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Par Agra

Cadmium : l’Anses confirme la surexposition des Français via l’alimentation

Dans un avis et un rapport d’expertise collective dévoilés le 24 mars, l’Anses confirme la surexposition de la population française au cadmium en 2025. Pour la première fois, l’Anses a simulé l’imprégnation globale de près de 4 millions d’individus, âgés de 0 à 100 ans, sur la base de données d’exposition par ingestion, inhalation et voie cutanée (hors exposition professionnelle). Il en ressort qu’une part « significative » de la population dépasse les valeurs sanitaires de référence (VRB) définies par tranches d’âges, par l’Anses, afin de ne pas dépasser à l’âge de 60 ans la valeur toxicologique de référence interne (VTR), au-delà de laquelle des effets néfastes sur la santé peuvent survenir (insuffisance rénale, fracture osseuse, ostéoporose, neurodéveloppement, système cardiovasculaire et reproductif, cancers), a expliqué en conférence de presse Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise. L’Anses confirme également que « l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition » car elle représente « jusqu’à 98% de l’imprégnation au cadmium » dans la population générale non fumeuse – le tabagisme étant un facteur « aggravant ». Les aliments les plus contributeurs sont des produits du quotidien : « céréales du petit-déjeuner, pains et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé ainsi que les pommes de terre et certains légumes. »

Cadmium : l’Anses presse d’abaisser la teneur maximale dans les fertilisants

L’Anses identifie plusieurs « leviers » pour diminuer l’imprégnation et les risques associés pour la santé humaine. Tout d’abord, l’agence sanitaire « appelle à appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes ». Comme dans son avis de 2019, elle recommande de « ne pas dépasser un flux d’apport de 2g de cadmium par hectare et par an ». Pour cela, elle recommande une teneur maximale de 20mg de cadmium par kilo d’anhydride phosphorique (P205) dans les engrais minéraux phosphatés » a indiqué Yann Le Bodo, chargé de projet à la direction sciences sociales et économie. Pour mettre en œuvre l’abaissement des teneurs en cadmium dans les engrais, l’Anses propose de privilégier des approvisionnements en roches phosphatées et produits dérivés à moindre teneur en cadmium, ou sinon d’avoir recours aux techniques de décadmiation qui existent à un coût « raisonnable ». L’Anses appelle aussi à étiqueter la teneur en cadmium des engrais. Elle soutient les pratiques agronomiques qui permettent de limiter l’usage des fertilisants, d’utiliser le phosphore naturellement présent dans les sols et l’innovation variétale. Elle appelle à ouvrir des réflexions sur le cadmium dans les effluents d’élevage et les boues de step. Enfin, elle recommande d’abaisser les teneurs maximales dans les denrées dont importées.


Par Agra

Prairies : trop de fertilisation les rend « vulnérables » aux aléas climatiques (étude)

D’après une étude de l’Inrae et du CNRS parue dans la revue Nature Ecology & Evolution (article payant), les prairies deviennent « fonctionnellement pauvres, hautement instables et vulnérables aux évènements climatiques extrêmes » quand elles reçoivent plus de 80 kg/ha d’azote par an. Une dose qui correspond à une intensité de pâturage de 500 UGB-jours/ha/an. D’après les chercheurs, la fertilisation commence à produire des effets dès le premier kilo d’azote : « Par rapport aux prairies naturelles non fertilisées (…), ces prairies fertilisées sont moins diversifiées, mais le système reste stable et productif », selon un communiqué de l’Inrae. L’étude a porté sur des données obtenues entre 2008 et 2020 dans 150 prairies en Allemagne, « représentatives des prairies tempérées de l’Europe de l’Ouest ». Avec la fertilisation, « les espèces prairiales perdent leur capacité à coexister », explique l’Inrae, ce qui « dégrade de manière abrupte la diversité et le fonctionnement de ces prairies ». D’après la dernière enquête d’Agreste sur les pratiques culturales, les prairies françaises ont reçu en 2017 une moyenne de 93,8 kg/ha/an d’azote pour les prairies temporaires et 46,2 kg/ha/an pour les prairies permanentes, avec d’importantes disparités.


Par La rédaction

Machinisme : Valoriser ses lisiers et limiter les émissions en NH3

La FDCUMA de l'Aveyron a proposé le 23 octobre dernier une démonstration d'épandage de lisier en zone de montagne. Dans l'objectif de mieux valoriser les matières organiques et de limiter les émissions d'ammoniac, quels équipements actuellement sur le marché sont adaptés ? 4 constructeurs et importateurs ont présenté leurs solutions.


Par Didier Bouville

CUMA Causses Gozon : indispensable GPS

La CUMA des Causses des Costes Gozon (20 adhérents), présidée par Patrick Privat, a équipé un tracteur d'un GPS, très utile pour les travaux de fertilisation notamment. Le commentaire du chauffeur du groupement d'employeurs de la CUMA, David Calme. CUMA+GPS+fertilisation