de la part des organismes stockeurs (OS) plus important», selon Mme Duroc. «La mycotoxine, qui se fixe sur l’extérieur du grain, est nettoyable», rappelle un opérateur interrogé par La Dépêche, estimant le coût entre 7 et 8 €/t, «à la charge des organismes stockeurs». Pour Céline Duroc, certains lots seront probablement «déclassés en alimentation animale», où les plafonds de mycotoxine autorisés (8000 μg/kg) sont supérieurs à l’alimentation humaine (1500 μg/kg). Avec une limite: «Des taux trop élevés peuvent être mortels pour les animaux», rappellent nos confrères.