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Par Agra

Gazole non routier : Genevard écarte la piste d’une baisse des droits d’accise

Deux jours après les annonces du gouvernement destinées à soutenir les agriculteurs face à la flambée des prix du gazole non routier (GNR), la ministre de l’agriculture Annie Genevard a écarté, à l’occasion d’une matinée dédiée à l’export organisée le 25 mars par Intercéréales et Agro Paris Bourse, l’idée d’abaisser les droits d’accise, déjà très réduits, pour le secteur agricole. «J’ai réussi à conserver un budget de 1,3 milliard d’euros pour les droits d’accise. Vous dire que l’on peut l’augmenter ? Vous connaissez la situation budgétaire du pays», a déclaré la ministre. Et d’évoquer toutefois la possibilité de continuer de travailler sur des étalements de charges. La veille, le syndicalisme majoritaire est resté sur sa faim après ses annonces, réclamant un soutien «sonnant et trébuchant».

Interrogée par Intercéréales sur la possibilité de suspendre l’application du MACF (taxe carbone aux frontières) aux engrais, Annie Genevard a indiqué qu’il s’agissait d’un dossier «complexe». Sur la base de l’observatoire européen des engrais, qui doit se réunir la semaine prochaine, la ministre a dit espérer que «l’observation des déséquilibres nourrira la position de la Commission». Le président d’Intercéréales a par ailleurs demandé l’aide du gouvernement pour rouvrir le marché indonésien aux céréales françaises. L’annonce pourrait être faite lors du One Health Summit (sommet «Une seule santé»), à Lyon, le 7 avril, a-t-il soufflé – l’évènement est co-présidé par l’Indonésie.

Source Agra


Par Agra

Engrais/gazole : la FNSEA et les JA demandent un appui « sonnant et trébuchant »

Réagissant aux annonces faites la veille par la ministre de l’Agriculture pour aider les agriculteurs à faire face à la hausse des prix du gazole et des engrais, la FNSEA exprime, dans un communiqué le 24 mars, son « mécontentement » face à une réponse « à ce stade loin de l’attente pour les exploitations ». Pour la FNSEA, les dispositifs annoncés « ne constituent en aucun cas des solutions durables » et « permettent tout au plus de différer les difficultés sans les résoudre ». Le syndicat demande un « appui sonnant et trébuchant de l’État face à des hausses historiques ». Dans un message publié sur X, le président des Jeunes agriculteurs (JA), Pierrick Horel, demande à « revoir la copie » : « Nous n’avons pas besoin de mesures court-termistes mais d’une stratégie aux niveaux français et européen à la hauteur de la crise ». De leur côté, les associations spécialisées grandes cultures de la FNSEA ont dénoncé «des mesurettes». Dans un communiqué paru le 23 mars, la ministre de l’Agriculture avait annoncé trois mesures, sans préciser d’enveloppe budgétaire : du report de cotisations sociales ; de l’étalement d’échéances fiscales ; et des « prêts de court terme exceptionnels » accordés par BPI France. Elle annonçait enfin que le gouvernement recherchait actuellement « un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles ».


Par Agra

Engrais/gazole: face à l’envolée des prix, Genevard annonce trois mesures pour l’agriculture

Après l’Espagne hier, et la Grèce quelques heures plus tôt, c’est au tour de la France d’annoncer des mesures de soutien au secteur agricole face à la montée du prix de gazole et des engrais causée par la guerre au Moyen-Orient. Dans un communiqué paru le 23 mars, la ministre de l’Agriculture annonce quatre mesures, dont l’une n’est pas finalisée : du report de cotisations sociales, avec un délai de paiement accordé «sans frais ni majoration» aux exploitations agricoles qui en feront la demande ; de l’étalement d’échéances fiscales, avec la possibilité offerte aux exploitant de demander «un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques» ; des «prêts de court terme exceptionnels» accordés par Bpifrance, «pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant» ; enfin, le gouvernement annonce chercher « un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d’entreprises faisant face à des difficultés de trésorerie du fait de la crise en cours.»


Par Didier Bouville

CUMA de Montlaur : une station automate gazole GNR

La CUMA de Montlaur (Sud-Aveyron) utilise depuis janvier 2013 une pompe de distribution de gazole GNR équipée d'un automate, avec un débit de 5 m3/heure. La machine est reliée à un ordinateur qui enregistre les données pour la facturation. Parmi les avantages du système, un gazole facturé avec précision selon le travail et les engins, et une gestion comptable plus simple. Les explications de Michel Bernard, responsable de cette activité. éleveurs+CUMA+gazole